‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 63 sur 123 · CHANCRES DE LA MAIN · texte numérisé non relu

CHANCRES DE LA MAIN

Intéressants entre tous au point de vue de leur étiologie.

Intéressants surtout pour nous, médecins, de par leur fréquence considérable dans les diverses branches de la profession médicale. Que de médecins, de chirurgiens, d'élèves en médecine, de sagesfemmes^ de dentistes, d'infirmiers, etc., ont reçu la syphilis par la maint Et que de contaminations de cet ordre ont abouti aux plus lamentables catastrophes, voire à la morll

(t) Riulm, ObMervûttQnê de mééectnt^ I7i>i.

CONtAMtNATlONS EXTHA-GENITALES,

Comme ronditkms élioiogiques, doux points à signaler d^abord :

J° Ce sont des chancres infiniment pluf^ communs r/i^r Vhommt

que chez la femme, ce qui s* explique par leur élîologie habituelle,

comme nous le verrous dans un instant. Ainsi, les 4U cas de ma

statistique se répartissent ainsi:

Cliancrcfl de la main observés chez: riiornnïg. — — la feninie*

43 cas.

2'^ Ce sont des chancres de Vûge adnîfe, exclusivement, ce don! la m^me étiologie explique également le pourquoi. Je ne connais qu*un seul cas de chancre de ce siège observé sur TenfanL

Qtielle étiologie préside à ce mode de contamination?

Il va sans dire que les chancres de cette région peuvent dériver de tout contact, quel qu'il soitH, qui a pour résultat de mettre en rapport la main avec le conlage syphilitique. Mais, lorsqu'on analyse les faits d'observation clinique, on arrive tout aussitôt à reconnaître que, réserves faites pour (jueUjues éventualités d'exception, le contage est invariablement porté sur la main de trois façons, à savoir:

Par le fait d'une cnn lamina lion professionnelle;

Par un contact vénérien ;

Par une morsure.

De ces trois modes de contagion, les deux' premiers sont de beaucoup les plus fréquents.

De plus, ces deux premiers se balancent à peu près, comme fréquence générale, mais avec une très grande inégalité relative de Tliu â l'autre suivi» ni le milieu où Ton observe* Je m'explique. Dans les stalisliques d'hùpitali les contagions de provenance vénérienne prédominent de beaucoup, comme fréquence, sur les contagions professionnelles (:: 10: 1). En ville, inversement, ces dernières reprennent la télé (;; 30 : 19). El rien que de très naturel a cela ; car, alors qu un médecin vient à ôtre contaminé à la main, ce n'est pas à riiôpital, c'est en ville, chez un confrère, chez un ami, qu'il va consulter.

L — En tout cas, Tintérêl n'est pas dans la question de fréquence relative. Il est tout entier dans un fait que je dois maintenant mettre en lumière, à savoir: le contingent considératile^ énorme, que fournil aux chancres de ce siège la profession médicale. Ici des chiffres sont indispensables et seront plus éloquents que tout commentaire» Voici donc, sur la question, mtm bilan personneb

J'ai observé en ville, jusqu'à ce jour, 49 chancres de la main ou des doigb. Or, sur ce nombre, j'en compte 30 dans la profession médicale, 30 contractés par des membres du corps médical dans lexercice de leur art {et non autrement, bien entendu). A savoir, au détail ;

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