CHAPITRE II
Transmission de la tuberculose par la respiration
C'est sur la croyance à la transmission de la tuberculose par la respiration, qu'a été édifié et que s'appuie encore aujourd'hui tout l'édifice de la doctrine contagionniste..
Nous allons voir que cette explication avait été combattue victorieusement dans les laboratoires et que la clinique l'abandonnait de plus en plus, quand leCongrès de la tuberculose de 1905, obéissant au mouvement acquis, qui pousse les foules dans un sens déterminé, s'est hâté de proclamer comme un dogme la contagion de la tuberculose par la respiration de poussières desséchées bacillifères. Les portes du Congrès étaient à peine closes, l'écho de ses dernières fêtes se faisait encore entendre quand la doctrine acclamée par lui était qualifiée d'erreur. La transmission par ingestion fut substituée presque partout à la transmission par inspiration.
Mais si la transmission de la tuberculose par respiration des poussières sèches a été trop légèrement proclamée par le Congrès comme le mode le plus habituel de la contagion, il n'en est pas moins vrai que le bacille de Koch peut se transmettre, quoique rarement et dans des cas déterminés, à l'état de poussière desséchée. Il se transmet toujours et avec une extrême facilité quand il est respiré sous forme de pulvérisations humides. Nous allons examiner ces deux cas.
A. — Transmission du bacille de Koch par la voie
humide
1° Chez les animaux
Cette transmission est extrêmement puissante ; elle est même plus puissante que la transmission par inoculation. Tous les animaux, même ceux qui sont le plus rebelles à la tuberculose, comme la chèvre, sont infectés par la respiration d'eau contenant le bacille de Koch et pulvérisée ; et voici un certain nombre d'expériences démontrant avec quelle facilité un certain nombre d'animaux deviennent tuberculeux par cette technique.
Expériences de Tappeiner. — Tappeiner choisit pour ces expériences un animal qui présente très rarement la tuberculose spontanée, c'est le chien.
Mode opératoire. — La valeur d'une cuillerée à thé de crachats de phtisiques était délayée dans 300 à 500 grammes d'eau et le liquide ainsi obtenu était pulvérisé dans les chambres à expérience. Onze chiens furent soumis à ces inhalations pendant une durée d'une heure deux fois par jour. Le reste du temps, ces animaux demeuraient dans la cage ou se promenaient en liberté. Ces expériences furent continuées de vingt-cinq à cinquante jours et sur 11 chiens, 10 présentèrent des tubercules localisés principalement dans les poumons et quelques-uns dans les reins, le foie et la rate. L'éruption tuberculeuse commençait à se manifester vers la troisième semaine de l'expérience.
Les mêmes crachats mélangés aux aliments, mais à bien plus forte dose, avalés par d'autres chiens ne déterminèrent aucune lésion tuberculeuse.
Expérimentation de Bertheau. — C'est la répétition des précédentes, mais pratiquées sur 3 chiens et 1 chèvre. On fit respirer à ces animaux des crachats de phtisiques mélangés à de l'eau et pulvérisés, et ils contractèrent une tuberculose pulmonaire.
Expériences de Weichselbaum. — 11 chiens auxquels on fit inhaler des crachats tuberculeux étendus dans l'eau let pulvérisés contractèrent une tuberculose pulmonaire.
Expériences de Veraguth. — Il s'agit encore
d'inhalation de crachats de phtisiques étendus d'eau et pulvérisés avec cette différence que le mélange fut préalablement filtré à travers une flanelle. Sur 24 chiens, 12 devinrent tuberculeux.
Expériences de Koch. — Ces expériences sont plus scientifiques que les précédentes, parce que Koch se servit d'une culture pure de tuberculose broyée et finement émulsionnée dans de l'eau distillée ; 8 lapins, 10 cobayes, 4 rats et 4 souris furent soumis trois jours consécutifs pendant une demi-heure à la pulvérisation de ce liquide. Tous ces animaux devinrent tuberculeux et, comme ils furent sacrifiés plus ou moins tardivement, on put constater que la tuberculose envahit d'abord les poumons et plus tardivement la rate et le foie.
Expériences dé Celli et Guarnieri. — Les crachats tuberculeux pulvérisés ont toujours provoqué la tuberculose pulmonaire chez les animaux en expérience.
Expériences de Thàon. — Des crachats tuberculeux émulsionnés dans l'eau, pulvérisés matin et soir pendant un quart d'heure, durant une semaine, déterminaient la mort des cobayes en douze et quatorze jours avec la tuberculose du poumon.
Des lapins soumis aux mêmes expériences résistèrent plus longtemps, mais périrent également tuberculeux.
Expériences de Preyss. — Cet expérimentateur préparait avec des qjachats tuberculeux
émulsionnés dans l'eau des liquides gradués, dont la teneur en bacille était établie par des numérations aussi précises que possible. Des cobayes soumis pendant vingt et trente minutes à l'inhalation de ce liquide furent rendus tuberculeux par une préparation contenant un millième de milligramme de crachats tuberculeux, environ 40 bacilles.
L'auteur remarque que l'intensité et l'extension des lésions sont proportionnelles à la dose employée, que les glandes bronchiques, puis les poumons sont atteints les premiers (1).
Ces expériences sont d'autant plus probantes qu'elles sont dues à des hommes qui sont, à juste titre, regardés comme de grands expérimentateurs, et que jamais aucun fait contradictoire n'a été produit. On peut donc dire qu'il est acquis au problème de la contagion de la tuberculose que la. transmission de cette maladie est certaine, par l'eau pulvérisée, quand cette eau contient des bacilles de Koch. Ce mode de transmission est tellement puissant que des animaux réfractaires comme le chien ont été contaminés par lui.
Remarquons encore que, dans la transmission de la tuberculose par la respiration, ce sont les poumons qui sont atteints quelle que soit l'espèce animale en expérimentation.
(1) Ce résultat est contraire k 1* théorie généralement acceptée qui place la porte d'entrée dans le poumon.
2° Transmission à V homme.
On comprend aisément que dans les rapports sociaux on n'ait pas l'habitude de pulvériser les bacilles de Koch. Ce chapitre devrait donc être nul, si les recherches de Flûge ne lui avaient pas apporté une importance qu'on a, du reste, fortement exagérée. C'est précisément à cause de cette exagération, et aussi à cause de la légèreté avec laquelle on le cite sans l'avoir jamais lu, que nous trouvons utile d'exposer comme un élément considérable des questions débattues un compte rendu très exact du travail de Flûgge.
Ce savant est contagionniste ; mais il repousse absolument la transmission du bacille de Koch par la respiration des poussières desséchées et il donne d'excellentes raisons pour repousser absolument cette théorie. Mais Flûgge a été frappé de la puissance de la contagion exercée par la pulvérisation humide de poussières bacillifères. Il a remarqué que certains malades en toussant, éternuant et même en parlant chassaient hors de leur bouche, des gouttelettes fines et divisées, une sorte de spray, et il s'est demandé s'il n'y avait pas là une source de contagion. S'appuyant sur les expériences du D r Lastschenko, il montre qu'un phtisique atteint de cavernes, enfermé dans une sorte de cage en verre, répand autour de lui lorsqu'il tousse des particules ténues de salive qui
contiennent le bacille de Koch. Si dans cette cage en verre on met à une certaine hauteur des vases plats contenant de l'eau stérilisée, cette eau se charge d'une assez grande quantité de bacilles de Koch pour transmettre par inoculation la tuberculose à un cobaye.
Voilà le premier fait, et sans entrer dans les considérations et explications qui suivent ce fait, arrivons immédiatement au second. Tappeiner, assistant de Flùge, essaya pendant deux mois de contaminer deux lapins enfermés dans la même cage de verre que le malade, et ces animaux restèrent absolument indemnes. La même expérience répétée une seconde fois est restée également négative.
Il résulte donc de ces deux faits que si les phtisiques atteints de cavernes peuvent, par de petites particules de salive, contaminer l'air ambiant, de manière qu'on puisse déceler la présence du bacille de Koch par des injections positives sur le cobaye, il est également démontré que ces bacilles sont en trop petit nombre pour rendre le lapin tuberculeux. Si nous ajoutons que, comme conclusion pratique, Flûge fait remarquer que les phtisiques qui ne toussent pas ou que ceux qui toussent, mais mettent leur main ou leur mouchoir devant la bouche, ne peuvent d'aucune façon contagionner les assistants, nous conclurons que les travaux de réminent médecin allemand sont fort intéressants au point de vue théorique,
mais qu'ils ont une bien mince valeur lorsqu'il s'agit de la prophylaxie de la tuberculose.
B. — Transmission du bacille de la tuberculose par la respiration de poussières desséchées.
1° Chez les animaux.
Deux cas se présentent : ou bien la poussière tuberculeuse est insufflée dans les voies respiratoires ou bien elle est mélangée à l'atmosphère que les animaux respirent librement. Dans le premier cas, la contagion est constante. Dans le second, elle est nulle, à moins qu'on ne fasse intervenir une bronchite expérimentale ou une quantité énorme de poussières très riches en bacille comme dans l'expérience de Cornet.
Voici maintenant les expériences sur lesquelles reposent nos affirmations.
Expériences des docteurs Souza et Gallois.
— Ces expérimentateurs se sont servis de parois de cavernes tuberculeuses desséchées à Tétuve et réduites en poussières fines. 14 cobayes ont servi aux expériences. Voici le mode opératoire employé : Une des narines de l'animal était bouchée hermétiquement et on lui insufflait par l'autre avec une poire de caoutchouc, la poussière bacillifère en profitant des inspirations de l'animal. Chaque cobaye n'a été soumis que quelques ins-
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tants à Tinhalation et cependant 12 cobayes sur 14 sont morts tuberculeux. Les poumons et les ganglions trachéo-bronchiques étaient toujours les plus atteints (Congrès de 1888, p. 325).
Ces expériences sont très concluantes. Elles prouvent que toutes les fois qu'on fait pénétrer artificiellement les poussières tuberculeuses dans les voies respiratoires on transmet la tuberculose.
Dans les expériences qui vont suivre nous verrons que la poussière tuberculeuse, mélangée à l'atmosphère librement respirée par les animaux, ne transmet pas la maladie. D'où nous devons rigoureusement conclure que cette poussière ne pénètre pas jusque dans les poumons et qu'elle est arrêtée dans les fosses nasales et le pharynx.
Mais voici d'abord les faits.
Expérience de Santo-Sirena et Pernîce. — Des crachats de phtisiques desséchés au soleil et finement pulvérisés furent déposés au fond d'un vase à large ouverture et placés dans la cage des cobayes. Ces animaux soulevaient la poussière tuberculeuse par leurs mouvements, l'air qu'il respirait était donc chargé de bacilles et aucun de ces animaux ne devint tuberculeux.
Expériences de Celu et Guarnieri. — Nous avons déjà vu que ces auteurs ont transmis la tuberculose en faisant respirer aux animaux un air dans lequel on pulvérisait des poussières tuberculeuses émulsionnées dans l'eau. Ces mêmes au-
leurs n'ont eu que des résultais négatifs avec la poussière sèche (Straus, page 759).
Expériences des professeurs Cadéac et Malet (de Lyon). — Ces auteurs ont transmis la tuberculose en pulvérisant dans l'atmosphère des caisses occupées par les animaux en expérience des tubercules émulsionnés dans de l'eau distillée. Mais les inhalations de poussière sèche leur ont donné presque constamment des résultats négatifs. Voici le résumé de leurs si intéressantes expériences.
Des crachats de phtisiques desséchés à l'étuve à une température de 30° et 35°, ou des poumons de vache tuberculeuse découpés finement et soumis à la dessiccation naturelle sont pulvérisés dans un mortier, puis passés au moulin à poivre. Cette poussière tuberculeuse est disséminée à l'aide de petits soufflets dans l'atmosphère de caisses hermétiquement fermées où l'on place journellement, pendant plusieurs heures, un certain nombre d'animaux.
Dans une première expérience, 4 lapins et 4 cobayes respirent du 4 avril au 7 mai, pendant une heure chaque jour, l'atmosphère ainsi contaminée par la poussière tuberculeuse. Six mois après tous ces animaux sont bien portants, l'autopsie prouve qu'ils sont entièrement sains.
Dans une deuxième expérience, 8 lapins et 8 cobayes sont soumis au même traitement. Sur ces 16 animaux, 1 lapin et 1 cobaye, chez lesquels
on a provoqué une bronchite expérimentale par inspiration d'acide chlorhydrique deviennent tuberculeux, les autres restent indemnes. Dans une troisième expérience 22 animaux, 12 lapins et
10 cobayes respirent, comme dans les expériences précédentes, un air chargé de poussières tuberculeuses. Aucun de ces animaux ne devient malade.
Au Congrès de la tuberculose de 1905, M. Cadéac est venu, par de nouvelles expériences, confirmer les résultats communiqués par lui et par Malet au Congrès de 1888. « Les sujets soumis à l'inhalation des poussières tuberculeuses, dit M. Cadéac, ne deviennent qu'exceptionnellement tuberculeux. » Les dernières expériences de M. Cadéac reposent sur 52 cobayes et 11 lapins.
11 a exagéré la pulvérisation des matières tuberculeuses, de manière à obtenir des poussières aussi fines que possible, il a multiplié les inhalations, et, malgré tout, aucun lapin n'est devenu tuberculeux, et si sur 38 cobayes 5 ont été infectés, on a pu constater que deux de ces animaux avaient contracté la tuberculose en léchant sur les parois de la cloche et sur le sol les poussières déposées. (Compte rendu du Congrès de 1905, tome I, p. 411.)
Expérience de Cornet. — Cornet est, à proprement parler, le père de la théorie qui explique la transmission de la tuberculose par la respiration des poussières sèches. Aussi est-il accouru à la rescousse de cette théorie en péril et a-t-il
apporté le chiffre formidable de 4G cobayes infectés par la poussière sèche sur 48 soumis à l'expérimentation.
Or, nous référant au principe de Claude Bernard qui affirme que deux expériences faites dans les mêmes conditions ne peuvent être contradictoires, nous sommes déjà autorisés à conclure que les expériences de Cornet qui sont positives 46 fois sur 48 ne peuvent être comparées avec les expériences rapportées plus haut et qui ont pour conclusion que les poussières tuberculeuses librement respirées par les cobayes sains ne sont jamais pathogènes.
Cornet rapporte ainsi ses expériences : il a versé sur un tapis les crachats d'un homme atteint de phtisie chronique. Il les a mélangés avec de la poussière et a laissé sécher le tout pendant deux jours. Puis il introduisit 48 cobayes dans cette chambre. Les uns furent laissés à terre, les autres placés sur des planches à diverses hauteurs. Puis. Cornet, armé d'un rude balai, balaya le tapis pour mettre la poussière en mouvement. Un certain nombre de cobayes furent soumis à V inhalation directe de Vair chargé de poussière. Cornet ne dit pas combien de ces animaux furent soumis à l'inhalation directe des poussières tuberculeuses.
Je ne suis pas le seul à mettre en doute les résultats obtenus par Cornet et voici en quels termes M. Kelsch parle de cette mémorable expé-
rience : « Sans doute, M. Cornet est parvenu à rendre des cobayes tuberculeux, en leur insufflant avec un soufflet des crachats pulvérisés dans la bouche, ou en les fixant dans des nuages de poussières que le brossage énergique dégageait d'un tapis imprégné d'expectorations de phtisiques. Mais ces conditions sont bien éloignées de celles de la vie réelle. Les particules contagifères étaient, en quelque sorte, projetées nécessairement et à doses massives dans l'appareil respiratoire de l'animal en expérience et, en tout cas, son maintien dans un épais nuage de crachats virulents, grossièrement pulvérisés, constitue une exagération colossale des conditions créées par le simple voisinage d'un tuberculeux. De pareilles expériences prouvent que le cobaye est tuberculisable et rien de plus. » (Kelsch, La tuberculose dans Vannée, p. 32).
Nous n'ajouterons rien à cette critique autorisée et qui réduit à néant l'argumentation tirée de l'expérience de M. Cornet.
2° Transmission à V homme.
Quoique la théorie de la transmission de la tuberculose à l'homme par les poussières des crachats desséchés soit chaque jour de plus en plus abandonnée, elle règne encore aujourd'hui avec toute la force d'un préjugé sur un nombre considérable de médecins et sur presque tous les gens du monde, et elle a engendré et elle engendre encore chaque jour des précautions odieuses, des
mesures de prophylaxie aussi puériles que vexatoires. C'est pourquoi il nous a paru utile de démontrer toute l'inanité de cette hypothèse. On suppose généralement que dans les hôpitaux de phtisiques ou dans les chambres occupées par ces malades, les bacilles de la tuberculose existent en grand nombre, mélangés à l'air ; or, c'est précisément le contraire qui a lieu, et les analyses bactériologiques tentées par MM. Wehde, Guarneri, Baumgarten et Cornet lui-même, pour découvrir des poussières infectieuses dans l'air des locaux habités par les phtisiques sont restés infructueuses.
Kelsch a institué des expériences dans le but de rechercher la présence du bacille de Koch dans les poussières des lieux habités par les soldats. Des prises de poussière ont été effectuées dans les fentes des parquets, les coins de murailles, les escaliers, au pourtour des crachoirs, dans les chambrées occupées par les hommes ; 121 cobayes inoculés avec ces différentes poussières ont donné un chiffre de 41 morts par septicémie et pas un seul tuberculeux.
Sur 91 cobayes inoculés avec du mucus nasal pris à des soldats, un seul a été tuberculisé, et le mucus provenait des fosses nasales d'un cuirassier vigoureux et en pleine santé.
Il résulte de ces expériences qu'il est difficile à l'homme de contracter la tuberculose en respirant une atmosphère qui est incapable de produire cette maladie par inoculation chez le cobaye.
Et cependant, il est constant que dans la vie sociale l'homme est exposé à inspirer le bacille de Koch mélangé à l'air. Nous venons de voir ce bacille recueilli dans les fosses nasales d'un cuirassier bien portant. Cornet, dans la fameuse expérience dont nous avons parlé tout à l'heure, malgré un masque de ouate destiné à protéger sa face, constata, quelques jours après le balayage des poussières tuberculeuses, la présence du bacille de Koch dans ses fosses nasales. Strauss avait déjà attiré l'attention des savants sur la fréquence du bacille de Koch dans les fosses nasales, chez les personnes qui fréquentent les tuberculeux. Nous avons observé le même cas dans nos laboratoires. Point de doute donc sur la possibilité pour l'homme d'inhaler dans certaines circonstances le bacille tuberculeux, mélangé à l'air atmosphérique. Mais, des fosses nasales aux poumons il y a la distance de la coupe aux lèvres. Le bacille est fixé dans les fosses nasales et Farrière-gorge et il y est détruit par les microbes indigènes et par les phagocytes. L'organisme possède tout un ensemble de moyens défensifs qui arrête l'ennemi à la porte et ne le laisse jamais pénétrer dans l'intérieur de la place. C'est ce que nous allons maintenant démontrer^ en étudiant la pathogénie de la tuberculose pulmonaire (1).
(1) Nous croyons utile de rapporter ici quelques passages du mémoire de Kelseh : La tuberculose dans Var-