‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 19 sur 123 · TIOLE PAN V^B NOUFBIGE SAINE · texte numérisé non relu

TIOLE PAN V^B NOUFBIGE SAINE

Cela posé comme base, voyons maintenant ce qui nous reste à faire. Tout d'abord, naturellement, occupons-nous de IVfî/'a/î/ pour lequel nous avons été mandés.

\i) Je parUçc absiolument sur ce point J'avia de M. Diday^ ^^u dans sop inUlre»sanl Tr&iié de la syphitis des noiifeAii~nés, a écrit ceci:

*#.., Pour avoir examine beaucoup de noumssotis, je me croi» autorisé^ sans craindre d'être démenti par ceux qui ont l'habitude de ces recherche», â formuler Taxiome suivant:

ft Le mt^d&^in ne petti jâmAiê ripondrti qu'il n'y siii pas quelque lésion Jaru t'arriére' bottche d'un enfant nouve&u-né (p. lOâ;. '*

SJBEEON.

Cet enfant, nous avons à le irailer, et surtoul nouâ avons à le

nourrir.

Laissons de cùié^ qimnl à préseriL, le IraiLement mêflical, i4 no parlons exclusivement que de ce qui inUVesse notre sujet acluel.

Comment allons-no us, dans les conditions qui s'imposent à oons en Tespèce, noarrîr cet enfant?

I, L*allaitement au hîheron se présente comme première ressource. Et c'est au biberon, en elîet, qu'on a recours dans la plupart des cas pour réleva g^e di^s pelils svphilîUques.

Mais que vaut le biberon en pareil cas?

Inutile de faire ici le proccs du biberon, d'une façon générale et de répéter ce qui est de notoriété commune, à savoir : *iue pour tous les nourrissons, mï"^me pour les nourrissons forts, valides, non entachés d'un vice hérédiUiire, le biberon conslilue un mauvais procédé d'alimentation. IVesl un procédé qui peut réussir, assurément, et qui réussit dans un certain nombre de cas; mais cest, de Taveu général, un procédé plus qu'incertain, qui, pour des raisons aussi multiples que variées, aboutit le plus souvent à étioler, à affaiblir les nourrissons, à les laisser dépérir et même succomber par alimenta Lion vicieuse, insuffisante*

Or, dans la situation spéciale qui est en cause, le biberon est plus qu'ailleurs insufftmni et dangereux.

De cela témoigne aussi péremptoirement que possible l'observation journalière. Et les faits sont ici trop nombreux pour que j'aie à vous citer des exemples particuliers.

Je ne vous dirai pas cependant ce que j*en tends souvent dire autour de moi, à savoir ; que le biberon lue ious les enfants syphilitiques. Gardons-nous de ces exagérations qui provoquent presque invariablement une réaction en sens inverse de ce qu^elles prélendent démontrer. Non, le biberon n'est pas toujours fatal, toujours nuisible, tant s'en faut* J'affirme même a sa décharge que, sur quelques entants, j'ai vu le biberon soigneusement administré, administré avec solhcitude et dévouement (c'est lu Tcssentiel), le biberon asrpsié et armé de bon tail (autre point capital), réussir a donner ce qu'on lui demandait, c'est-à-dire suffire à lalimentation (IJ*

Mais, cela constaté, cette part faite aux cas heureux, j ajoute aussitôt ce que je dois ajouter comme expression de la vérité, à savoir : que le biberon^ dans la grande majorité des cas que j'ai

(I) i'ai mis en ysage pluaiciurs fois le procède canseiUé par M. HdUeL, consUlanl à donner â l*enfant, avec la cuilJcr ou 1c biberon, du iîkii de femme frâtchemenî vxîrsiiîdu sein. C'est là, je ei*4jis, un bon prncddé en Uni que mode d flilfliLcm<*nt prori^Oï're, Icmponiirc. Mai;* il n'est pn« A compter suc lui^ snui' cucceplioiis latcs^ conrmc méUiodt; d'usii^e )ia(>ilue]t pr-^lon^^^. Cur il fullgue rnpiJemenl Ië» fenirnc» el exige une assiduité de sainSf d'uLl^nliqn, de dëvouemcnli qu'it n'est guère A espérer d^une nourrice.

94 pRoHaytAxiE i^ubuque de la svpirrus,

observée, ti 'a pas répondu à ce qu*on aliendaîlde lut; qi]*]l a'a pas alimenlé, nourri ; que les enfatiLs soumis à cv mode dâlIaitrineaL se sont atraiblis, onL périclité visiblement, eL uni fini par succomber* par succomber moins en raison, je crois, de leur maladie que de ralimenlation défeclueuse, insuriisanlc, qui leur Alail fournie il).

Ces résultais de mon expéncuce personnelle sont crailleurs absolument, conformes à ceux de nombre d'autres observaleurs. El la question paraît définitivement jugée dans le sens et la mesure que je >nens de forinulor.

Aussi s*esl-on bien Justement ému de la situation faite à ces malheureux petits êtres auxquels on ne peut accorder une nourrice* et que le biberon laisse liabiluellemenl mourir. Aussi s'esl-on demandé si Ton ne pourrait rien autre pour eux, s'il n'y aurait pasquelque expédient qui permît de tourner la difficulté et d'assurer aux enfants syphililiques un mode quelconque d'alimeulaliou suffisante.

Eh bien, oui, il est au Ire cliose à faire que ce à quoi Ton s en tit-tit le plus souvent. Oui, il est des expédients {expéilieni est le mot propre ici, vous allez en juger) à l'aide desciuels on parvient quelquefois à fournir aux nouveau-nés syphilitiques une « nourriture » con* veuable, excellente même, la seule qui d une fa<^*ou générale soit appropriée h ralimentatîon des jeunes.

Ces expédients, quels sont-ils donc? Tel ou tel des deux suivants :

1* Recours à une nourrice syphilitique;

2^ Alimentation directe par la chèvre-nourrice.

Ceci va nous demander quelques développements.

IL Premier moyen : Recours à une nourrice syphilitique*

Quelle est ici la difficulté originelle» source de tous les eniliarras contre lesq uels nous nous débattons ? La crai nte d'une con l agio n Lra nsmise par Tenfant à la nourrice.

Or, si ta nourrice fournie à Tenfant tUait au préalable syphililiquc, aurions-nous à redouter pour elle la possibilité tl'une contagion? Pas le moins du monde, puisque la syphilis est une de ces diathéses qui ne se dotibieni pas^ tout au moins une de ces diathéses qui ne se doublent que d une fâ<;on prodigieusement exceptionnelle.

De cela vous concevez immédiatement l'application possible ; choisissons pour Te n faut une nourrice syphilitique, et nous voici garantis contre tout risque de contagion* Tout sera pour le mieux dans ces conditions nouvelles, puisque, d'une part, Tenfaut aura ce qu'il lui faut, à savoir un sein h téter, et puisque, d autre part» cette nourrice syphilitique n'aura rien à redouter de cet enfant.

^1) Inutile dt faîre rcmarquÉr à nouveau qu*à Tépoque où ces lignof^ onL ét4 écrites, il n'éUit [ï«« encore quesiïoii du Luit stérilisé.

XOURRÎCE SrnilLITIOlJE,

Voilà la difncuU*' lourniV de 1r sorle; voilà, grAco A fet artifire, retïfanl sypliililique rcnlranl dans les concilions couimnneij à tous lesnourrif^sons. Tel est I expédient.

Acceptable fin théorie, que vanl ledit expédient en pratique? Je n'hésite pas, quant à raoi, à le qualifier iVcTcetieni, Oui, e*esl là, il après ce *]ue j ai vu, un excelUnil moyen d'allailenienL (lonr les enCantss s^yphilitiqnes. Je vous le donne conune le! pour en avoir essayé plusieurs Toi s.

Ne vous allendez pas cependant à ce qu'un tel procédé soil accepté

raeilemenl par les faniilles, accepté sans déliance et sans répugnance. Bien loin de là! Les opposilions, les objections vont pleuvoir. Mais insistez et discutez ; discutez, comme nous allons le faire entre nous. y ne reproche-l-on donc à la nourrice syphilitique? Des objections de deux ordres lui sont opposées ;

!•* ii Ne craîgnez-vons pas, vous dira-l-on, que celle nourrice ne communique son mal à reniant? L enfant a <iéja ittu^ mulndU dans lesang, rt vous priiposez de lui donner une nourrice atTectée de la même maladie 1 Mais celte nourrice ne va*t-elle pas développer ou exaller chez lui les ferments d'infection? « — Simple préjugé de gens du monde non initiés aux connaissances médicales relativement à Tu nie i té de certaines dia thèses, et préjugé qu'un médecin ne sa u mit partager* Non certes, et bien malheureusement pour lui, l'enfant un plus rien à redouftr de la nourrir e en ftnt de vende. H a la vérole une fois et ne saurait Ta voir deux, ('elle nourrice ne peut lui communiquer une seconde infection, non plus qu'exagérer les dangers de la première.

2* « Mais une nourrice syphilitique, ajoutera- t-on, ne saurait être qu'une mauvaise nourrice, qui n'aura pas de laitoti qui n aura qu*un mauvais lait. » Et pourquoi cela? répond rai-je. l'ne nourrice syphilitique est ou peut être (syphilis à part, ce qui est indifférent eu Tespèce) une excellente nourrice, une nourrice aussi bonne que toute autre femme non syphilitique. Tout est de bien la choisir. Ah! sans doute, je ne vous proposerai pas de prendre pour nourrice une de * ces femmes, comme nous en voyons parfois, rudement éprouvée par la vérole, anémiée, asthéniéc, terrassée par rinfeclion, une reunue dont les seins sont épuisés, asséchés par la dialhuse. Mais, ce que je vous proposerai, cest, par exemple, une de ces belles filles de campagne (comme on en rencontre si souvent à Lou reine) que la syphilis aura Trappée dès son arrivée à Paris et qui conserve encore sa constitution plantureuse; ou bien une de ces femmes (ce qui nest pas rare) chex lesquelles la syphilis se montre bénigne ou moyenne, une de ces rcinnies qui résistent à la dia thèse grâce à leur vigueur native, qui supportent allègrement la vérole, et qui, même avec ta vérole»

ni

PROPHYLAXIE PUBLigiTE DE LA STPHtUS.

restent rraiche§, rosées, vigoureuses, avec des niamelles gorgées d lait.

Pour avoir passé de longues années dans un hùpilal êxclusivemenl consacré aux femmes sv phjliiiqucs^ je pui^ vou.^ affiriiiïT que de lel types de nourrices sont assez communs. C'est qu'en eiïet, comme je Tai dit ailleurs, la syphilis, même che^lâ femme, respecte souvent la santé générale. ÏI n'est pas que des femmes syphilitiques h faciès blême et anémique, à constitutiori appauvrie et étiolée; il en est aussi qui, en dépit de la dia thèse, conservent leurs forces, leur embonpoints leurs belles couleurs, et qui, en un mot, restent avec la syphilis ce ciu'elles étiiienl anlérieurement (l^

Pourquoi donc de telles femmes ne feraient-elles pas de bonnes nourrices, tout au moins des nourrices suffisanles?

D'ailleurs lexpérience a parlé, et d'une façon formelle. En mninles et maintes circonstances, pour ma part, j'ai vu, soit à Lou reine, soîl ailleurs, des femmes syphilitiques allaiter leurs enfants et en faire de beauK nourrissons, malgré leur syphilis personnelle» malgré la syphilis de leurs enfants. Et tout le monde a vu des cas semblables. Que voulez-vous de plus probant?

Donc, «ne nourrice stjp/ulilifiae ptul éire, pour un enfanl sypMiitique, une excellente mmrrice. C'est (railleurs, ne perdez pas cela de vue, la seule nourrice qui convienne à un tel enfant, la seule qui puisse lui tHre concédée.

En conséquence, les embarras si graves que présente l'allaitement d*un enfant syphilitique peuvent être levés par ce très simple expé* dieiit, le recours à une nourrice préalablement syphUi tique.

Mais, pratiquement, une difficulté se présente, avec laquelle tl faut compter.

Celte difficulté, c'est de trouver à point une nourrice syphililiiiue, alors qu'on en a besoin. Cela n est plus, vous le eoncevez, qu'îiETaire de chance et de hasard. Souvent, à Lourcine, j'ai eu sous la main, au même moment, deux ou trois belles filles syphilitiques qui, ayant perdu leurs enfanls, auraient été enchantées de devoir à leur maladie la bonne aubaine d'entrer dans une famille comme nourrices ^/iecktles. El, d'autres fois, ilm*eï?t arrivé de chercher pendant plusieurs semaines, pemlant plusieurs mots, une nourrice syphilitique, sans pouvoir découvrir cette perle rare.

Quand on a pris le parti de confier un nouveau-né syphilitique à une nourrice syphilitique, le tout est de chercher et de chercher aetivement ladite nourrice. Aeepointde vue, je signale aux praticiens ie^ hôpitaux spéciaux, Lou reine el Sa i ni- Louis notamment, comuie les milieux à explorer pour les investigations de ee genre.

^Ij G*e«l l^ un point que j'ai longucmciil étudié aillcuni et. Je croi», démcii] (Voy. Leçons *ur U M^j^hUia cAcx U femme, p. à 21,)

CHÈVBE'NOU RRICE .

ML Second moyen : Aiiaiiemeni par la ckévre-nourrice.

En quoi consiste ce procédé ? Très simplement, en ceci : Avoir une chèvre laitière ; présenter l'enfant h la chèvre, et la lui faire téler, au pis^ directement.

D'abord, me direz-vous, est-ce possible, ce que vous proposez là ? — Très possible, vous répondrai- je, facile m*^me. .F en ai fait Tépreuve bien des fois» et je puis vous alTirnier que les choses se passent en général (je ne dis pas toujours) le mieux du monde. Chèvre et enfant s'entendent à merveille le plus souvent, Tune pour servir de nourrice, et Tautre pour remplir son office de noiirripson. Du premier coup, la chose est faite et Tessai réussi, pourvu surtout que Tenfant soit quelque peu aiïamé par une diète de plusieurs heures, et que la chèvre ait les mamelles quelque peu distendues. Vous fïtésentez à Tenfant le pis de Tanimal ; il s'en empare aussitôt inslinctivement, pratique la succion, reçoit le lait» et continue à téter la chèvre tout comme s*il létait sa nourrice. De son côté, la chèvre ne se montre pas rebelle, en général du moins ; elle se laisse faire, et voilà Tenfant assuré d'une excellente nourrice d'un nouveau genre.

Pendant plusieurs mois, pour servira une démonstration publique, j'ai eu à THôtel-Dieu, alors que je remplaçais le si regretté professeur Grisolle, j'ai eu, dis-je, une chèvre laitière à laquelle j'ai présenté tous les nourrissons qui nous arrivaient, syphilitiques ou non syphilitiques. Et, à de très rares exceptions près, j'ai toujours vu chèvre et nourrissons faire le meilleur ménage du monde, l'une pour se laisser téter, les autres pour accepter cette singulière nourrice. Je vous promets, messieurs, de répéter Texpérience devant vous, et je vous en garantis les résultats à Tavance,

En ville aussi, pour ma pratique particulière, j'ai eu plusieurs fois recours à la chèvre comme nourrice de nouveau-nés syphilitiques, et presque toujours les choses ont marche le plus simplement du monde, comme aussi le plus heureusement.

Ce n est pas à dire pourtant qu'elles marchent toujours ainsi. Quelquefois on éprouve des résistances, résistances venant soit de la chèvre, soit du nourrisson. Ainsi, Ton peut tomber sur des chèvres rétives, indociles, qui ne veulent pas se laisser faire, qui se débattent, qui — dites-m'en le pourquoi, si vous le savez, — se refusent à accepter un nourrisson humain. Il faut les dompter, ce qui certes n'est pas toujours facile ou môme possible^ et, en cas d'échec, les changer, — Plus souvent, la résistance vient de Tenfant. Quand il s*agit d*uîi enfant tout jeune, d'un nouveau-oé, en général il prend le pis de la chèvre assez volontiers, Mais un enfant plus âgé, déjà accoutumé au sein d'une femme, ayant déjà quelque connaissance ou, pour mieux dire, quelque instinct développé par rhahitude, refuse souvent de prendre la chèvre, et cela avec une obstination

y8 i'UUJ'HVLAXÎË PUtîLli^>UK DE LA SYPUlLlë,

dont 011 peut bien venir à boul quelquefois ^nlce à une égale perse* vêrance, mais qu'il n esl pas loujours iacile de surmonter (1).

Alors que râltaitement peut être pratiqué de la sorte, quels résultais fourDÎUîi ?

Ces résultais sonl ce quMls doivent élre, k savoir eKcelleaU, je n'hésite pas à dire même admirables^ d'après ce que j*aî vu. Ainsi ;

r L'enfanl Irouve dans la chèvre, cola va sans dire, une merveilleuse nourrice. Qui ne contiatt Tabontlance de lait rournie par eerlaincs chèvres? Au point de vue de la iititrilion de renfauL, donc, rien de plus satisfaisant.

2** Bien nourri, l enfant tolère mieux à la fois et sa syphilis et le Irailemenl destiné à la comballre.

Ht, finalement, on obtient de la sorte un résultat des pius complets, des plus heureuK.

J*ai déjà fait lexpérience de ce moyen plusieurs fois sur des enfants syplùlitiqucs, la plupart gra>'craent atïeelés, très gravement mt^nie pour quelques-uns, El, si le temps ne me permet pas de vous relater des observations en dé La il » je puis du moins vous en exprimer d'un mot les résultais, en vous disant que ce mode d'allailemenl n'a jamais, jusqu'ici, trompé mes espérances. Toujours il m*a donné des succès, et je crois devoir vous le présenter au titre du plus utile ^ du

(t) NL le D'' Boudnfdt de QannaL (Atlîer), a mmulieusemeni étudié tous Içi de Lui h de ccL aUait4;ment pur In c/i^itre-nyiirnce.

D'uprc» lui^ ce acmil ta ctiêvre qui, de lous Icsi anirtmut domeslicjuesi âc prête* l'QiL le rujcu\^ aux candttiort;^ diverset^ de rallaUeineut direct, w La pt>aiLîon de se» nvanielle», rBtiondniici.^ do ^un lail. su fa<Hlc domestication, sq taille^ son aUaohenieAt, cLc^ tout semble la déi^iff^uer de priâfémncc, ^uand il «agit de sup|ïlcer la mère maladie ou ab^entt^. v

Des diverses espèces de chèvres, ce serait, d*a|>r€S la même niMocIn, à l'espèce blanche et sans cornes ladite Ciichemiritinrie] qu'il t'onvieuL surtoiil d avoirrecoiifs. Et cela :

M Jà Parce qu'elle n*a pas de Cûrrtes, ce qui Tenipûche d'èLrc danj^ereiisc ^

M ^0 Pnrce qu'elle est de mu^urt». plus» douces, et s^acc uni mode mieux de la &Labu* laLiou que de la liberté;

■^3^ l^arce que^ bien lenucî et btmi nourrie, elle fournit un laii abondant et sans udeur, se rapprochant le plus, cnniinc enmpnsîUon, du lait de la femmes

H 4*^ Parce qu'elle ne se montre jamais rebelle, pourvu qti*on làï^se s^s matnetlet se gonllei" et qu'on lui ^irtïi^euLe un enl'aot alTamé.

n ,., On devra donc choisir, pour le but qu'on se propose, une c!ièvi*e de cette «»pcce, Agécde trois ans. au nioin^ct de hnilansau plus, avant les mamclîes développées, le trayon effîlét iseinblable au mamelon le mieuit fait, et, s'il fve peut, aji'ant déjà l'empli le riMe de nourrice.

H Une belle chèvre, du comniencerncnl de mai juj^qu'â la fin de juillet^ donne en moyenne 3 litres de lait, qui se réduisent à tî litres jusqu'à tin d'octobre. D'octobre jusqu'en janvier cette quantité sic réduit d 1 llU'e ; et, quand Tanimut est bien nourri [surtout avec des ponimes de terre cuites» avec du sou, de la farine], cett« quanliié se maintient juEiqu ik la lin de Té^'^rier, époque à laquelle la lactation cesse.... Pour les gronds ctabliisemcnts hospitaliers, plusieurs chèvres cou^-^ertes A diirérentes cpoqucï^ pourront fournir du lait toute Tannée. »

DEVoms DU MÉDECIN VlS-A-VlS DE LA NOUBRICE.

plus efficace recours que nous puissions fournir, comme procédé ti^alimentalion, aux enfants aiïeclés de syphilis.

M sérail à désirer — el je ferai tous mes etforls pour cela — que celle miHhode d'allailement peu connue, du moins peu usitée justju'âlors, se vulgarisât. A nous, praticiens» le soin de la répandre dans la clientèle de ville. Mais émettons aussi le voeu qu*eJle soît admise dans la prati(|ue hos|ïiUdière. Signalons à notre Administra lion un énorme bienfait à réaliser ici et à peu de frais. Dans tous les hôpitaux on voit quantité d*enfanls sypliititiques que, pour une raison ou pour une autre, leurs mères n*ont pu nourrir, dépérir en dépit du biberon ou de par le biberon, s étioler el mourir* De quel secours serait une chèvre pour ces malheureux petits êtres que tout le monde abandonne, que toutes les nourrices repoussent, en les considérant — à juste titre d'ailleurs^ comme des fovera d*infection, elqui fmissent par mourir faute d'une alimentation appropriée à leur âge î Une chèvre dans chaque hôpital, deux ou trois chèvres dans certains hôpitaux spéciaux (tels que Lou reine, Saint- Louis, les Enfants), suffiraient, je n en doute pas, à sauver la vie, non pas assurément è tous les nouveau-nés syphilitiques, mais à bon nombre d'entre eux que laisserait vivre la vérole, niais auxquels la faim ne pardonne pas.

Un moi en terminant ce sujet. Je ne oie pas, bien loin de là, j*affirme, pou ries avoir rencontrées souvent, les difficultés pratiques, matérielies, de ce mode d allaitement, quiexige une dépense première, une installation, un personnel, des soins particuliers el dévoués, etc. Toutes ces difficultés ne laissent pas que d'effrayer les familles, et cela souvent plus que de raison. Ellesn ont rien d*insurmontable au total, puisqu elles peuvent toutes se résoudre par une question d'argent, et tpie la charité particulière ou publique ne fait que 1res rarement défaut aux besoins légitimes. Quant aux embarras, aux incommodités, à la gène que rintroduclion d'une chèvre dans un ménage est bien naturellement appelée à produire, cela n*est plus qiralTaire secondaire. On ne discute pas avec la nécessité, on la supporte, et qui veut la fln veut les moyens. C est là ce qu'il faut bien dire aux familles. Est*cc d*aillenrs payer trop cher la vie d*uti enfant que de Tacheter au prix d'un sacrifice pécuniaire ou de quelques embarras domestiques ?

VU

Je viens de déterminer la conduite que vous aurez à tenir vis-à-vis du nourrisson dans les conditions où je vous ai supposés placés»

c'est-à-dire mandés clans une famille pour un nourrisson aiTectd de sypliilisel allaité jusqu'alors* par une nourrice.

Or, le Lra lie ment cl. Taliraenlalion de l'en fa ni n^jçlés d après les principes que je viens de tracer, esl-ce là loul ce que vous avez à faire ?

Non, Je vous Vui déjà dit dès le début de cet exposé, d*aulres dtmîrB vous restent encore à remplir. Et ceux-ci ne sont plus simplement médicaux; ils sont d'autre nature, comme vous allez le voir* Ils sont sociaux, si vous me permellez l'expression, que j'espère d*ailleurs légitimer par ce qui va suivre*

Ont -il s pour cela moins d'importance, et avons-nous le droit de nous en détacher, de nous en désintéresser, en disant qu'après tout nous ne sommes que médecins, simplement médecins» et que notre rôle s'arrêtt^ à prescrire une hygiène» à formuler une médication. sans avoir à nous préot^ciiper d autre chose? Nullement* Notre conscience, d*abord» nous impose ces devoirs, elles nous y oblige. Puis, viendrions-nous par impossible h les oublier» que les tribunaux (comme cela s'est vu) pourraient nous y rappeler.

Seulement, les devoirs qui se présentent alors nu médecin et dont il nie reste à vous parler sont plus délicats, plus difficiles à remplir» que de simples obligations professionnelles et purement médicales. Le médecin est moins familiarisé avec euxqu'avec la pratique courante de son art. Le jeune homme, qui sort des bancs de l'École ou des salies de nos hôpitaux, peut ne pas connaître ces devoirs ou n'y satisfaire que d'inslinct, comme rhonnête homme satisfait à la loi sans en avoir jamais oui parler. Il peut Ôtre, en tout cas, plus ou moins embarrassé pour savoir comment et dans quelle mesure ces devoirs s*i m posent à lui. Raison de plus, ce me semble, pour que je vous lesexpose avec détails, et que j'essaye, dans la mesure de mes forces, de vous épargner sur ce point un pénible apprentissage.

L — Reprenons la situation où nous Ta vous laissée.

Nous étions dans une famillCi entre un nourrisson syphilitique et une nourrice encore saine. Nous venons de régler ce qui est relatif au nourrisson. Reste la nourrice.

Or» cette nourrice, avons-nous» oui ou non, à nous en occuper?

Ln semblables conditions le médecin peut-il se désintéresser absolument de cette nourrice et se dire : « J*ai été mandé ici par la famille de l'enfant; je suis et ne suis que le médecin de la famille. Donc, je n*ai pas à me soucier de la nourrice. Arrive que pourra a cette nourrice ; qu'elle prenne soin d*clle et de ses intérêts comme elle l'entendra; quelle consulte un autre médecin, si elle a quelque inquiétude, quelque soupçon. Quant à moi, je n*ai rien à voir avec elle. Ses intérêts ne me sont pas confiés et ne me regardent pas. •>

Ou bien le médecin doit-il, dans une certaine mesure tout au

DEVOIRS nu MEBECtN VIS-A-VIS DE LA NOURRICE.

moins, sinléresser à celle nourrice ^ s'occuper il Vile, raverUr de la si tua lion où elle »e Irouve placée, du danger qui Isi menace, el somme toule, par un moyen ou un autre, chercher è la sauvegarder? Et, si oui, jusqu'où doil-il, jusqu'où peuUil aller dans cet office prolecleur?

G^'aves el délicates questions que celles-ci, messieurs. Questions cent fois discutées, controversées, et — je vous en avertis tout d'abord — résolues en divers sens, résolues même conLradicloiremenl pour quelques-unes, et cela par des médecins également instruits, également honorables et dévoués. Pour vous en convaincre, lisez à ,vos loisirs une longue el intéressante discussion qui a occupé en 1868 la Sociélé des sciences médicales de Lyon» el vous y verrez les opinions les plus opposées émises par divers membres de celte Compagnie savante f I).

Esl~ce assez vous faire pressentir que nous allons nous engager sur un terrain des plus ardus? Les questions, en etlet, qui %'onl se présenter à nous sortent absolument du cadre de nos études tiabiluelles. Cependant, comme il s'y rallache un intérêt générul et que même notre intérêt propre, à nous médecins^ s'y trouve également engagé, elles réclament de nous une élude allenlive. Donc, abordons cette éUnie^ en essayant de nous diriger sans encombre dans ces démêlés moitié médicaux et moitié juridiques.

Tout d'abord, puisqu'il s'agit ici de questions où la loi va intervenir, puisqu'il s'agit de devoirs médicaux dont Tomission ou la transgression peut nous conduire en accusée devant les tribunaux, le bon sens nous dil qu'avant tout nous devons interroger la loi. Sansdoule la loi va nous éclnirer aussitôt, en prenant soin de déterminer nettement ce qu elle attend de nous^ de préciser d'une façon catégorique les devoirs, les obligations qu'elle nous impose.

Eh bien 1 pas du tout. Attendre cela de la loi témoigne simplement de notre grande inexpérience en la matière. La loi reste muette sur les points spéciaux qui nous intéressent le plus vivement* Elle ne vise par aucun texte, par aucun article, les obligations qu'on entend nous imposer en rcspêce. Elle s'en tient à de simples généralités, el aux généralités les plus larges, les plus compréhensives, afin de tout embrasser dans un cadre commun. Elle pose des principes, et c'est lout, laissant à chaque ciloyen le soin de régler sa conduite d'après lesdits principes, dans chaque cas particulier. — De

(1) Miîmoires el comptes rendus de la SodiiLë des Bciences médicnlei de Lyon, t. Vtll, tmê, t>. :i1 el suivanle!},

V. iusd : ùe la respoos^biliié da médecin devant U nourrit^Qn et rfefaiïl ta noiirrtce, par Je l>*^ Uiday ^mèmc rccuei]^ t, VJII^ p. lÙ,);

Syphili* congénit&ie. (Difieui^âioii à la Sociélé de médecine de Pdm, léânce du là noveiiibre ^Md^ iu Gazciie des ^dpi^'tux, 181j7, p. 32. j

COTSTAMmATrONS lïÉRIVANT DE L ALLAITEMENT.

rail, et ai peu qu'on j réfléchisse, il ne saurait en être autrement, et puéril serait de demander à la loi un article spécial pour chacune des situations si multiples et si variées que crée le hasard des événements.

Réduits de la sorte à des principes généraux, voyons quels bolI ces principes. Quelles bases avons-nous, légalement^ pour diriger notre conduite ? Ceci, et rien autre :

Deux articles du Code, à savoir :

l" L'un» relatif à un principe général de droit commuQ» et se formulant de la sorte :

ArLîclc I3sa (Code civil)* — Tout fdt queteooque deUmmm^ qui c&use à fiulrui un dommage oblige cehii par la fautif duquel U Mt arrivé à tt' réparer,

2* L*autre, relatif au secret médical:

Arlicle 37* (Code pénal). — Les unédecina, chirurgiens et oalre» officier» de laiité, ainiiiquc lc*t phariuacien!», bs sa^es'fdmtties ci loiitts autre» pef!$r>ntiesdé|Kistlâire9 par eut ou prufession des sccreU qu'on leur confie, qui, Imrs le cas où la lot le* oblijçe à se porter di^nonciateurs^ fiuront révélé ces s^ecrciH, seront punis d'un crtipnsonnenient de un â six moi^, et d'une amende de loo ù ^00 francs^

Et c'est tout. La loi ne dit rien de plus précis.

Or, trouvez- vous cela bien clair, messieurs, et la réunion de ces deux textes vous fournit-elle des indications suffiftantes pour régler votre conduite, dans tous les cas possibles, d'une façon conforme à rcs[)rit de la loi? Non, n*est-ce pas? Cela est si peu clair, en effeti que rinlcrprétalion des deux articles en question a soulevé mille controverses dans le camp des médecins, et que les gens même qui, par mélier, sont chargés de comprendre et d'appliquer la loi, ne s'entendent guère mieux que nous sur ce point.

Je vais plus loin, quant à moi, de par Texpérience que j'ai acquise en la matière, de par ce que j ai vu, lu ou entendu. Et je dis.quegrûce à la combinaison de ces deux article!^ du Code^ le médecin se trouve en l'espèce conduit dans une impasse d'où il ne peut sortir ^aws éîre coupable. Qu'il prenne tel ou tel parti, qu*il fasse blanc ou noir, il sera toujours eoupable. Car, s il fait blanc, il obéit au premier des deux articles précités, mais en lésant le second; et, s il Fait noir, il obéit au second, mais en lésant le premier. Donc, la situation est insoluble pour lui légal etnent, et il est amené légalement — passezmoi une expression triviale — dans un véritable traquenafni sans issue. Jugez-en,

La situation, vous la connaii^sez. Il s'agit d'un enfant syphilitique pour lequel vous avez été mandé dans une famille, et d'un nourrisson qui, jusqu'y lors, avait reçu le sein d'une nourrice.

Or, je suppose que» soucieux d'obéir à l'article 378, c'esl-à-dire

DEVOIRS DU MÉDECIN VïS- A-VIS DE LA NOCBRICE. 103

observateur rigoureux du serrel médical, vous vous borniez à Iraîler

TenfanL sans vous préoccuper de la nourrice, sans avf^rtir la nourrice du danger spécial auquel elle est exposée. Que va-l-il arriver? Non avertie, la nourrice prend la vérole. Et alors, justement indignée, cette nourrice se retourne contre vous ; « Quoi, vous tlira-t-elle, soit de sa propre inspiration, soit parla bou^'hedeson avocat, quoi, vous saviez que cet enfant avait la vérole; vous m'aveis vue lenourriri et vous ne m'avez pas avertie! Et vous m'avez laissée prendre la vérole ! C'est une infamie î Mais je vous tiens, grâce à larticle 13B2, Vous ra*avez causé par votre faute un dommage quf vous avez t'ohligathn I de réparer. Et vile un bon procès ^ suivi d'indemnité pécuniaire que 'vous aurez à m 'allouer, m

Tout au contraire, saisi d*un beau zèle philanthropique, vous vous dites : n II est impossible que je laisse cetle nourrice prendre la vérofc de son nourrisson >% et vous avertissez la nourrice du risque qu'elle encourt. Ou'arrive-t-il ? C'est que la nourrice, d'abord, atlaque le père de l'enfant, puis que celui-c^i, â son lour, vous prend à partie : w Ah î vous avez ri il a la nourrice — qui est allée le colporler partout — que mon enfant avait la vérole, et que, par conséquent, moi aussi j*a vais la vérole. C'est uu abu^ de confiance, nue indignitél Mais je vous liens, grâce à Tarticle 378 qui vous obligeait au silence. Vous avez violé le secret médical à mon délriment et vous m'en rendrez compte devant les tribunaux. »

Telle est Timpasse annoncée, messieurs. Ainsi, concevez bien la situation du médecin devant la loi. Il n'a que deux parlis à prendre : avertir ou ne pas avertir la nourrice, S*ll Tavertït, le voici coupable, aupointdevuede larticle 378; s'il ne l'avertit pas, le voici non moins coupable de par larticle 1382. Qu'il se tire de là, s'il le peut.

Comme vous le voyez par ce simple aperçu, la loi théorique est loin de nous éclairer sur la conduite que nous avons à observer. Mais, à défaut du Code, consultons la loi appliquét^ c'est-à-dire tes textes des jugements, les arrêts des tribunaux relatifs à notre sujet. Voyons comment la loi a été comprise par les magistrats chargés de l'interpréter. Peut-être trouverons-nous de ce côté un guide meilfeurî peut* être les sentences rendues dans le sanctuaire de la justice vont-elles dessiller nos yeux et nous éclairer sul>itemenl d*un jour nouveau.

Vainc espérance. Pour ma part au moins, après avoir lu, compulsé, médité les nombreux procès ou débats jijridit|ues auxtpiels a donné lieu la transmission de la syphilis par rallaitement, j'avoue n'y avoir pas trouvé de nouvelles lumières. 1/i m pression la plus générale et la plus importante que m'ait laissée celle lecture, c'est que, dans lesprit de nos magistrats, ie stcret médical resie subordonné au deroir pi as impérieux de sauvegarder la nourrice en lui révéla ni ta maladie du nourrisson. Je vois, en elTet, dans plusieurs procès, que des médecins

CONTAMINATIONS DERIVANT DE L ALLAITEMENT.

oui été admonestés, réprimandés en plein tribunal, pour avoir laissé ignorera la nourrice la maladie de renTant. Il existe même, en ce sens, un arrL^l d une Cour d appel, arrél aussi absolu que possible et très essentiel à connailre. Bien qu'emprunté, en effet, à un jugement d'espèce, comme on dit au Palais, larrét en question contient une véritable déclaration de principes, et résume en quelques lignes les devoirs imposés au médecin, tels que paraît les entendre la magistrature, kcoutez les curieux Considérants dudit arrêt :

<ï La Cour (de Dijon) :

n Considérant que le médecin est, comme tout citoyen, responsable du dommage causé par son imprudence, sa légèreté ou son impérilie notoire, en un mot par sa faute personnelle; — qu'ainsi le médecin qui, sciemment, laisse ignorer à une nourrice les dangers auxquels Texpose rallaîtement d'un enfant atteint de la syphilis congénitale, peut être duclaré kesponsable du préjudice causé par sa réticence; — qu'il ne saurait prétendre qu'appelé à donner ses soins à l'enfant seul, il n avait pas â se préoccuper du danger que peut courir la nourrice ; — quun pareil système, qui blesse les lois de la morale, ne peut être invoqué contre une nourrice à laquelle la situation même impose une confiance nécessaire dans le médecin choisi par la famille de reorant,*,.; etc., etc« (j) ji

Voilà au moins qui a le mérite d'être clair, et voilà les devoirs du médecin nettement définis par cet arrêt.

Donc, d'après la Cour de Dijon et d après les jurisconsultes qui acceptent resjjnt de cet arrêt, notre conduite à tenir serait la suivante:

Nous départir du seerel médical el auerlir quand même la nourrice. Telle est, bien manifestement, la conséquence de cetarrtU. Car;

1* Puisque le médecin qui se lait en pareille situation peut être déclaré w responsable du préjudice causé par sa réticence *>î

i* Puisque le système qui consisterait à se retrancher dans le secret médical est un système qui, dans lespèce, a blesse les lois de la morale »» ;

îl suit de là, évidemment, que, pour se soustraire à cette responsabilité et à celte culpabilité, le médecin n'a qu'une chose à faire, 6 savoir : parler, avertir la nourrice, lui déclarer la maladie de Tenfan t. Cela est bien clair.

Tel est donc ce que les tribunaux — tout au moins ce que la Cour de Dijon et quelques jurisconsultes^ exigent de nous. Telle est la voie où ils veulent nous engager. Et, après avoir pris des renseigne-

(t) Jugement du 14 mai i868 (Sirej, 1S0O, 11, Ij),

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