CHANCRES DE LA BOUCHE
ETIOLOGIE.
en raison des ricochets usuels à la syphilis^ onL-e!les pu déterminer parfois de vé ri la blés épidémies locales de syphilis, A preuve, par exemple^ Tépidémie de Rive-de-Gîeri (jui fil plus de ring! victimes en 1862 ; --répldémie de Faymoreau (Vendée), en I8fi3; — Tépidémie de Montiufjon (1867), où plus de (renie sujets furent contaminés, (l)
Des contagions professionnelles de même genre* mais celles-ci sporadiques, onl encore été observées dans des conditions très diverses.
Par exemple, d'abord, chez les musiciens ; et cela par échang:ed*ins* triiments à vent ou d'embouchures d'instruments. Assez nombreux sont les cas où Ton a vu, en raison de tels échanges, des contagions buccales être transmises par des cors de chasse, des cornets à piston, des ela ri nettes, des hautbois, des dûtes, des bassons, etc. Pour ma pari, j'ai donné mes soins à un chef de musique militaire, homme marié et de conduite irréprochable, lequel contracta de la sorte un chancre labial pour s ôtre servi du car d'un de ses musiciens alors affecté de syphilis secondaire avec accidents buccaux.
Diverses pratiques particulières à certains métiers ne sonl pas
moins dangereuses,
A citer comme exemple l'habitude qu'on t les /a/i/Vs/ers elles em6a/leurs de tenir en Ire leurs lèvres, voire d'introduire dans leur bouche un certain nombre de clous, qu'ils vont ensuite cueillir là au fur et à mesure de leurs besoins, quitte, s'il y a un excédant, h rejeter le surplus dans leur sac. Empreints d*une salive contagieuse, ces clous peuvent naturellement con laminer une bouche saine. Le professeur Spillmann a constaté un cas de contagion dérivant d'une telle origine. « Un enfant de treize ans, apprenti tapissier, travaillait en compagnie d'un ouvrier plus âgé, qui avait la bouche remplie de papules secondaires. Pour avoir port*'* à la bouche des clous imprégnés de la salive de son camarade, il contracta un chancre de la lèvre supérieure (2). »
Périlleuse également est la pratique des électriciens qui, pour apprécier le passage d'un courant, s'appliquent une tige métallique sur la langue.
Périlleux encore est l'usage des insufflaiéurs à bouche, servant h saupoudrer les vêlements ou les étolTes de poudres insecticides, Behrend a vu une petite épidémie de famille résulter de l'usage d'un tel instrument.
Et de ra^me, enfin, pour diverses pratiques industrielles ou domestiques dont le principe est toujours le même, à savoir te passage de
(i) V, ^int4^css(lnt^2 monographie du D"" Guînaivd ayant pour titre : De U êyphUië été mrrhn^ hygiène et prophifluxië par UiHâitt f4niJat>«. Puni, 1881, (a) V. 4nttaf«* (lederm^t.et de aifphiiigr,, 1M79, p, 8CJ,