‹ Prophylaxie de la tuberculoseChapitre 14 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sur une opinion scientifique, c'est-à-dire sur tout ce qu'il y a de plus changeant dans la science et que cette opinion, qui a engendré tant de complications douloureuses autour des phtisiques, n'existe plus aujourd'hui pour les médecins au courant de la question, mais qu'elle constituera encore pendant longtemps un préjugé durable pour la foule et même pour ces médecins qui croient toujours que tout est arrivé et qui ont l'habitude de vivre sur leur passé.

et que la dame assistante qui s'occupe de lui manifeste quelque pitié, il répond: « C'est vrai, Madame, je suis bien misérable, mais il y a encore un moyen de se consoler, c'est de regarder au-dessous de soi. »

7° Un dernier fait.

Une dame amène sa femme de chambre à la consultation en paraissant l'entourer d'une grande sollicitude. Elle déclare au médecin que la jeune fille tousse quelquefois, qu'elle désire absolument savoir ce qu'elle a, que lui portant le plus vif intérêt et étant très satisfaite de son service, elle tient à lui faire donner tous les soins nécessaires. Or, la jeune fille est atteinte de tuberculose, mais de tuberculose fermée.

Les deux femmes s'en vont ; à peine arrivée dans la rue, la maîtresse accable d'injures cette servante qu'elle prétendait beaucoup aimer. Elle pousse des hurlements, ameute les passants, traite la pauvre fille de « peste qui infecte la maison », et lui défend d'y rentrer.

Les malades sortant d'Angicourt ont déjà adressé deux pétitions à la Commission permanente de préservation contre la tuberculose, pour demander qu'on s'occupe d'eux, déclarant qu'ils sont marqués d'une tare indélébile, qu'ils ne peuvent trouver de travail nulle part, etc.

Tous ces faits sont loin d'être isolés: j'en ai recueilli un nombre considérable. Quand la déclaration obligatoire sera votée, que deviendront tous ces pauvres gens? (Académie de Méd., 6 mars, p. 308.)

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