ARMES
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Compagnies de cavalerie de remonte
Compagoies de pionoiers et de fusiliers de discipline .
Légion de la garde républicaine
Régiment de sapeurs-pompiers
Compagnies d'ouvriers d'artillerie et d'arlificiers
Sections de secrétaires d'état-major et de recrutement
Régiments de chasseurs d'Afrique
Régiments de zouaves
Régiments de spahis
Sections de commis et ouvriers militaires d'administration
Bataillons de chasseurs à pied
Sections d'infirmiers militaires
Régiments de tirailleurs algériens
Régiments étrangers
Régiments de cavalerie
Régiments du génie
Bataillons d'artillerie de forteresse
Régiments d'artillerie, d'artillerie-pontonniers
Escadrons du train des équipages militaires
Régiments d'infanterie de ligne
Bataillons d'infanterie légère d'Afrique...
Prisons, pénitenciers et ateliers de travaux publics .'
Dans toute l'armée.
Ceci constitue un document scientifique auquel on ne peut opposer les allirmations qui se répètent de confiance sur la mortalité des infirmiers par phtisie pulmonaire;
Ainsi s'écroule pièce à pièce toute cette fantasmagorie de la contagion par cohabitation (1).
Quant à la transmission de la tuberculose dans les écoles, les ateliers et autres lieux analogues, nous ne possédons guère que des anecdotes et non des faits recueillis avec toute la rigueur qu'exige de semblables documents. Ainsi Brouardel, dans son livre : La lutte contre la tuberculose, traite dans différents chapitres de la tuberculose dans les milieux collectifs. J'ai le regret de n'avoir trouvé dans ces différents chapitres que des affirmations d'hommes incompétents, c'est-à-dire étrangers à la science médicale ou des statistiques incomplètes, surtout beaucoup d'affirmations (2). C'est toujours on qui a vu et
(1) La Société de Berlin, dans la séance du 1 er mats 1899, nous fournit le document suivant qui confirme notre opinion:
M. Fûrbringer. — A l'hôpital de Friedrichshain, sur 108 infirmières, S seulement sont devenues tuberculeuses, et encore faut-il tenir compte qu'une d'elles était issue de phtisiques et qu'une autre était certainement tuberculeuse avant de venir à l'hôpital.
D'après une statistique que j'ai établie moi-même, sur 708 religieuses, dont 94 sont restées de cinq à quinze ans dans les hôpitaux, 13 sont devenues tuberculeuses, mais chez 6 il existait des antécédents héréditaires et chez 6 autres le début de l'affection était antérieur à leur entrée dans les hôpitaux. Ces chiffres diffèrent beaucoup de ceux qu'indiquent M. Cornet (63 0/0) et M. von Ziemssen (50 0/0).
J'estime donc que l'isolement des tuberculeux est une mesure complètement inutile, car, ce qui domine i'étiologie de la tuberculose, c'est l'hérédité et la question du terrain.
(2) Le D r Gourichon, médecin inspecteur des écoles primaires de la Seine, a communiqué au Congrès de 1905 <
qui rapporte. Or, qu'est-ce que on? Joseph de Maistre Ta dit avec autant de justesse que d'énergie : « On est un sot. » Qu'est-ce que prouve l'histoire des blanchisseuses de M. Landouzy? La phtisie, si fréquente chez les blanchisseurs et les blanchisseuses de Sèvres et de Boulogne, ne peut-elle pas s'expliquer par l'habitude des alcools et les mœurs légères de cette classe de travailleurs. Si le contact et les manipulations des linges souillés par les crachats tuberculeux étaient la cause de la fréquence de la phtisie chez les blanchisseuses de la banlieue parisienne, com-
(T. ÎI, p. 806) une note qui démontre, contrairement à l'opinion générale et à celle de M. Brouardel, la rareté de la tuberculose chez les instituteurs. Voici les chiffres sur lesquels est basé ce document.
La Société de secours mutuels des instituteurs publics de la Seine dont le chiffre des membres qui s'est élevé en 10 ans de 185 à 265, n'a présenté pendant cette période que 12 cas de tuberculose.
La Société antituberculeuse de l'Enseignement primaire de la Seine a présenté de 1902 à 1903, sur 2215 membres, 85 cas de tuberculose dont 65 fermées et 20 ouvertes — en 1904 sur 2.475 membres, 109 cas de tuberculose, dont 24 seulement ouvertes, et 3 décès seulement, — enfin en 1905, sur 2.862 membres et 1.024 consultants, 50 cas seulement de tuberculose.
De plus le total des membres de l'enseignement do la Seine étant de 7.154, on n'y trouve que 60 cas de tuberculose avérée, ce qui donne une proportion pour Paris même de 0.85 0/0 et pour la banlieue de 0.75 0/0.
Gomme exemple d'anecdote dues à des incompétents et cependant rapportées par Brouardel comme des faits scientifiques, nous reproduisons Vhistoire suivante rapportée
ment cette cause de contagion resterait-elle stérile chez les blanchisseuses disséminées dans le canton de Longjumeau, par exemple ?
par un monsieur, d'une étude de notaire où se rencontrait un malheureux clerc phtisique qui expectorait dans un crachoir rempli de sable sec; mais par malheur, le crachoir était placé auprès de la bouche du calorifère ; « l'air chaud desséchait rapidement les crachats, et les bacilles, mêlés à la poussière, voltigeaient dans la pièce, où de nombreux jeunes gens travaillaient en commun » (p. 75). En une année, 6 clercs succombèrent à une attaque de phtisie aiguë.
Apporter une semblable anecdote à l'appui de la démonstration de la contagion tuberculeuse indique un état d'âme bien spécial. Il faut que l'intelligence ait été surchauffée par l'idée obsédante de la contagion pour qu'un homme de la science de M. Brouardel aille croire et ose imprimer qu'il se soit rencontré dans une étude de notaire 6 clercs emportés par la phtisie aiguë en l'espace d'un an. Ceci rappelle les 13 jeunes filles de Chartres, succombant à la tuberculose infectées par le lait d'une vache dont elles n'avaient jamais bu une goutte ! Mais tout dans ce fait rapporté par M. Brouardel est ridiculement faux. On donne pour cause à la contagion dans cette étude de notaire l'expectoration bacillifère desséchée par le voisinage d'un calorifère ; qui a constaté que les crachats étaient desséchés dans le sable du crachoir ; si on y avait regardé, on aurait trouvé non pas une poussière impalpable mais des magmas irréguliers et incapables de quitter le vase où ils étaient réunis ; et qui mesurera la force de l'imagination qui a vu le sable mêlé aux poussières desséchées voltiger dans l'étude et se présenter à la respiration des clercs penchés sur leurs bureaux. Mais c'est donc en vain que Kelsch a mesuré la force des courants d'air nécessaires pour élever jusqu'à la hauteur des voies respiratoires les poussières bacillifères P Non, si pour faire plaisir à M. Brouardel je veux bien accepter que l'expectoration mélangée au sable a été entièrement desséchée, je ne puis lui accorder qu'un courant d'air soit venu soulever dans l'étude de notaire cette poussière infectieuse.