‹ Propos général des plaies et solutions de continuitéChapitre 12 sur 17 · Ad principia sua » ; à leurs commencemens (Canappe · texte numérisé non relu

Ad principia sua » ; à leurs commencemens (Canappe

courbe. Et cela même témoigne Avenzoar. Je dis la convulsion être universelle, quand elle tient la plus grande partie des membres : à la différence de l’épilepsie, qui les tient tous, et pour ce elle est appelée convulsion de tout le corps, savoir est humide ^ : toutefois elle est intermittente et non continuelle, avec nuisance de l’entendement et des sens, ainsi qu’il est déclaré au troisième des Lieux affligés : ce qui n’est pas ès convulsions, desquelles est ici fait mention.

D’enquérir exquisément les différences de convulsion, ses causes, et comment elle se fait, est d’une autre contemplation : et pour ce je le quitte. Il suffit au Chirurgien de savoir ce qu’en a été dit, et leurs signes, et les corrections s’il y en a.

Les signes communs sont, difficile mouvement des membres, tension du col, contraction des lèvres, comme s’il voulait rire, étroitesse (strictura) des mâchoires, dents, et gosier : étorsement (tortura) des yeux, et de tout le visage : Les signes particuliers de la convulsion faite par inanition, sont qu’elle advient de peu à peu et après maladies qui consument. De celle qui est par réplétion, qu’elle advient soudain, et après apostèmes et réplétions et froideurs épaississantes. Les signes de la convulsion par compassion, sont qu’elle advient de causes externes, et est avec douleur et mordication, et contristation. Si la nuisance de convulsion parvient aux membres de la respiration, le patient meurt soudain. La convulsion confirmée ne guérit pas, surtout celle qui est d’inanition ; car la sécheresse étant tout à fait accomplie, demeure incurable, au septième de la Thérapeutique, Mais celle qui n’est confirmée, reçoit quelque correction, spécialement quand elle est de réplétion ; ce que signifiait Hippocrate au second des Aphorismes, disant ; Il vaut mieux que la fièvre survienne à la convulsion, que la convulsion à la fièvre.

La curation et préservation de la convulsion sèche est mauvaise, comme dit Avicenne : toutefois la plus convenable curation est le bain et après le bain une onction d’huile humide, et que cela soit souvent réitéré. Et s’il était possible que le bain fût de lait, et les nasals 3, et gargarismes, et clystères, et finalement les potages, il serait très bon, pourvu seulement qu’il n’y eût point de fièvre : car pour lors, lesdites choses soient faites avec eaux et huiles, èsquelles aient cuit feuilles de saule, orge rompu, violettes et nénufar : de quoi il faut appliquer sur les jointures, et à l’origine des muscles. Leurs viandes (cibaria) soient bouillons (sorbitiones) gras et légers, faits d’amandes, orge, et bon sucre, et eau de chair prise de la chair d’agneau, et de chevreau. Et si avec

esdites choses on mettait un peu de bon vin pour les faire pénétrer, ne serait pas s’éloigner du droit chemin.

1. « Et ideo spasmes tolius dicilur silicel humides. . — Ming, dit que « l’épimise par les aetheurs au rang des conuulsions causées par vne trop grande humidité ». Humides, humide, mou, par opposition à sec, dur.

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