Le ms. de Montp. ajoute : « cest en philosophie
tant {propter hoc) il ne faut omettre qu’on ne fasse par raison ce qui est à faire, pourvu seulement que le Chirurgien en soit bien requis.
Mais soit prémise {prsemittatur) une bonne prognostication, à cause des paroles des lourdauts (stolidorum), car bien souvent quelques-uns guérissent miraculeusement contre toute espérance. Et si nous les abandonnions, la mort s’en ensuivrait, et nous serions comparés à ceux qui ont peu de miséricorde et pitié.
En outre, sache que l’union en parties organiques est impossible au troisième de VArt petit. Et la raison est, parce qu’étant totalement coupés les conduits par lesquels venaient la nourriture, et la vie et le sentiment au membre organique (selon le nouveau commentateur sur VArt petit (Techni), soudain s’exhalent (expirentur) les esprits, et les vertus à cause de la grande subtilité qu’ils ont (ce qui n’advient pas aux animaux imparfaits, et aux plantes), non pas à cause de la répugnance des médicaments, ainsi que disait Halyabbas au Commentaire. D’avantage l’union est possible en la chair, selon la première intention; et en l’os, selon la seconde intention.
On appelle la première intention, quand les choses divisées sont rejointes sans moyen étranger, ainsi par la rosée alimentaire : laquelle par petite conversion {modicam conversionem) devient chair du tout semblable, et conforme à la première.
La seconde intention est appelée, quand les choses divisées sont rejointes par un moyen étranger tout ainsi que celui qui besogne de cuivre (ærarius), le consolide de plomb, comme dit le susdit commentateur. Ce moyen est nommé pore sarcoïde, et est fait d’humeur plus gros que pour la chair, et moins gros que pour l’os. Et la cause pourquoi l’os n’est consolidé selon la première intention, est sa dureté (comme Galien met au texte : car les seuls humides ^ sont unis de première union), et comme dit le nouveau commentateur dessusdit : et non pas faute de matière spermatique, ainsi que disait Halyabbas, car les os ont toujours nourriture spermatique : à savoir par conversation et assimilation.
Des nerfs et des veines, Avicenne dit, de l’autorité de Galien, au cinquième de la Thérapeutique, qu’ils sont entre les deux, selon qu’ils sont moyens en dureté et mollesse. D’où ils s’incarnent quand letail {sectio) est petit et le corps humide : et ne s’incarnent pas, quand il en est autrement. Pour ce, Galien disait au lieu dessus allégué : Il semble que l’expérience témoigne à la raison : car j’ai vu consolider l’artère ès enfants et ès femmes, pour (propter) l’humidité et mollesse de leur corps, et à un jeune homme, qui l’avait peu divisée. Cela même est confirmé par l’autorité d’Hippocrate au sixième des Aphorismes : Quand un os est tranché, ou un cartilage, ou un nerf, ou le plus mince de la joue, ou le prépuce, il ne croît, ne s’agglutine. Et l’instance ne vaut rien de l’os de l’enfant