‹ Prophylaxie de la tuberculoseChapitre 4 sur 22 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

De la transmission du bacille de la tuberculose d'un organisme malade a un organisme sain (contagion).

La transmission du bacille de la tuberculose d'un organisme malade à un organisme sain présente, en dehors du mode d'inoculation, des différences, qui tiennent aux propriétés pathogènes diverses que présente le bacille de Koch.

Des faits de laboratoire, que nul ne conteste absolument, mais qui prêtent à des interprétations diverses, ont été la base d'une discussion véritablement byzantine pour savoir si on devait admettre ou non trois espèces de bacilles de Koch.

Nous plaçant au point de vue purement expérimental, nous enseignerons que la tuberculose humaine, extrêmement contagieuse pour l'homme, ne produit, dans l'espèce bovine que des accidents locaux, et que sa généralisation est exceptionnelle ; qu'elle ne se transmet jamais aux gallinacés.

Que la bacillose bovine, très contagieuse pour les bovidés et pour la plupart des mammifères, ne se transmet pas à l'homme, dans le petit nombre des cas où cette inoculation a été pratiquée.

Que la tuberculose aviaire n'est point pathogène pour l'espèce humaine, qu'elle l'est beaucoup moins que la tuberculose bovine pour certains mammifères (Expériences de Calmette) (1).

Cette variété dans la propriété pathogène du bacille de Koch se retrouve constamment quand le bacille a été directement emprunté à son origine naturelle, à l'homme, aux bovidés ou aux gallinacés — ou encore, quand il a été cultivé, sur les milieux habituels de laboratoire : bouillon, sérum, gélatine, pomme de terre. Mais il faut reconnaître que ces propriétés différentes sont facilement modifiées par des artifices de culture, que ce sont bien, comme on le dit dans l'Ecole de Lyon, des propriétés d'adaptation et non des propriétés inhérentes à des variétés de bacille. Ainsi, par des procédés que nous n'avons point à rappeler ici, on est arrivé à donner au bacille humain les propriétés du 4 bacille aviaire,

(1) « Lorsque l'infection des mamelles de la mère (une chèvre) était réalisée avec du bacille humain, nous observions seulement de l'adénopathie mésentérique sans extension ultérieure au poumon ; il en était de même quand nous injections les mamelles de la mère avec du bacille aviaire; avec le bacille bovin l'infection générale était constante ». (Compte rendu, Congrès 1905, p. 421 T. I.)

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