‹ Propos d'art et de cuisineChapitre 22 sur 29 · LA COMTESSE DE CHARNY · texte numérisé non relu

LA COMTESSE DE CHARNY

Ce titre écrit, je me levai pour aller prendre, tou- | jours dans ma malle, mon Aistoire de la Révolution | française, par Michelet.

C’est que Michelet, c’est mon homme à moi, mon | historien à moi. On n’a pas encore pensé à me le |

| donner comme collaborateur ; eh bien, si on ne me

le donne pas, je déclare, moi, que je le prends.

202 PROPOS D'ART ET DE CUISINE J'avais oublié mon Histoire de la Révolution

Ale di "A #8 ANES 3 DT

çaise. | — Bon! me dis-je, heureusement que la Belgi-

que est une grande bibliothèque,

Et je pris mon chapeau, et je m’en allai chez Me-

line, et je m'en allai cliez Rozez, et je m'en allai

chez Tarride. | TEA |

Des Thiers et des Mignet partout. # Pas de Michelet, {

© Je ne sais rien faire sans Michelet, quand Michele 3

a écrit quelque chose sur le sujet que jetraite. C'est un homme qui a tant de cœur, qu'il a in. venté d’en mettre jusque dans l’histoire. À Lisez les pages sur la fédération de 1789, 4 il de lire un autre historien après. | 4 Done, pas de Michelet, pas de Comtesse dé Charny; pas de Comtesse de Charny, pas de travail, | Si je ne devenais que bête quand je ne ttvarttél pa :s, ce ne scraitrien; mais je me sens tout près de! devenir fou. | 1 J'avais bien en tête la première idée d’un romaf dans le genre, — pardon, cher George Sand, 2 d’un roman dans le genre de ceux de l’auteur de

CAS DE CONSCIENCE 203 Claudie et de La Mare au Diable ; mais il était bien

loin d’être fini; ce qui veut dire qu'il n’était pas prés d’être commencé,

Dans ce moment, et comme ris à Paris qu'on m’envoyât mon Michelet poste pour poste, un de mes amis entra : Paul Bouquié, dont vous m'avez déjà entendu parler plus d’une fois.

Il avait appris mon arrivée, et venait m’offrir trois choses :

Sa bourse, sa maison, sa voiture.

Je vous réponds que, si j’eusse eu besoin de ces trois choses-là, chers lecteurs, je ne me fusse pas gêné, je les eusse prises et j’eusse fait plaisir à Paul Bouquié. Je le remerciai donc. | |

Après un voyage fait ensemble dans le pays des souvenirs, je Mm'aperçus qu'il tenait à la main un petit volume d’une centaine de pages, |

Je le lui tirai machinalement des doigts. Je l’ou-

M vris distraitement, et je lus en titre ;

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