‹ Propos de peintreChapitre 7 sur 30 · PRÉFACE XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXI

riche, très mondain, disait-on, à gauche; un papillon de nuit qui disparaît à l’aurore pour ne réapparaître que le soir. La seule part d’exactitude, dans ces histoires, serait qu’il est devenu impossible, pour les diurnes comme moi, de vous joindre, quoique l’on rencontre souvent quelqu’un qui vous quitte, ou qui, hier, a soupé « d’un poulet rôti » avec vous. Je ne crois pas vous avoir aperçu plus de trois fois depuis « l’Affaire », je mourrai sans avoir, peut-être, passé deux heures encore près de la personne avec qui j’ai le plus de plaisir à me trouver, et vous aurez quitté votre fameux appartement du boulevard Haussmann, dont les murs étaient doublés de liège, sans que j’y aie pénétré pour peindre, comme je le voulais, une image du Marcel Proust adulte.

À peine, jadis, ai-je vu l’appartement familial du boulevard Malesherbes, du temps où je perpétrai, de vous, la mauvaise toile que vous faites reproduire encore aujourd’hui dans Excelsior, et dont vous m’avez demandé la permission d’orner l’édition de vos œuvres. (Et comme vos goûts ont dû paraître démodés à vos nouveaux éditeurs.) Vous m’avez n$5ntré la salle à manger que vous prêtaient, avec leur argenterie et leur linge damassé, M. le professeur Proust et votre excellente mère, pour que vous y entretinssiez d’illustres

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