CHANCRES DE LA BOUCHE. — ETIOLOGIE
tout le lissu de b gencive, a Une enqiiêle 1res minutieuse, dit-il, sur les origines de ce chanere finit par établir que, siiivanL toute probabilité, la contagion avait été transmise par un davier qui avait servi à un sujet syphilitique alTectt^ de plaques muqueuses buccales. ** — Plusieurs cas, en tous points semblables, de ctiancrcsdes ]i>vreSt des gencives ou de la langue, ayant succ<^dé à diverses opérations dentaires, ont été publiés par MM. Duncan liulkley, Leloir, Lancereaux, Giovannini, Otis, Dulles, etc. (1)
J'emprunterai un second exemple, plus curieux encore, à mon émiaenl collègue et ami, le D' Hanot.
Un petit enfant reçoit une trompette comme cadeau de jour de Tan. Sa mère et un jeune oncle, d'une vingtaine d*années, lui a|)prennent à se servir de rînstrument, et la trompette passe ainsi de bouche en bouche pendant toute la journée du 1'^ janvier* Malheureusement, le jeune oncle avait h ce moment des plaques muqueuses à la bouclie, Hésullal : more contagionnée à la bouche; enfant contagion né à In bouche. — Épilogue : L'enfant, après avoir éprouvé divers accidents de syphilis secondaire, semble se rétablir: mais it fait, quelques années plus tard, une vériiable paralysie générale, à laquelle it succombe, — La mère est également éprouvée d'une façon grave par une syphilis hépatique et finit par mourir en étal de cachexie.
Enfin, on a encore parlé de contaminations transmises par des bâtons de colle à bouche ; — par des bonbons, des morceaux de sucre candi, des boules de gomme passant de bouche en bouche (Hardy, W, Taylor, Griffin); — par des tubes acoustiques (Martineau, E, Vidal]; — par des pièces de monnaie (2); — par des limbres-poste.
Si je n*ai pas encore constaté, pour ma part, rie ronlagions par les timbres-poste, je m'attends bien à révénement. Car, ainsi que Ta dît je ne sais plus quel homme d^esprit, les histoires les plus vraies ne sont pas celles qui sont arrivées, mais celles qui sont destinées à se
(1) Prf)duli*« ici les îndîcationit bîbLingraphfqUGA re^latîves à ces divers caa (cûnime  i«Lit el tant d'aulrci qui ont pn^cédë ou qui vont î^ttivre) sérail refaire sansprolit ce qu'A si bien fait un de mes ifmJnenU collègues et amis le pf Duncan Bulk Ley, dans un cxceneul livra ayant pour litre : 5î/p Ait*» in thé Innocent [Sifphilk inson* liwmï, livre qui ii sfi place marquée dans totjle» les bibïiolhèques*
Ce remarquable ouvraji^e, en elTéi^ n'est pas seiil^nient un jntéressant el ooniplci eipasé de la si curieusu question de la SyphilU des innottnîs. U consUUie aussi un VL^ritable monument d'érudition^ par un Index bibliojcraphique où l'fiuleur a eu la patience de ri^unir toutes les obser valions relatives à son sujet {V. Anatyiicut biblioffr^phy (p. 240 à 186).
(2) Mon collèîiTue et ami le D^^ Dueastel m'a dit avoir obiervé un cas <- peu doa* teux " de conUîK^Oïi buccale par de« pièces de monnaie. Un de ses malades, ron* ducteur domnibus, présentail un chancre labial dont l'éliologie, après enqu^le minutieuse, o*û pu éirc rapportée qu'i ce mode de cor la mi nation. Cet honniie Qvaîl rhabitudc (tomme tous ses collÈpues^ d'ûilleura) de Letiir entre ses lèvres in pièces qu'on lui remettait^ alors qull avait le» mains ocoupées à » rendie U monnaie ».