TRANSMISSION DU BACILLE
et réciproquement. D'où l'on a conclu qu'il n'existait qu'une espèce de bacille de Koch, à propriétés pathogènes variables.
Nous avons appelé la discussion qui a été soulevée sur ce point une discussion byzantine, parce que, dans l'Ecole de Lyon surtout, on s'est préoccupé d'établir l'unité de l'espèce bacillaire, on a même rappelé, comme pour la syphilis, l'école uniciste et l'école dualiste. Nous trouvons, nous, qu'une seule chose est nécessaire, sur ce point particulier, et qu'elle a été formulée au Congrès par un médecin de bon sens, dont je regrette de n'avoir pas retenu le nom : « Ce qui nous importe, a-t-il dit, ce n'est pas de savoir si le bacille de Koch constitue une seule espèce, mais c'est de connaître les trois propriétés pathogènes différentes qu'il présente tant qu'il n'a pas été modifié par des procédés de culture. »
La conclusion pratique à tirer de ces faits est d'une importance capitale ; car, si la tuberculose bovine n'est pas pathogène pour l'homme, que devient l'histoire de la contagion par le lait. Et au point de vue de la sérumthérapie, l'importance de la variété des propriétés pathogènes du bacille de Koch n'est-elle pas la base sur laquelle s'appuie von Behring en vaccinant des veaux avec la tuberculose humaine.
Ces réserves faites, nous exposerons très succinctement l'histoire de la transmission du bacille de Koch chez las; animaux.