POUR LA LANGUE FRANÇAISE
Je remercie Mgr le Recteur de l'Université qui a mis, avec tant de bonne grâce, cette salle à notre disposition.
Enfin, toute notre gratitude aux amis et artistes de la Société symphonique de Québec. Des liens déjà anciens, — ils ont été créés à l'origine même de nos deux sociétés — unissent la Société symphonique et la Société du Parler français. Ne sont-elles pas, en réalité, deux sœurs, et tout heureuses de vous apparaître chaque année, un soir de décembre, la main dans la main? Vous aussi, messieurs de la Société symphonique, vous cultivez une musique, vous étudiez une langue qui n'a d'égale pour sa grâce et sa beauté, que notre langue française; vous faites parler vos instruments, et leur langage s'en va éveiller dans nos âmes québécoises les instincts, les dons merveilleux de bon goût, de mesure et d'harmonie qu'y ont déposés les longues traditions de notre race. Souffrez donc qu'une sœur aînée vous remercie ce soir de votre œuvre éminemment utile, de votre concours généreux, et joigne à cela ses vœux de prospérité.