‹ Prophylaxie et Traitement de l'Hérédo-SyphilisChapitre 14 sur 27 · DE · texte numérisé non relu

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Du 4° novembre au 23 décembre 1920. — 1 gr. 65. 24 mars 1921. — Estenceinte un mois et demi. B. W. — positif.

Du 34 mars au 44 avril 1921. — 6 gr. 90 de N. A. B.

13 mai 1921. — Fausse couche de deux mois.et demi. 10 août 1922. — B. W. — positif. Est enceinte de (rois mois et demi. Du 10 août au 7 septembre 1922. — 1 gr. 80, les trois dernières

“injections à 0 gr. 45 ont fatigué la malade.

21 septembre 1922: — Reprise du novarsénobenzol avec adrénaline. Jusqu'au 19 octobre, reçoit 2 gr. 40 de N. A. B. bien supporté. : Le 6-:novembre. — Accouche d’un prématuré de six mois et demi

qui meurt le cinquième jour.

Ces einq observations représentent les mécomptes de la médi-. cation arsenicale pendant la grossesse. Nous ferons remarquer que ce nombre pourrait paraitre élevé, si nous né signalions que nous nè publions pas les observations de plus de vingt autres femmes enceintes, traitées sans incident, mais dont la terminaison de la grossesse nous est inconnue.

Nous sommes en présence de femmes qui ont avorté au cours du traitement arsenical.

Dans une seule observalion (29), l'histoire bien nette permet d'attribuer l'interruption de la grossesse, au novarsénobenzol qui a provoqué une crise nitritoïde.

- Pour les observations 30, 31, 32, l'avortement a lieu au début

du traitement, sans qu'il se soit produit, pendant ou après l'injection, d'incident susceptible de le déclancher. Nous emettons l’avis que les lésions de l'œuf, étaient trop avancées pour que la médication puisse les enrayer. La syphilis doit êlre mise en cause. :

L'histoire de la dernière malade montre une syphilitique qui dans l’espace de deux ans et demi avorle deux fois et accouche d’un prématuré. Ces accidents sont survenus malgré le traitement arsenical.

Le début des deux premières grossesses coïncide, à peu près, avec une série de novarsénobenzol, ce qui n’a pas évité l’avor-. tement. Pour la troisième gestation, deux eures arsenicales n’en empêchent pas l'interruption au sixième mois. Le novar-

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sénobenzol est resté, chez cette femme, sans effet sur la syphilis fœtale.

Au total nous mettrons au bilan des .mécomptes du traitement arsenical pendant la grossesse : un accident d’'intolérance grave, suivi d’avortement, et un cas où l’arsénothérapie s’est trouvée impuissante à modifier, l’évolution fâcheuse de trois grossesses.

Pour résumer les arsénobenzènes ont sur la syphilis du fœtus une influence comparable et même supérieure à leur action sur la syphilis acquise de l'adulte. Les résultats satisfaisants sont nombreux, les cas d’arséno-résistance exceptionnels; et les accidents assez rares pour que l’aléa vaille d’être couru.

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Traitement de l’hérédo-syphilis

La prophylaxie de la syphilis congénitale par le traitement des parents avant la procréation et de la mère durant toute la grossesse permet la mise au monde d'enfants vivants présentant parfois des signes d'atteinte de là maladie, mais le plus souvent d'apparence normale. |

Chez le nouveau né qui présente des signes cliniques de syphilis, soit que le traitement de la mère n'ait pas élé pratiqué, qu'il l'ait été insuffisamment, ou qu'il se soit (trouvé inopérant, le traitement méthodique du nourrisson s'impose.

Qu'advient-il en effét d’un nourrisson infecté et non traité?

- Fournier, dans ses statistiques, trouve 82 °/, de mortalité. Le pronostic est donc des plus sombres. Ceux qui doubleront le ‘cap de la première enfance donneront, pour une part, des êtres anormaux. D’après Lerrede, 40 °/, seulement échappent aux conséquences funestes de la maladie.

Le plus souvent, encore, la syphilis n’est pas éteinte, chez la mère, par le traitement qu’elle a subi avant et pendant la grossesse, et l'enfant nait avec l'apparence d’une bonne santé. Cet enfant est-il hérédo-syphilitique latent ou bien le traitement

impuissant à guérir la mère a-t-il protégé le fœtus ?

Si la réaction humorale pratiquée chez le nourrisson se trouve positive, elle révèle la transmission de l'infection et la nécessité d’une action thérapeutique. [ne faul pas remettre le traitement à plus tard, par crainte d’une action nuisible des médicaments sur l’organisme fragile du nourrisson. En dehors des accidents susceptibles d’éclater à tout moment, ne se. produit-il pas, pendant les périodes de latence, de lentes et profondes modifications humorales ?

Le B. W. négatif de l'enfant ne prouve pas qu'il soit sain. La valeur des réactions humorales chez le nourrisson est'diminuée par la fréquence des résullats négalifs chez des hérédosyphilitiques florides. Les manifestations lardives d'hérédo-syphilis commandent un traitement de prudence. Cependant si la mère a été bien traitée, si l'enfant est beau, et surtout s'il

peut être soumis à un contrôle médical incessant, l'on peut parfois rester dans l’expectative.

Que peut-on attendre du traitement spécifique chez le nourrisson hérédo-syphilitique? Qu'elle qu'en soit la modalité, une amélioration considérable du pronostic. Le déchet est donné par les hérédos venantau monde si profondément atteints qu'ils ne valent guère mieux qu'un macéré. Ils meurent malgré le traitement, quelques heures ou quelques jours après l’accouchement, au lieu d’être tués « in utero ».

Ces cas ne se rencontrent pas, si la mère a été traitée sérieusement; car alors, la syphilis de l'enfant est pour le moins très atténuée. Chez ces nourrissons le traitement méthodique et prolongé doit faire disparaitre toute trace d’infection et en tout cas leur assurer un bon développement.

Le traitement spécifique, pour donner toute sa mesure, doit être doublé de l'allaitement maternel, qui de plus, évite la contamination d’une nourrice.

L'hérédo-syphilitique dans son développement, porte la marque des dégénérescences que la vérole a causées chez ses ascendants, mais c’est surtout indirectement par sa localisation sur l’appareil glandulaire que la syphilis trouble la nutrition et la croissance de l’enfant. La médication spécifique combat le tréponème cause initiale de ces désordres, mais il reste comme reliquat, un état fonctionnel défectueux de tout l'organisme qui relève d’un traitement général.

La médication iodée, en raison de son action sur les glandes, l’opothérapie, les phosphates, l’action stimulante de la strychnine et surtout les cures thermales d’effet eutrophique incomparable, doivent compléter la cure de la syphilis congénitale.

PSN

Traitement de la syphilis du nourrisson

Nous avons limité notreenquête sur le traitement delasyphilis congénitale du nourrisson aux médications mercurielle et arsénobenzolée. Nous n’étudierons pas la valeur de l’iodure, ni celle du bismuth : le premier de ces agents thérapeutiques n’est pas ‘indiqué et pour ce qui.est du bismuth, le manque d'expérience -nous force à le passer sous silence.

Reste à apprécier ce que donne chez l'enfant hérédo-syphilitique, la vieille médication mercurielle, et les ressources nouvelles qu'y ajoute l’arsénothérapie.

a) TRAITEMENT MERCURIEL CHEZ LE NOURRISSON.

A l'heure actuelle, deux modes d'administration du mercure au nourrisson retiennent l'attention des praticiens : les frictions et la voie digestive.

Les injections mercurielles intra musculaires quotidiennes de sels solubles ne sont pas pratiques. Le danger d’accumulation et d'intoxication, prôpre aux injections hebdomadaires de préparations insolubles, les rend peu recoñmandables en théra-

‘peutique infantile. HAE

Pour tourner ces difficultés, Prokhorow et F.-L. Nario ont appliqué au traitement de la syphilis héréditaire, Ja méthode des doses massives el espacées de sels solubles. IL ressort de leurs observations que dans les premiers jours qui suivent l'injection de 4 millig. 1/2 de bi-iodure de mercure par kilog. de poids corporel, la courbe des poids fléchit, le taux des globules rouges et de l’hémoglobine s'abaisse, marquant Feffet toxique dune dose trop forte, mise en circulation par une absorption ‘trop rapide. A ces défauts s'oppose l’activité du traitement par frictions. Peu pratiques chez l'adulte les frictions mercuriel- Tes sont commodes chez le nourrisson ; leur emploi n’entraïne pas de dérangements; elles sont faites à l'occasion des sois de proprèté donnés à l'enfant.

L'administration du mercure « per os » — calomel ou mercurium cum cretà, lactate neutre de mercure ou liqueur de Van “Swieten -— s'il n’y a pas de troubles digestifs, est tout à fait

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