‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 86 sur 123 · SI · texte numérisé non relu

SI

d'une mère saine (Funel Taulre d*une taille au-dessus de la moyenne), trois sont restés d'une laiîle infantile qui ne leur a pas permis d'éire soldais.

t\*> Enfin, un troisième lype est celui du rachitique à la grosse liHe bosseloe» aux jambes torses, au racliis dfHîé* nu Iiassin vicié, etc.

Le rachilisme, h coup sûr, o est pas, comme travail cm Parrot, un produil exclusif de la syphilis; il ne constitue en rien une manifestation de nature syphilitique; mais?*, h coup sûr aui^sî, il est un mode d "expression des plus communs de rhérédo^syphilis.

Aussi bien, au nom de la vérité clinique h qui reste toujours le dernier mot, une réaction est-elle en voie de se produire aujourdhuï '•outre la réaction excessive qu'avait provoquée la lioclrinede Par rot. Et cette vérité clinique, c'est que, d*une faron ou d'une autre (peu importe), le mchilisme est éirnilement lié à fhéréflo-syphtiii^^ L*hérédO'Syphilis n'est pas seule a le produire, certes; mais elle le produil fréquemment, très fréquemment- Cela^ je suis en droit de raflirnier» et de j>ar mes lectures et de par mon observation personnelle : da par mes lectures, qui m*ont p^M'mis de colliger un nombre considérable de cas où se trouve signalé le racliitisnie comme conséquence d'une hérédité syphilitique ; — de par mon observation personnelle, qui me l*a fait constater sur une foule d'enfants issus de souche syphilîlique, — De même, à ne citer que ce seul témoignage, notre célèbre accoucheur, le P*" Pinard» me disait récemment ceci : ^ Dans loule ma pratique, je n'ai jatnais observé tin seul cas de rachitisme en dehors de Thérédité syphilitique, »

IIL — Dernier groupe* — Les dyslrophies hérédo- syphilitiques, alors ipi'elles viennent à s'écarter du type normal d*uoe façon considérable, peuvent aboutir a ce qu'on appelle la monstruosité. Certes, le fait est rare et ne mérite que d*étre eonsi*ïné au passage ; mais il n'eu est pour cela ni moins curieux ni moins suggestif comme exemple de rinfenailé de déchéance que V hérédité syphilitique est capable d in 11 iger h l'embryon. Bien que la question ne soit à l'ordre du jour que depuis fort peu de temps, un jeune médecin a déjà pu réunir vingt trois cas de cet ordre, empruntés aux meilleurs sources, cas non contestables et, jusqu*ici du moins, non contestés (il* La syphilis peut donc ffiitr i/es momtres, cela est certain* Du reste, rien d étonnant à cela, et pour deux raisons que voici : c'est, d'abord, que la monstruosité n'est que lexagération, Tamplification de la dystrophie; or, je n'ai plus à dire, après ce qui précède, c|ue la syphiUs est parexcellenf^e une infection h dyslrophies héréditaires, — En second lieu, si Ton sait seulement depuis fort peu de

, (1) Di* ErixoMD FoirniviEii, iFavail précité, p. 13L

HÉRÉDITÉ DYSTROPHigUE DE SECONDE GÉNÉRATION. 387

temps que la syphilis peut servir de cause à diverses monslriJosiléSi il esl à cela un iiiotir îles plus simples ; cesl que Ton ne s'élail jamais préoccupé de rechercher une relation possible entre elle et les mon sires*

Au total, les diverses dystrophies dont il vient d^^lre tjueslion consistent toutes en des incorrections, des imperfections dn dcvc* loppement organique, qui réalisent pour Tindividu, ^ des degrés nalureilemenl 1res divers, des raisons de déchéauce, d'inférjorisation, de dégénérescence.

De dégénére^^cence, oui, et le mot n*a rien d'excessif. N*est'Ce pas un dégr-néré, par exemple, que ce misérable petit h érédo- syphilitique (pii naît à Télal d'avorton pour mourir quelques heures ou quelque^) jours plus tard, voire pour mourir le plus souvent de par cette seule raison qifil n'a pas la force de vivre, qu'il est frappe en naissant d'inaptitude à la vie?

NVst-ce pas de même un dégénéré que cet enfant qui snrvit, mais chétif, malingre, valétudinaire, toujours malade, et, somme toute, déchu physiquement?

N*est-ce pas un dégénéré que cet infantile assez disgracié pour être exclu du sort commun, j'entends de l*honncur de porter les armes?

N*esl-ce pas un dégénéré que ce rachi tique dilïorme, grotesque , bossu, infirme?

Ne sonl-ce pas aussi des dégénérés lous ces infirmes de l'intelligence qu'engendre Thérédo-syphilis et que^ suivant la variété ou le degré de leur déchéance psychique, on appelle des arriérés, des simples, des bornés » des déséquilibrés, des détraqués, des imbéciles, des idiots ?

Ne sont -ce pas aussi des dégénérés tous ces infirmes du système nerveux qui, de par rhérédîle syphilitique, naissent ou deviennent des hydrocéphales, des névropathes, des névrosés, des hystériques, des neurasthéniques, des épilepliques, des sourds-muets, etc- ?

Et ainsi de suite.

En sorte que, très positivement, rinfiuence hérédo-syphililique aboutît en maintes occasions à constituer les sujets auxquels elle permet de vivre à l'étal d*étri'^s infériorisés, décadents, déchus, abâtardis à des degrés divers et sous des formes diverses. Très certainenient, elle constitue, par rapport à Tespéce, ce quUI est très légitime d'appeler des dégénérescences ,

Ce n'est pas tout encore. Car, cela dit sur les déchéances individuelles, surgit aussitôt une question connexe i|ui s*impose, el celte question nVst autre, tout naturellementf que celle-ci ;

Quelle sera la desceDdance de ces sujets ainsi dy&trophl es?

Celle desceiidaufe si»bira-l-ellc ou non lirifluence de rhêredilé syphilitique ?

Quelques mois sur cejioint spt'cial <|ui, àcoiip f*»\rj"ail partie inLégraille de notre sujet.

Tout daiïord, j>our certains cas^ ladite descendance n'existera môme pas, n'aura même pas posî^ilnlilé d'élre, La slérililé, en elTel, est le résultat forcé de certaines dyslrophies, telles que dy^trophies lesliculaires de divers ordrrs. iJyslropliies utérines ou ovariennes(l), maUbnnatiotis génitales^ infantilisme, idiotie, etc.

Mais quand elle existera, quelle sera-t-elle cette descendance?

A coup sûi% elle pourra êlre nonnaie et indemne de lares héréditaires* (Vest même làj je crois, le fait le plus commun. Mais il est non moins avéré que les enfants des iiérédo-syphili tiques peuvent [>orter IVmpreinle de leur lare originelle. Il est non moins avéré que la syphilis du grand*père peut se traduire sur le petit-fils parte! ou tel stigmate dyslrophi<(ue (du côlédu squelette ou des yeux, par exemple) (*2k En sorte que^ bien cerlainemenl, il existe^ comme conséquence de la syphilis, une hérédiiv tJtjstrfiphifjne de seconde généralion ou, suivant une expression nouvellement inlroduite dans la langue médicale, une « hérédité dystropliique iiecande i».

Cela, nous sommes eu mesure de Taffirmer, Ijien que la question ï^oit encore neuve, de par toute une série de reclierches et d'observa* lions récentes. Ainsi, par exemple, le D' Barthélémy, qui a étudié et fouillé ce sujet avec ardeur depuis [plusieurs années^ a vu maintes Ibis celle hérédité syphilitique seeonde se Iraduire par des dystrophies les plus diverses, mais rappelant toujours celles qui caraclériseut l'hérédité spécifique de première généralion.

Pour préciser, il a obt^ervé ceci comme expression de ce qu*il appelle i< la syphilis héréditaire lointaine » :

Chélivitc native, débilité congéniale;

Lenteur et ditTicutté de croiss^ince j

Arrêts et imperfections du développement physique^ dans Im formes les plus variées ;

hifaiïlilisme;

He lards de révolution dentaire, et dy atrophies deataires;

Slintiisme ;

Itiieliitiftnie et scoliose;

MiiIJorinntifins stms les types le& plus divex's : bosselures crâniennes^ lïydrocéph&he, asymétrie» crâniennes et faciales; — écrasement du n«i; ^-

(!' M. k D'^ Dniéris me disait tant nScemmeatavêîr «n mains une série d'obser^ vatiQi]» du *tërilit^ par sclémte çvariennc native chet des femmes hérddo-aypUili tique 1^4

(1) Cdsciiôspar MM> Gaiezowski, AnlofiaUî, StrEemIni»ki (de Wilna), G. Pî^enti, etc*

HÉEEDITÉ DYSTROPHIQUE DE SECONDE GÉNÉRATION, 389

ogîvalîté de la votite palatine; — bec-de*lîèvre; -- cryplorchtdïe; — syndactylie ; — tiËrtiies, et surtotil hernie onibilicxile ; — noîvi ; etc. ;

Troubles vas eu la ires ; — acrocyanose ;

Tares nerveuses : norvosismci Uysléricisrot;, phobies^ convulsions infan- Ules, épilepsie, débilité înlellecluelle, voire Idiotie, ete.

Des faits de même ordre el de significalion semblable ont été produils ces dorniei's temps par dîvf^rs observateurs, notamment par le P'' Tarnowisky, par les IV' Elieime, Jacquet, Jullien, (laslou, Edmond Fournier» etc, A mon tour» jVn pourrais citer bon nombre, lémoignant tous dans le môme sens.

il y a plus. C est qu'on a vu parrois celte ïi Crédité seconde, au lieu de teadre à s'atiènuer, sévir avec une intensité, une nocivité égale u celle qui caracléns^c si souvt^nl rbérédilé prime; cest ainsi qti'on Ta vue, à Tinslar de cette dernière, étendre son action à toute une lign^'^e d enfants. Q^^'on en juge par les trois cas suivants, pour lesquels je réclamerai encore une mention particulière :

L — Observation du D' Gibert (du Havre) : Quatre enfanls naissent d*un père sain et d'une mt^re hérétio-si/phililique. — ■ Tous les qualresont afnigj's de rachitisme à un haut degré (courbure des os^ déformation du crâne, etc.). — En outre Tun d eux est idiot,

IL — Observation du D' Caubet : Issues d'un homme sain et d'une femme hérédo-syphititique, quatre grossesses aboutissent à ceci :

Une fausse couche ;

Deux enfants mort-nés;

Dernière grossesse amenant un monstre, litléraiement criblé de monstruosités [t>ec-de-lièvre double, absence de luette, oreilles dilTorraes, pied bol, vices de conformation des doigl s, orteils en griffe, imperroration del'urelhre, malformations artieulaires, na>vi,etc,, etc.

lïL — Observation du \y Etienne : Quatorze grossesses, issues *run ménage où une femme saine est unie h un mari hérëdo-syphilitique. — licsullats sommaires :

Six enTants morts [dont cinq par avortement);

Cinq entants affectés de troubles cérébraux ;

Un enfant arriéré î

Deux enfants alTectés de dystrophies dentaires.

Eh bien, est-ce que ces faits ne rappellent pas exactement et trait pour trait ce que nous observons à tout instant comme conséquence de i'hérédilé prime? Et Tidentité entre ces deux ordres d accidents ne témoigne-t-elle pas de leur commune origine?

390 DANGER SOCIAL DE hh SVPïtlLlS,

En tout cas ci quelque réserve qui nous soit imposée dans une question à la l'ois aussi neuve et ûus^i complexe, il osl no fait qui d'ores et déjà doit être considéré comme acquis, définitivement acquis et d'une aulhenlicilé indéniable. Ce fait, imporlarit enlre tous, cest Taction meurtrière qu^esL capable d'exercer sur ie fœlus llnriuence hérédo-svphili tique.

Je pi'écisc :

A la façon de la sypIiiUs. rhérédo-syphîlls peut réa^r sur le fœtus de la façon la pluB nocive.

 la Façou de îa sypJiilis, elle constilue très certainement une/>r^diaposiUon â tavoriemeni, comme h h nftissanre if enfants morls ou t/ejî/n/t's ù une mort rapide. De cela voici la preuve :

Pour ma !=^eu!epart, sur trente-qualre gro^^sesses issues de ménages où Tun des conjoints (le père le plus souvent} était entaché d'hérédosyphilis J*ai noté ceci :

Onze cas d'avorlemenl ;

Trois cas d'accoucliemenl pn'^mfituré ;

Quatre cas de mort survenue peu après la naissance.

Proportion de mortalité : 53 p. 100,

Dans un cas observé par M, le P' Pinard, une femme hérêdos) phi li tique unie à un liouinie sain fit coup sur coup et sans cause quatre fausses couches, puis accoucha ensuite d'un enfant syphilitique.

Dans un cas relaté par le P'TarnowîSky, onze grossesses issues d'un père hérédo-syphiiiliipie et d'une femme saine, seterminï*rent ainsi : huit enfants moH-néa et trois survivants (rlont un hystéro-épilep tique, un autre tubercuh^ux, et le dernier atïocté de gottre exophtalmique)*

Addilionmint les résultats ile diverses observations de cet ordre que j'ai pu réunir, j'aboulis aux chilfres suivants, sur un total de 8t grossesses survenues dans des ménages où Tun des conjoints était entaché dUiérédo-syphilis :

Avurlemen Is ...,,,,,.,,.,,,.... , .,.,*,, , . . , 2B

Aecauchenieola prématiiri^s (avec enfflrtt$ mortaj ..*.,.,.. 13

Eiifan ts morts h bref dêlûi *...*.....,...♦.,..,..... 7

Survivants.. ., . ^la

C'est-à-dire» en chitîres ronds et au pourcentage : 50 p. tW d*avorlements ou d'accouchements prématurés ; — et, comme mortalité

pour ainsi dire immédiate» 5*J p. HM>.

Conséquem menti on retrouve ou tout au moins on peut retrouver dans rhérédo-syphths Tinfluence nocive, abortive et fœlicide, qu exerce si puissamment la sypîiilis sur le l'cetus. iMéme cause et mômes effets de part et d'autre. Cela devait être, cela est.

A QUEL AGE SE PREND LA SVnULÏS^

Encore uti méfait en plus, jusqu'alors ignoré, qu'il convient d'ajouter au bilan de nocivité de la sypliilis.

Tel est le bilan delà syphilis comme nocivité vis-à-vis de Tindividu» de la famille, de Tenfant et de respèce, et tels sont les dangers sociaux qu'elle comporte, du moins d après ce que m'a appris une longue expérience tic ces tritàtes sujets.

t^ela dit, peut-être devrais-je poser ici la plume. Cependant, il me semble qu'eu me bornant à ce qui précède je laisserais une lacune dans la tAclie ipie vous avez bien voulu récinmer de moi. En tout cas, je serais toumienLé du remords de lais^ser dans Toiiibre un document clinique [cUnititie, j'insiste sur ce point, car je ne suis qu*uu clinicien et ne veux pas excéder ma conipélence), document qui peul servir, lui aussi, de « pièce à consulter » pour Téquitable solution de la grave question que ce Congrès a inscrit à son ordre du jour dans les termes suivants : « La société a-t-elle le droit, voire roblifîation, de se détendre contre ta syphilis par des mesures Je prophylaxie pulïliijue ? >j Je féclamerai donc encore de vous quelques inslants d'attention relative menl h ce qui va suivra.

Nombre de gens du monde fet j'entends par ce mot pour l'instant les personnes étrangères à noire art) se désintéressent votonUers d'une prophylaxie publique de la syphilis en raiaoo d un préjugé que je vais dire,

Cne prophylaxie de cet ordre, ils la jugent de peu de prix, pour la raison qu'à leurs yeux elle ne serait destinée qu*à protéger des sujets qui pournticni intfn ne ftrnîéijer eux-mé/nes. Que de fois, pour ma part, n ai-je pas entendu et que de fois aussi sans doute n'avez- vous pas entendu des membres duParlemenl, des sénateurs, des députés, des conseillers municipaux, etc., rais<inuer ainsi:

M Le public réclame de nous des lois, des règlements administratifs pour le protéger contre la syphilis; mais qu'il commence donc par se protéger lui-même 1 La syphilis ne tombe pas du ciel. Sa conla* gion est très dilTérenle de celle de nombre d'autres maladies, telles que îa grippe, la rougeole, la variole, la diphtérie et autres, qu'on prend sans les avoir cherchées, sans les avoir bravées, sans même savoir ou et comment on les a prises. La syphilis, elle, ne va chercher personne, et» tout au contraire, besoin est d'aller la chercher dans son repaire, Donc, encore une fois, que ceux qui craignent la syphilis prennent soin de se protéger eux-mî^mes. Ils sont au lait du danger, ils le connaissent ; ils ont, pour se défendre, leur thje^ rexpcrienrc dcii rhoses et in raison* »

Rien de plus vrai, du iBoinf? pour une part, rrpondrai-je, et jamais aucune propliyloxie ne vaudra celle de Tobservance perso ïinel le. Mais, avaut d'aboutir à la ronclusion qui dt^rive d'un le[ raisoûnement, c'esl-à-dire à rinulilît*^ de toute prophylaxie publiiiue, veuillez donc, je vous prie, jeter les yeux sur le lebleau qui va âuivi*o ei en méditer quelques résullats, quelques enseigriPiiieiiis.

Ce ta blca u e s l une s ta ti s I i q u e d ress ée par u n j e u n e médeci n , m o n fils, sur un lotal de I l.iMK) cas de syphilis observés par moi dans la clientèle de ville (10,000 cas relatifs à l'homme et 1.00<J relatifs à la femme), statistique ayant pour visée d'établir à queh âms ei dan^ quelle proporlion de fréquence par rapporl a chaque âffe ne rofilracle la stjphiii» de vtmtnrmnalhn sexuelle (de continui nation sexuelle. Tau leur ayant h dessein exclu de cette statistique tous les ras de conlagiou autres que ceux d'origine sexuelle).

Voici ce tableau :

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A QtJlL AGE SE PREND LA SYPHILIS? 393

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euîiUiniUALian, itU/JUU cis). (l.ÛOO eu).

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L'anolyse de ce tableau prêLcratl certes h de nombreux commea-

tairos de divers genres. Mais je ne veux pour Tinstant en retenir que deux points relatifs au sujet spécial qui nous occupe. Ces deux points^ les Tûicj :

L — Il ressort de la Htatislique qui précède ;

1" Oiie les grosses poussées de la contamination syphilitique se produisent:

Pour riiomme, entre vingt et vjngl-sixans;

Pour la femme, entre dis-huit et vingt- un ans.

2"' Que le summum, le fastigium de fréquence des contaminations syphilitiques répond :

Pour rhomme, h la vingt-troisième année;

Pour la femme, à la vingtième année (I).

Vingt- troisième année pour l'homme, vingtième année pour la femme, voilà donc ce qu'on pourrait appeler les années néfastes de la syphilis au point de vue do la contagion.

Or» cette double constatation n est pas tout d^abord sans éveiller en mon esprit un certain émoi, et il rnV^st impossible à son sujet de ne pas placer ici cette prcmii>re réllexion; (Comment ! Les années les plus fécondes en contagions syphilitiques sont comprises entre dixhuit et vingt-six ans, et les plus fécondes parmi les plus fécondes entre vingt et vingt-trois ans! Mais ces années-là» ce sont Ics/jre-

(1) Il paraît que ce dei*m«rehïfTres'ii baisse encore dans des mUîeiix sociaux d'ardre intérieur. Ainsi, d'ftprèa d'autres atatisltques, le inaxiitium dé fréquence don contamina Lions sypliitttiqueiï dosccndrail à la dix-neuvième année dans le public dea femmes traitées â l iinpil.al de Lou reine (Df Kdmrmd Founiier), et m<Jm« ù (a dixhuitième année chez les prasiituécs de SainULaiarc {D^ Le PtZeur et D'' BarUié* leojy).

miêres années de In jeunenfie. Ce sont les années d'inexpérience, ce sont ! au moins pour rhommej les années folies. En tout cas, elles ne réponclt*nl en rwn, j'imagine, à ce qu*on appelle Tâge de raison. Et il nie semble qu'on ne serait guèi'c autorisé à dire à des sujets de cet ùgei « Vous avez contracté la syphilis, vous, monsieur, à vingt ans, et vous, mademoiselle ou madame, à dix-huit ans. Eh bien î de quoi vous plaignez- vous ? Prenez- vous en h vous-même de ce qui vous est arrivé. Car, vous aviez pour vous protéger vttire âge^ avec rexpériffjcc ei ia rai non fir voire âf/e. w

A rhomme capable d'un pareil raisonnement j*aurais volontiers envie d'adresser rindiserète question suivante: « Voyons, monsieur, là, rratichemeol et entre nous, est-ce que, si vous ave^ eu le bonheur d*écliapper à la vérole dans le prinlemps de votre lie, vous devez cela à la sagesse, à la raison et Texpérience dont vous étieE dolé à cet âge? «Î

IC — Mais ce n*est pas tout, d*a illeurs. Car, poursuivant reîtatneiî de ladite slatisLiquo, j*y trouv«? encore ceci relativement au\ conlagîons survenues avant la vingt iùmc a il née.

1^ Pour Ihorame, toujours sur un total de lO.tMMi cas :

Nombre de sypliilt^ conlrncUres à Im Ï9* année M'* Cii

nr 119 —

^ — !fi* — 38 —

Tolftl

HM CûS

Pour la femme, sur un total de 1,000 cas:

Nombre de syptiilis conlraelëes A la 1 1* «tinfe € cas

— ^ — Ifi* -^ 1* -- *- -^ 16- 22 — !;♦ 3J —

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