NOURRISSON
Dès 1910, Michaelis essayait de juguler l'infection congénitale et faisait une injection de 0 gr. 10 d’arsénobenzol à des nourrissons hérédo-syphilitiques. De nombreuses tentatives se suc cédèrent ; nombreuses furent les déceptions. La dose imjectée trop forte, provoqua des accidents; unique elle n’empêcha pas les récidives. ;
Les injections intramusculaires d’arsénobenzol, provoquant des réactions locales très violentes allant jusqu’à la nécrose, ne
permirent pas à l'emploi de l’arsenic de se généraliser dans le $ traitement de la syphilis du nourrisson.
L'on administra ce médicament en lavement. Cette méthode ne donna pas de résultats sérieux. Il en fut de même du traitement indirect de l'enfant par le lait de la mère traitée, par l’arsenic. L'insuffisance de ce mode de traitement, ne doit pas faire oublier que le lait de la mère traitée, ne peut être que favorable à l'enfant. Ce fait s'ajoute à l'intérêt qu'il y a à soigner la mère pour sa sauvegarde personnelle. C'est un des cas ou les injections sous-cutanées sont indiquées. Leur emploi évite le jeûne qu'entraine l'injection intraveineuse. Une mère nous disait fort justement : «Il faut que je mange si vous voulez que j'ai du lait ». :
Les injections de novarsénobenzol dans les veines jugulaires ou épicraniennes du nourrisson, préconisées par Blechmann, ont donné de beaux résultats thérapeutiques à ceux qui les ont employées; mais beaucoup de pédiatres trouvant la méthode délicate et hardie, S'en tenaient aux résultats déjà appréciables du mercure. C’est l’apparilion de l'injection sous-cutanée de novarsénobenzol novocaïné (Poalard), ou autres produits similaires, qui leur a fait accepter le traitèément arsenical de l'hérédosyphilis précoce. A Bordeaux, les publications de Dupérié,