SABLE
DE VICTOR HUGO loi
tenez, je vous plains ; vous n'avez jamais rien compris à cet ouvrage !
Une princesse polonaise est venue voir le maître. Ah ! la jolie princesse! Elle s'appelle, ou peu s'en faut, Marie Kloch de Kornitz. Nous avons vu entrer une apparition céleste d'une blancheur éblouissante, avec des bottines de satin blanc, des gants blancs, des voiles blancs, des dentelles blanches... la dame était plus blanche encore.
Victor Hugo parût enchanté de toutes ces neiges. La princesse a daigné nous expliquer qu'elle avait été vouée au blanc par le pape Pie IX, et qu'elle ne saurait porter un objet d'une autre couleur, fût-ce une rose, sans commettre un sacrilège.
— Et quoi! mademoiselle, a demandé Victor Hugo, vous ne rougissez jamais?
A ce mot, elle nous a prouvé le contraire; puis elle a tiré d'un petit sac blanc un rouleau de papier blanc, en souriant de façon à montrer de petites dents blanches.
Cette princesse des contes de fées a fait un drame, un drame noir, — mais aussi pourquoi se servait-elle d'encre? — Elle en a lu quelques actes
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au maître, qui en a paru charmé et lui a baisé la main jusqu'au coude.
Le drame ne mJa pas extrêmement frappé. C'est peut-être que je regardai lire.
Un monsieur, qui appelait assez malhonnêtement Victor Hugo L'hérétique révolutionnaire, se présenta chez lui vers la fin de 1884, et sollicita une audience dans laquelle, disait-il, il avait de grandes vérités à lui révéler.
— Faites entrer la Vérité, répondit le Maître. Le visiteur avait refusé de décliner son nom.
Mais il n'en avait que pour cinq minutes, et son apparence était celle d'un honnête ecclésiastique, illuminé toutefois.
L'abbé entre et déclare se nommer Torné de Chavigny.
Victor Hugo l'accueille poliment.
— Veuillez, lui dit l'abbé, m'entendre parler cinq minutes d'un vieil auteur que j'étudie depuis seize ans.
Le prêtre tire alors de sa poche un vieux petit volume usé sous ses doigts ; ce sont les Centuries de Nostradainus.
Il en lit plusieurs quatrains qui prouvent, clair
comme le jour, que Victor Hugo et Nostradamus s'entendent comme larrons en foire. — Nostradamus a écrit :
De robe simple parviendra en Empire ; De robe courte parviendra à la longue..
Et vous, Monsieur, qu'avez-vous dit dans Herini ?
nani?
Venez donc recevoir et le sceptre et le globe; Le Saint-Empire, à Roi, vous revêt de la robe...
Nous allions nous réjouir pour Charles-Quint de cette heureuse coïncidence, mais il paraît qu'il s'agit de Napoléon Ier.
— Depuis 18G0, continue l'abbé, je vous cite dans mes ouvrages. J'ai démontré que Nostradamus a pris son portrait de Richelieu dans Marion de Lorme, à moins que vous n'ayez pris votre portrait de Richelieu dans les Centuries.
On se figure difficilement Nostradamus consultant le drame de Victor Hugo pour écrire ses bavardages; l'accusation de plagiat était presque directe.
Victor Hugo répondit un peu sèchement :
— Je ne connais rien des écrits de Nostradamus. Nostradamus était donc le plagiaire. Victor
Hugo donna la main au bon abbé el consentit à le revoir le lundi suivant.
Il y gagna. L'abbé se présenta, armé de toutes pièces, je veux dire de mille citations, pour prouver l'infaillibilité de son prophète. Avec une courtoisie admirable, il avoua que c'était Nostradamus qui, par une prescience peu commune, avait copié Victor Hugo en vingt endroits. Le maître déclara qu'il ne lui ferait pas do procès ; la question de dommages-intérêts eût été difficile à résoudre.
Il faut dire que l'abbé amusait fort .es dames présentes à ces entretiens. Victor Hugo s'y prétait avec sa bienveillance ordinaire, curieux de l'habileté avec laquelle l'abbé tournait, expliquait et traduisait les textes de Nostradamus pour les accorder aux vers de Mario/i ou des B&rgraves.
Malheureusement M. de Chavigny ne se contenta pas de ce succès d'estime et de gaieté. La politesse de Victor Hugo le trompa; il crut l'avoir dompté, et s'en vanta dans une petite brochure qu il publia sur cet entretien.
« Ce n'est pas à sa courtoisie, dit l'abbé, que je dois d'avoir pu condamner devant lui la Révolution et glorifier la Légitimité. Il reconnaissait déjà, dans une certaine mesure, l'autorité d'une parole qui n'est pas d'un homme, mais de Dieu. 11 s'était tenu affaissé auprès de moi, sur le môme canapé.
Il avait eu des éclairs dans le regard à certaines de mes paroles : il me reconduisit, et sa contenance était telle, qu'elle frappa la fille de service (!). »
Bon abbé ! Est-il donc revenu voir la fille pour le savoir? Ah ! comme M. Renan l'avait mieux compris! Il avait laissé l'abbé parler pendant une heure, deux heures, trois heures, tant qu'il voulut ; après quoi il lui déclara que « tout cela était fort curieux ».
Il est bon de voir quels pièges sont tendus aux poètes, et l'abîme où peut entraîner un excès d'indulgence. M. Torné de Chavigny revint chez Victor Hugo, avec des visées plus hautes : il voulait le rallier au trône et à l'autel et le convertir de fond en comble.
— Vous reviendrez au Dieu des catholiques, quand Henri V régnera, dit-il.
Cette prédiction ne compromettait guère le bon homme.
Le Dieu des catholiques parut fâcheux au poète, qui répondit :
— Mon Dieu est le vôtre; il n'y en a pas deux. Dieu est une étoile que je vois de mes yeux, et que d'autres ne peuvent voir qu'à l'aide d'un instrument; une religion définie tombe toujours dans l'absurde.
L'abbé eut encore moins de succès à défendre le Pape et l'Eglise ; il partit assez mécontent. Il garda
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une longue rancune à Victor Hugo de son incrédulité et l'accusa d'avoir dit à M. Chaderut, du Siècle :
— Si je voyais Dieu en face, je lui cracherais au visage.
Paroles possibles, mais que l'abbé expliquait tout de travers. Si elles ont été dites, chose douteuse, le poète a voulu faire comprendre qu'il aurait le droit de demander des comptes sévères à un Dieu personnel, individuel, visible, féroce et vindicatif, comme celui qu'invente l'Église.
Après avoir réuni en un petit volume ses absurdités, l'abbé Tornéde Chavigny se rendit au Sénat, où Victor Hugo venait de parler contre la dissolution. Voici comment il rend compte de cette dernière rencontre :
« Je montai dans le tramway, en face de M. Victor Hugo. Ea dame qui était avec lui me reconnut, et lui aussi sans doute, car il tint constamment les yeux baissés, ce qui m'empêcha de lui adresser la parole. En descendant, je lui dis tout bas :
— Me reconnaissez-vous f
— Oui.
— Acceptez -vous cette brochure : « Ce qui sera? »
— Oui.
Il la glissa rapidement dans son portefeuille. Je
le rendis à la liberté en m'éloignant. J'aurais voulu
lui dire :
— Nostradamus a entendu, il y a trois cents ans, les paroles que vous venez de prononcer. »
Et l'abbé conclut de tout cela, car il faut conclure, que Victor Hugo pourrait bien être le diable.
On ne saurait imaginer la violence de l'émotion qui s'empare de la plupart des gens, quand ils abordent Victor Hugo pour la première fois. Il faut avoir le cœur et la tête solide pour y résister. Nous y avons passé nous-même, et quand il me fit asseoir sur le canapé de la ruePigalle, je lui dis franchement : « Excusez-moi , je ne poux pas parler. »
Ce magnétisme que Victor Hugo exerce sur ceux qui l'approchent date de sa première jeunesse. Nous avons dit ses tyrannies de collège; ses partisans les plus ardents, ceux qui devaient devenir ses meilleurs amis, n'échappèrent pas à cette influence. Théophile Gautier raconte que, s'étant fortifié le cœur, il se rendit chez le poète, monta l'escalier, s'arrêta devant sa porte, considéra le cordon de sonnette et s'enfuit comme un voleur.
Charles Monselet, arrivé à Paris en 1847, atten-
dit trente ans le courage nécessaire à cette rencontre, et j'eus l'honneur de le présenter au maître.
Hippolyte Briollet, du Tintamarre, un rieur qui n'avait peur de rien, fondit en larmes quand Victor Hugo lui tendit la main ; — plus récemment, un dramaturge radical, qui mit Claude Gueux à la scène, Gadot Rollo, malgré sa barbe noire et sa violence marseillaise,, se trouva mal en entrant dans le salon du Maître. Quelques poètes étaient là, heureusement, et, sœurs de charité, rappelèrent le jeune homme à ia vie.
Victor Hugo est d'un grand appétit ; il tient tête à ses meilleurs convives. Ce n'est que depuis deux ans qu'il mouille son vin de quelque eau minérale. Encore n'est-ce qu'après une première libation à laquelle il donne une espèce de solennité :
— Mesdames, je bois à votre santé ce pur vin de Médoc !
Sur quoi Mme Tola Dorian prend ordinairement la parole pour répondre avec l'accent russe qui lui va si bien :
— Maître, je vous remercie au nom des dames. Le poète ne boit en effet que du vin de Bordeaux
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qui doit le faire vivre cent ans, et qui tiendra parole !
Il abuse de ses dents, toutes d'uni' blancheur admirable. Biles lui servenl à briser des noix et des amandes, malgré Les protestations de ses enfants. 11 mord dans les pommes & t-elle- dents (c'est le cas de ledire) et vous donne froid dans le dos par sa façon de les croquer. Pour les oranges, e'est la môme chose. Il ne prend pas la peine de les peler el les traite comme les pommes. Cela nous rappelle le moine Amador, broyanl des noix grollières et imposant le respect par la l'aveu triomphante dont il avalait à la fois le fruit et les coquilles. Le Maître n'est pas insensible a ces petits triomphes, et nul de nous n'est capable
d'en faire autant.
On ne traitera pas de puéril- des détails qui ont assurément leur place dans des «propos de table».
La prédilection du poète pour les plats su est connue; quand on sert des glaces, ce qui arrive fréquemment, il en a la plus grosse part. Partisan d'ailleurs d'une grande régularité de régime, il n'aime point à changer de vin, si bien qu'il laisse perdre quelquefois dans sa cave des vins rares dont ses amis lui font hommage. J'ai souvenir d'un baril de inalaga extraordinaire, qui parut, s'enfouit dans le sous-sol de la maison, et dont on n'entendit plus parler.
Comme je m'en informais un jour auprès de Mrae Drouet :
— Eh mais , dit-elle , nous en avons fait un remède. Il n'y a eu qu'à verser dans le baril un flacon de quinquina.
Le poète d'ailleurs est assez indifférent au menu de ses repas. Il lui suffit qu'il y ait un plat de viande rouge, et notamment de mouton. Sa miséricorde universelle s'interrompt à cette pauvre bête qu'on défend vainement contre lui.
— Que ferait-on des moutons, dit-il, si on ne les mangeait pas?
On objecte naturellement la laine dont ils nous habillent; il ne se rendait pas à ces arguments. En revanche, il s'apitoye sur les homards, depuis qu'il les a entendus crier en entrant dans l'eau bouillante. Il n'en mange point, à moins qu'ils ne soient suffisamment déguisés pour qu'on ne puisse pas les reconnaître.
Les pigeons lui inspirent une tendresse égale. Leur rôle de messagers pendant le siège de Paris leur a valu cette bonne fortune. Mais les cuisinières ne respectent rien ; quelquefois des pigeons font irruption sur sa table, rôtis ou fricassés. Tout le monde se regarde alors pour savoir celui qui va mentir. Les scrupuleux s'abstiennent, mais il y a partout des consciences faciles.
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— Q l'est-ce que c'est .' d imand • le M
— Des perdreaux ! répond M • Jeanne. Puisque tu vois qu'ils sont aux petits |
Certes, s'il y a une mauvaise raison à don c'est celle-là. Le Maître s'en contente. Il a bien autre chose en tête.
Quelquefois un convive, avec un peu de malice, raconte par quelles tortures on obtienl l< de canard donl le poète se rég de. Il dépeint
iresjà parquet de tôle chauffée, où l'on - pauvres bétes, qui, pour ne pas se brûler les par. -. sautent de l'une sur l'autre, de façon à opérer dans leur ventre un tassement utile à leur engraissement. Le Maître écout avec horreur.
— Taisez-vous ' s'é i -t- .. o i : ût manger qu • du mouton !
L'Empereur d i Brésil, dont j'ai rac - vi-
- \ >r Hugo, ne partit pas sa s son autographe. Il vint . lui-môme; le poète lit
venir son p stit-Sls.
— Sire, dit-il, permettez-moi de présenter mon petit-fils Ge >rgesà Votre Majes .
— 11 '''> a qu'une majesté ici, répondit l'Empereur, et c'est la vôtre.
Victor Hugo envoya chercher le premier volume de ses œuvres, pendant que l'Empereur, pour faire valoir son érudition, lui récitait :
Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir...
Victor Hugo avait ouvert le volume.
— Qu'allez-vous écrire? demanda l'empereur.
— Votre nom et le mien.
— J'allais vous en prier. Voulez-vous mettre : A Don Pedro de Alcantara, Victor Hugo. La date, je vous prie. Je tiens beaucoup à me souvenir de ce jour.
L'Empereur revint un soir encore. Il nous raconta qu'il avait cinq ou six petits enfants, et que sa fille, en tant qu'héritière directe, faisait partie de son conseil des ministres. Il nous dit :
* Le Brésil est un pays plein d'intelligence et « d'avenir. J'emploie à le faire avancer les droits... « non... je n'ai pas de droits... les moyens que met « à ma disposition le rang où m'a placé le hasard « delà naissance... »
Victor Hugo lui a dit :
— Sire, vous êtes un grand citoyen.
Louis Blanc a été ce soir tout à fait charmant. Il était en verve et nous a raconté vingt anecdotes intéressantes, entre autres les détails de l'ovation que les Anglais ont faite à Garibaldi.
Le général refusa de descendre chez lord N... qui lui avait offert l'hospitalité, et alla s'établir chez un démocrate anglais de ses amis (Sandfort, autant que je puis me le rappeler).
Une des premières visites du grand patriote italien fut pour Louis Blanc, qu'il trouva logé petitement dans une petite rue. Leur rencontre fut pleine d'effusion. La maison de Louis Blanc fut en quelques minutes entourée d'une foule si considérable que Garibaldi eut beaucoup de peine à la traverser pour rentrer chez lui.
Le général parla avec attendrissement de Victor Hugo, qu'il désirait passionnément voir. Ce désir ne se réalisa jamais.
Sandfort organisa un baisemain à la mode anglaise, que Garibaldi dut accepter. Louis Blanc pénétra par un passage dérobé jusque dans un grand salon, où Garibaldi, assis sur un divan
avait l'air de passer les gens en revue. Un laquais annonçait. Les visiteurs avançaient, en grande tenue, comme s'ils eussent été conviés à un bal officie] ; ils saluaient et baisaient la main de Garibaldi, qui les accueillait par une inclinaison de tête. Cela durait depuis deux heures et ne paraissait pas près de finir. « Je me plaçai avec Sandfort derrière le général, qui se retourna pour nous donner la main et nous dire quelques paroles. II v avait quelque chose dans son attitude qui me rappela la gravité ennuyée et bienveillante du pape faisant baiser sa mule ; c'était évidemment une exhibition, une great attraction. Les domestiques essayaient de faire circuler le courant des visiteurs, et n'y parvenaient pas toujours ; quelques dames s'entassaient dans les pièces voisines pour continuer à voir le général, à qui elles envoyaient des baisers. Le général, pendant ce manège, causait avec nous et nous priait de ne pas l'abandonner. »
Une lady, plus hardie que les autres, après lui avoir baisé la main, le prie de lire une pièce devers qu'elle a écrite à sa louange. Louis Blanc l'appuie, parce qu'elle est charmante, et le général lit avec beaucoup de bonne grâce des vers anglais qu'il ne comprend pas, pendant que la dame enthousiasmée lui envoie des baisers.
Le gentleman qui l'accompagne n'est guère
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moins ému qu'elle et se retient pour ne pas envoyer des baisers à son tour; ceux de la dame sont évidemment préférables.
Ce triomphe se prolongea ; mais il eut un lendemain moins éclatant. Les proscrits résidant à Londres offrirent un banquet à Garibaldi. Il y porta un toast qui lit du bruit : « A mon maître Mazzini ! »
Cela pouvait lui faire perdre sa popularité ; quelques jours auparavant Mazzini avait été traité d'assassin à la tribune anglaise, et son nom servait de drapeau à un parti révolutionnaire qu'on commençait à redouter.
La réception enthousiaste dont nous avons parlé était une manifestation toute aristocratique. Dès que le peuple et les marchands succédèrent aux lords et que la file des visiteurs ne fut plus coupée de carrosses, le gouvernement s'en émut. M. Gladstone vint rendre visite à Garibaldi, lui présenta ses hommages, et le pria de s'en aller. Le général y consentit.
— Jamais, ajoutait Louis Blanc, je n'ai vu envoyer tant de baisers à un homme ! Il y en avait qu'il était réellement dommage de laisser perdre en route.
Et le conteur s'animait tellement dans sa narra-
tion qu'il brisa son verre dans sa main ; on dut le panser avec du taffetas d'Angleterre.
Les dernières photographies dans lesquelles Victor Hugo s'est réuni à sa famille et à ses amis datent de Guernesey, 1878.
Il est représenté assis, dans le charmant jardin de Hauteville-House, auprès de Mme Lockroy, qui a Georges et Jeanne à ses pieds, et derrière elle M. Lockroy. Du côté droit, M"10 Ménard-Dorian et sa fille , et Mme Chenay, belle-sœur clu poète, gardienne de Hauteville-House ; de l'autre côté, Mme Drouet et Richard Lcsclide. Le fond du tableau est formé par la merveilleuse végétation de l'île, une fontaine décorée de lierre etl'aloès légendaire de la propriété.
Il existe une contre-épreuve, dans laquelle les mêmes personnages sont groupés devant la façade intérieure de la maison du poète.