‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 39 sur 123 · SYPHILIS DES VERRIERS · texte numérisé non relu

SYPHILIS DES VERRIERS

bouche à bouche d inslrumênls ou d'ustensileii qui, susceplibiei

d*être souillés par le contagc syphilitique, conservent C6 contage ei dépôt et peuvenl ensuite le Lransmellre.

V, — Sinon pour la lolalité, du moins pourTénorme majonlé de^ cas, les chancres buccaux procèdent des trois modes de eontaglo] que je viens d'étudier.

Reste seulement un très petit nombre de cas où ils dérivent d*aiilréi causes qu'il suffira d'indiquer sommairement*

Je ne parlerai pas de !a sitteion des piaies, niiHhode immonde, qiiî a dû autrefois servir d'origine à un certain nombre de contagions, mais qui est depuis longtemps abandonnée.

En revanche, je signalerai Vtnsii/flalifui de Imttvhe à bouche^ sus ceptible de faire des victimes en double sens, c'est-à-dire dans le camp des opérateurs conjme dans celui des insufflés, tne très respectable sage-1'emme de province, à qui j'ai longtemps donné mes soins, avait été bien sûrement infectée de la sorte par un nouveau-né syphilitique, — Wigglesworlh a également relaté le cas d'un médecin qui contracta de la m^me fa^on un chancre de ramygdale.(l)

Et surtout je mentionnerai comme in fini me ni plus fréquentes les contagions pariées à la houche par les doifjls. Il est à croire, d'après certains faits {ju'on ne saurait révoquer en doute, que l'infection peut arriver aux lèvres par Hntermédiaire des doigts, notamment après contact avec les parties génitales d'une femme. Il est à croire également que certaines conLaminalions prises k Thôpital n^on dérivé que du contact de la main avec les lèvres. ,rinvûquerai sur ce point le témoignage de plusieurs de mes confrères ou de mes élèves, qui m*ont affirmé n'avoir pu contracter autrement rinfection buccale dont ils ont été victimes.

Voici, au surplus, des faits non sujets à contestation

Sigmund a publié le cas d'une sage-femme qui, alTectée d'un chancre digital, communiqua un chancre labial U son propre enfant en lui introduisant le doigt dans la bouche pour lui nettoyer les dents. ■

J'ai observé en ville le cas singulier d'un chancre de la langue développé sur un petit enfant de dix-huit mois. Or, le pourquoi et le comment de cet accident me furent nettement révélés par Tenquôle ■ que j'instituai à ce sujet. D'une part, en effet, lenfant était confié * aux soins d'une jeune bonne qui, au moment même de mon examen présentait des plaques muqueuses con lin entes et déjà anciennes de la bouche. Et, d'autre part, l'enfant avait l'habitude, disait-on, de H fourrer ses doigts dans la bouche de toutes les personnes qui l'approchaient, puis de les sucer ensuite >», ce dont j eus la preuve,

\i\ V. Archiv. of Dermuiùlogy, New- York, 1S?9, p. 371; et New-York MedA Joiirn., imi.

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