ALLAITEMENT SURVEILLÉ
sèment capable de rendre quelques î^ervices en cerinins cas pïirUculiers, si, par exeniple, il peu!, faute de mieux, être uliliso d'une fai^on toute provisoire, il ne cunfilitiie pas à coup sftr une méthode d'allai* lement qui woil de nature a ^tre recommandée d'une Fat}on gént^rale, et qui coupe court aux difficultés conlre lesquellea nous nous déballons acluellemenl*
Conclusion: Pas d^espoir sérieux à baser sur les procédés d'nllaitement médiat.
IL — Avons-nous mieux à attendre rie Valhitemeni mrveiltét Autre demi masure n'offrant pas plus de garanties» comme vous allez le voir.
Si Tenfantades accidents i\ la bouche ou dans le nez, tout le monde est d'accord, car alors il ne saurait y a^oir deux opinions. De toute évidence il faut en pareil cas proscrire rallaitemenl, puisque les dangers de contagion sont indisculables.
Mais, s'il n^existe pas de manifestations à]la bouche ou dans les fasses nasales, sî les accidents actuels sont localisés, ailleurs (par exemple, comme le cas est fréquent, sur les fesses, àTanus, sur le corps, sur leï* membres), la même prohibition doil-elle être formulée?
(«erlains de nos confrères raisonnent de la sorte : « Pourquoi sevrer Tenfanl dans ces conditions? Voyez: rien à la bouche» rien dans les fosses nasales. Donc, pas de contagion possible actueïlemenl. S M survient quelque accident en ces points un jour ou l'autre, eh bien noux ie rerrons venif\ et il sera toujours temps alors de suspendre l'allailemcnL Nous surveillerons, et, avec de la mtrveUiance, rallaite. menl peut élre permis quant è présent. »
Je suis moins eonOant pour ma part, el voici les raisons qui me tienncnl en respect.
Notez d'abord, messieurs, les exigences, les nécessités, les difficultés pratiques d*une telle surveillance en pareil cas. Pour qu*elle soit sérieuse, efficace, comme nous voulons tous qu'elle le soit, elle réclame des visites quotidiennes à renTant, cl quotidiennes pendani un temps démesurément long. Sujétion pour le médecin; sujétion plus qu'onéreuse pour la famille, A divers points de vue, que je passe sous silence parce que vous les devinez du reslCt une surveillance de ce genre sera-l-elle toujours possible?
Puis, si assidue, si attentive que vous la supposiez, cette surveillance ne risquera-l-elle pas encore de rester insuffisante? La bouche d'un nouveau-né ne s examine pas comme la bouche d'un adulte, ni aussi commodément, ni aussi complètement, ni aussi sûrement, J 'accorde que vous y procédiez — el cela chaque jour — avec toute la patience, toute la méthode, toute Thabilelé dt'sirables. serez- vous bien sûrs, même après un tel examen, de n'avoir rien laissé échapper? Serez-vous bien sfirs que quelque érosion minime.
PROPÏIYLAXIB PUBLIAI" E DE I*A SYPlflLlS.
située sur un point peu accessible (lel que les côlés de la langue, la base de la langue^ le plancher buccal, les anfracluosités auiygda- Hennés, etc*) (1), nesesera pas dérobée ? AprAs la bouche, d'ailleurs^, resle Je nez. Comment apprécicrez-vous TélaLdcs fosses nasales? Par le jelage? Mais, apparent elors qu'il est plus ou moins considérable, ce jetage, s il est minime, ne risqucra-l-il pas de passer inaperçu?
Enfin, jVn appelle à rexpérience* Je sais, il est vrai, qu on a cite des cas heureux, c*ést*à-djre des cas où, surveillé de la sorte, rallailemenL d'enfants syphililiques a pu s'effectuer sans acfidenls. Lisez, comme exemple, une observation de ce genre relatée par un syphiligraphe éminent, M, Rollet, Mais voyez aussi la contre-partie. Pratique de la façon la plus attentive, laîlaitement *^ surveillé » a laissé plusieurs Ibis se produire lu contagion; malgré Thabileté el le dévouement de médecins qui s'él aient imposé cette tâche impossible. Queslil arrivé (entre autres observations qui se prét^enlent a mon souvenir), qu est-il arrivé à M. le D' B. .., dans le cas que je vous ai relaté précédemment? Moi aussi, d'ailleurs, au début de ma pratique, j'ai essayé, je me suis laissé aller h essaver de Tailaitement surveillé, el j'ai eu à m'en repentir Rappelez- vous le fait que j'ai observé avec mon ami le D' Siredey, relativement à cette nourrice qui a persisté quand même, conlraireraenl a notre avis commun* à allaiter un enfant syphilitii]ue. Là aussi nous avons *«rm//<^, et surveillé très assidûment, très scrupuleusement, je vous l'assure. Or, vous savez quel a été le résultat de noire double surveillance.
Vous le voyez donc, messieurs, alors qu'on fait des transactions avec une situation qui n'en comporte pas, on aboutit ou l*on risque bien souvent d aboutir au résultat qu on a le plus à ca>ur d'éviter.
Et c'est pour cela, je vous le répèle encore, que la conduite à tenir en pareil cas doit invariablement se régler sur le seul précepte qui rou(ïe court sûrement à toute chance de contagion, précepte formel, dont il n'est à s'écarter en aucune condition, à savoir :
IntieruiCTION absolue de l'allaitement d'un NOt'HRISSON SYPHILI-