CHANCRES DE LA MAIN*. — ÉTIOLOCIE
Or : r chacun de ces trois enfants infecta sa mère;
2* Chacune de ces quatre fenimes infecta son mari ;
3* Chacune de ces quatre femmes devînt enceinte et avorta.
Calculez: 3 f 3+4+4=14. — Cela fait bien quatorze victimes d une syphilis mammaire, el, sur ces quatorze victimes, quatre moti s.
G est à une telle cascade de contagions, issues comme origine dnni. syphilis mammaire, que fut due une épidémie qui fit grand bruit au siècle dernier sous le nom Pian je AVrac, et dont la relation nous a été conservée par Raulin . En voici le résumé :
En J752, une nourrice infectée donna le sein à Teufant d'un commerçant à Nérac, et, naturellement, le contagionna.
Cet enfant fut confié à plusieurs tiourrices qui, non moins naturellement, furent bientôt contagionnées.
Celles-ci ne manquèrent pas d'infecter leurs nourrissons.
Ceux-ci, à leur tour, infectèrent d'autres nourrices.
Si bien qu'en quelques mois, dit RauHn, u on connaissait déjà plus de quarante femmes ou enfants qui étaient malades, sans parler de quelques hommes, et sans y comprendre tous ceuK et celles sur qui le mal ne s'était pas encore manifesté, et d'autres que la honte empochait d'avouer qu'ils en étaient atteints, à cause que le public le regardait comme une maladie vénérienne (1) ».
El de même encore pour quelques autres épidémies locales de même provenance, où le nombre des victimes s'est élevé, dit-on, à 14, 16, 24, 50, elc,
A citer enfin l'épidémie de Gapistrello, dans laquelle une nourrice fut l'origine première d'environ 300 contaminations qui sa produisirent dans une petite localité dîtalie.
De par de tels exemples» de par de tels chitTres, jugez si j'étais coupable de quelque exagération en vous disant, au début de ce chapitre, que la syphilis mammaire en arrive queli|iiefois à comporter un pronostic d'intérêt social.