‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 98 sur 123 · IS — U · texte numérisé non relu

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Si Ton met en parallèle ces derniers résultats avec ceux qui sont relatifs à la clientèle de ville, od aboutit à ceci ;

L ^ — Eq ce qui concerne V homme, peu de dilTérenees en Ire les deux catégories de malades malades dliôpilal et malades de ville) quant aux grandes ligaesj'entendsquantà révolution générale de la maladie comme quotients de fréquence aux divers âges. Tout au contraire, parallélisme à peu près régulier comme ascension et c anime descente* et, notamment, fasUgium identique à la niêma année (vingt-troisième année).

Comme dilTérence, un seul fait digne de remarque : c est que la fréquence des contaminations est plus précoce pour les malades d'hôpital que pour les malades de ville. On gagne la mjphiîis piuB tôt dans i€ penpte quedanK ta bourgeoisie, notamment aux âges de dixsept» dix-huit, dix-neuf et vingt ans. — Inversement, la fréquence devient prédominante pour les malades de ville de vingt et un à vingt-neur ans.

Il, — En ce qui concerne la femme, au contraire, dilTérenccs très saillantes et très utiles à consigner surtout comme application à la prophylaxie. Ici, comme on va le voir, influence très notable du milieu social. Ainsi ;

1* Chez la femme du peuple, la grosse poussée juvénile est notable^ ment plus précoce fjue ct\cz la femme des classes bourgeoise ou arislovraliqae. Klle s'inaugure violemment de seize à dix-sept ans, pour se continuer environ jusqu*îi la vingt-deuxième année.

2*^ Chez la femme du peuple (qu'on remarque bien ceci), cette poussée juvénile atteint son fastigium a la dix-huitième année, tandis que ce fsstigium, pour la femme de la vilEe, correspond à la vingtième.

Dans le peuple, donc, c'est à dix-huit ans que la syphilis primaire est à son apogée comme fréquence. Deux ans plus tard, seulement, cette apogée est atteinte chez la femme de milieux sociaux piu& élevés.

3" Dans la classe populaire, la fréquence des contaminations syphilitiques reste prédominante sur celle des contaminations de la classe bourgeoise de la seizième à la vingt-troisième année.

3" DANS LE PUBLIC DES PHOSTITtléES.

4" Et, au contraire, avec la vîfigt-quatrième année et au delà» le chiffre des eonLaminn lions devient el reste supérieur dans la classe bourgeoise à ce quil est dans le peuple.

5"" Dans Tune et l'auLre classe, enfin, absence pour ainsi dire complète de syphilis sénile*

Au total, le fait majeur, essentiel à enregistrer en l'espèce, est ceci : précocité notable des contaminations syphilitiques ciiêz la femme du peuple ^ par rapport à la femme d'un nu lieu social supérieur,

IlL — Prostituées*

La troisième catégorie de malades dont il me reste à parler est celle des prosli tuées.

Privé de documents personnels sur ce poinif je dois — et J ai plaisir à le répéter — les documents dont j'ai fait usage pour ce travail à deux éminenls médecins de Sainl-Lazare, MM. les D" Le Pileur et Barthélémy* Voici ces documents :

ÉCHÉANCES DE LA CONTAMINATION SVFHiLtTIQLt: CHE2 LES PROSTITUÉES:

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D' Le Piltur

II' BartkéJemy.

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12 ans.

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A QUEL AGE SE PREND LA SYPIllUSi

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De ces chiffres dérivent divers résulLals.

I* C'esl, d'abord^ que, chez la prostituée, la contagion syphilUiqu commence iôi, c*est-à-dire s'inaugure avec la quatorzième année env ron (quelquefois même, mais rarement, d*uoe façon plus précoc encore).

2** Cesl, en second lieu et surtout, que, sur elle, la fréquence d contamina lion 3 augmente très rapidement, surtout de la quinzième

ta dJK-scptième année (de 46 à 141).

.V Osi que ta (/rosse poussée juvénîie se fait de (a dix-septième ta vingi et unième année ^ pour atteindre son apor^ëe, comme chez la femme du peuple, â dix-huit ans. M

Au cours de la quinzième, seizième, dix-septième, dix-liuitièrae et" dix-neuvième année, la proportion relative des contaminations syphi liliques esl infiniment supérieure chez la prosliluée à ce qu'elle es dans la classe bourgeoise*

4" Puis, chose curieuse el cependant des plus naturelles fj*en dirai le pourquoi dans un instants une descente brusque et fortement, accentuée se produit dans le nombre fies contagions dès la dix-neu vième année, pour se poursuivre au delà avec la même intensité jy» qu'à ta vingt-troisième environ.

Ainsi, comme exemple, à cette vingttroisiènie année, le nombre des contagions devient inférieur à ce qu'il était dès l'Age de qninzo ans. Vraiment» c'est à n'y paî? croire: aussi répétcrai-je h dessein Moins de contaminations, moins de chancres chez Ja prostituée à vingt-trois ans qu'à quinze ans.

Aussi bien, chose plus paradoxale encore d'apparence, dès TAge d9 vingt ans, le nombre relatif des contaminations devient-il inférieur

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