‹ Prophylaxie publique de la syphilisChapitre 5 sur 16 · P K 0 P II VLA X I R PI' BLIQ U R · texte numérisé non relu

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hissée sur une pelile estrade », aménagement peu propice, on en conviendra, à un examen délicat et parfois difficile ; et, de plus, « ce sont les filles, raconte un témoin oculaire, qui, pour cet examen, écartent elles-mêmes les lèvres vulvaires avec leurs doigts » (!) Dans telle autre ville, on n'examine pas les filles avec le spéculum, et cela pour la simple et très suffisante raison d’ailleurs que « ladite ville ne possède pas de spéculum pour le service de surveillance des prostituées » (!).

Il suffira certes de signaler de telles choses à l'attention publique pour qu’il en soit fait bonne et promple justice. — Ne ressort-il pas de là, en tout cas, l’évidence formelle que le fonctionnement des services de ce genre doit être soumis à une inspeclion périodique de la part des conseils d’hygiène départementaux?

En dernier lieu, Messieurs, et pour compléter ce qui a trait aux mesures de prophylaxie publique, j’arrive à un point particulier sur lequel votre Commission n’a pu se mettre d'accord, bien qu’elle l’ait longuement, très longuement débattu, et que, pour cette raison, j'ai cru devoir reléguer à la fin de cet exposé.

Ce point est relatif à la question de savoir si la provocation sur la voie publique (dans les conditions, bien entendu, où elle ne saurait troubler l’ordre public) peut être ou non tolérée de la part des filles inscrites et soumises à la surveillance médicale.

Deux systèmes se trouvent ici en présence.

L’un (celui qu’a accepté, par trois voix contre deux, la majorité de votre Commission) veut absolument proscrire et poursuivre toute provocation sur la voie publique, d’où qu’elle vienne, quelles que soient les femmes qui se livrent à celle provocation. H réclame donc jusqu’à la proscription de ce qui existe en fait aujourd hui, de ce qui est accepté et toléré par les règlements en vigueur, à savoir, la provocation à heures fixes par un personnel surveillé.

L’autre croit qu’il faut subir ce qu'il est impossible d’empêcher, à savoir la provocation sur la voie publique, telle qu’elle est actuellement tolérée par les règlemenls: mais il s’efforce de la

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