MAY I
vraisemblable, il est mi^aie cerlaiii que TAeadt'^mie ajoulera de son' g\wî\ el lie jiîïr 1^ Jiscuf^sion qui m^ peut manquer ile surgir ioi, quelques propositions à celles que dous avons rormulées, ou bien i]u elle moililleni, amendera, exclura mi'^rne peut-Cire quelques-unes des niUres. Ile sorLe que la rudaetioa dt*finilive el le ton gént^ral du rapporl à présenler aux aiilorilés administratives nous ont paru devoir rester subordonnes à Tensemble des résolutions qui seront en dernier ressort accueillies cl votées par T Académie, ce qu'acluellenient nous ne saurions préjuger.
Sous le bénéfice de ces réserves, j'aborde aussitôt notre sujet.
Voire Commission a pensé tout d*abord que Texposé des réformes ou des innovations lï proposer aux pouvoirs publics devrait être précédé, en forme de préface, de deux déclarai ions majeures expliquant el juslitianl la nécessité, rurp'nce de mesures prophylaeliques plus sérieuses, plus eoniplèles, et au total plus efficaces que celles qui composent le système actuellement en vigueur.
De ces deus déclarations, Tune serait relative au pronoslic vrai, aux dangers véritabb^s de la sypbilis; rantre viserait un préjugé funeste qui a souvent retenu ou attiédi le zèle des pouvoirs publies en ce qui touche la ju'ophylaxie de la syphilis, préjugé d'après lequel cette maladie ne constituerait un danger que pour ceux-lti seulement qui s'y exposent.
L'une et l'autre, nous semble-t-d, pourraient être présentées de la façon suivante :
Monsieur le Ministre,
Un danger menace en permanence la santé publique* Ce danger réside dans une maladie qu*on pourrait nppeler la peste moderne et qui n*esl autre que la syphilis*
Ce danger est grave, très grave. La syphilis, en effet, n est pas ce qu'on se la représente en général, ee que la jugent notamment nombre de gens du monde qui ne la connaissent que de nom ou do renom, à savoir une maladie sim|deraent passagère à la façon iTautres maladies qui n^ont qu'un temps, simplemeul constituée par quelques accidents extérieurs, el curable, au total, par un traitement de quelque durée. Kn réalité, c'est tout autre chose. C'est une infection stable, pertnauente, ultra-féconde en manifestations de tout genre, les unes légères, dautres importantes, d'autres des plus sérieuses, quelques-unes (el en plus grand nombre qu'on ne le croit généralement) mortelles même. C'est une di a thèse qui s'empare de tout