SUIVANT LE SEXE
POUBCENTAGË DE LA SYPHILIS AUX DIVERS AGBS CBEZ L HOMME
De 14 à 19 ant..,. ,.,,...., 8,20 p. 100
De ÎO à 30 —, ,,.,. 05t67 —
De 30 â 39 —,,... .,...,, IS,3Î —
De 40 à ^9 ^ ....,..*.,*,..... 5,35 —
De 50 A 5Î) — . . * ...» 1,89 —
De 60 à 69 —,___„ 0,54 —
De 10 an* au terme de Texistence , 0,03 —
Cest-à-dire :
Première Jeunesse. , 8 p. loo
Jeunesse , ..»,...., Gfi —
Maturité... ., ., U —
Déclin . , , 5 —
Vieillesse,.,. ,,,..,. 3 à 3 —
Voilà ce qu'on observe chez rhomme.
IL — Les choses se passent-elles de m^me chez la femmel
Oui, quant aux grandes lignes; rnejs non, quant h cerUines partie cularilés qui sont curieuses à mentionner. Je précise.
Chez la femroe, comme chez Thomme, la syphilis obéit aux lois générales qui en proportionnent la fréquence à rinlensité de la vie sexuelle; et comment, d'ailleurs, pourrait-elle s'en a franchir ?
Par cela même, sa répartition suivant les âges ditîère de ce qu'elle est cheK Thomme. Ainsi :
V Comme chez Hioinme, la contagion commence h s'exercer dès la quatorzième année (où je relève déjà 6 cas). De plus, elle va croissant d'une façon très rapidement progressive, pour atteindre, h dixsept ans^ le chiffre de 33 cas.
2" Avec la dix-huitième année s*inaugure, chez la femme, la grosse poussée des contamina Lions syphilitiques* Celte poussée comprend environ sept années, comme choz l'homme^ avec cette difTérence qulci elle évolue entre dix- huit et vingt-quatre ans, tandis que chez r homme nous Ta von s vue évoluer a terme plus lardif, h savoir entre vingt et vingt-sept ans.
Dans les sept années en question, où la fréquence des contamina* tions devient considérable, le fasLigium est atteint par la vtngiième année ^ qui coraplc, à elle seule, 104 cas (plus de 10 p. 100).
Autour de cette vingtième année se groupent, pour un même chiffre de 74 cas, la dix-neuvième et la vingt et unième années*
Ces trois années ^dix-neuvième, vingtième et vingt et unième) constituent donc pour la femme, au moins dans la clientèle de ville, les (rois années néfastes de la vérole.
3* Avec la vingt-cinquième ann<^e débute la sédalion, qii conlimie, s'affirme de plus en plus. On voit alors les quoLienls de contamination s'abaisser d'une façon bien plus rapide que chez l'homme, si rapide même que, dès la vingt-neuvième anm^e, le niveau se trouve descendre à celui de la première jeunesse, c*est-^-dire de la dix-septième année. Vers la quarantième année, le niveau devient égal, voire inférieur, à celui de la quatonième.
4** Comme chez Thomme, la maturité se caractérise, de quarante h quarante-neuf ans, par une chute progressive et continue du chifTre des conLaminations*
5" Avec la cinquantaine et au delà, plus rien que quelques unîtes de contaminations (trois à cinquante et un ans; — deux à cinquantedeux ; — deux à cinquante-quatre).
6° Enfin, au delà de cinquante-cinq aus, plus aucun cas de contamination.
De là, en résumé, par rajvporl à ce que nous avons vu chez rhorame, deux points particuliers fort importants h relever :
1" La grande poussée Juvénile de contamination syphilltlqtie se fait l>ien plus tôt chez ia femme que chÊZ Tliomme, à t^voir : de dix*neufà vingt et un ans chez la femme, et de yin^t*deux à vingtquatre ans chez Thommc.
2"" Pas de syphilis sénile chez la femme, tandis que la syphilis sénîle chez Thomnie, on le sait par ce qui précède, est loin d'être une exception. Deux raisons à cela ; l'une, c'est que la femme hors d*àge n'exerce plus la tentation; — et Tautre, c*e&L que, physiologiquement, le besoin génital s'éteint bien plus tôt chez la femme que chez rhomme.
Au total, le pourcentage de fréquence parallèle de la syphilis suivant les âges se traduit dans les deux sexes par les chiffres que voici :
Première jeunesse 14 à 19 ans].... S 31
Jetinesse ;20 â29 a»£t) m &s
Maturité (30 à 39 ans) ^, 18 16
Déclin (40 è. 49 ans) ft 5
VieiUeBSa (50 ans et au delà) 3 0,7
IL — Ma^lades d*hôpital
Pour les malades d'hôpitat le même travail statistique aboutit au% résultats suivants :
Hû4iun«i Pemme»
Il ans,
ta ^