‹ Propos général des plaies et solutions de continuitéChapitre 5 sur 17 · Tenaculæ · texte numérisé non relu

Tenaculæ

4. « Terebella reuersata ad capiendam eannam ferri. » — Ms. Montp. : « pour entrer en la canne ou tuel du fer ». — Terebella : trépan (Gelse). — Tuel ; canal tuyau (Du Gange).

Le sixième, sont impulsoifs caves, et impulsoirs sourds L Le septième, sont ciseaux * à dilater la chair, afin que les affichés soient plus aisément arrachés.

Le huitième, est l’arbalète.

Le moyen d'ouvrer (operandi), qui provient desdites choses, est tel : que si l’affiché ne peut sainement (salubriter) être arraché à la première rencontre, il doit être délaissé, jusques à tant que la chair se flétrisse et pourrisse (marescat et putrescat), et lors en le contournant (circumvolvendo) et remuant çà et là, il sera plus légèrement retiré, nonobstant le dire de Henric qui commande qu’ils soient arrachés tout incontinent : car ainsi le veulent Avicenne, Albucasis, et Brun. Puis il faut avoir soin de (procurari) la plaie, comme des autres, excepté qu’on doit exprimer le sang altéré de l’affiché {alleratus ab infixo) , à ce que la plaie soit assurée de putréfaction : et y faut verser d’huile chaud, surtout si on se doute de douleur. Et s’il est envenimé {toxicatum), soit traité (procuretur) comme les morsures venimeuses. Mais si on ne le peut avoir aisément par le susdit moyen, le patient étant désarmé, et ce qu’il faut apprêter étant prêt, et en ayant prognostiqué s’il est de besoin, selon la forme donnée, soit pris avec tenailles communes en tournoyant et soit arraché. Et si elles n’y valent rien, qu’on en prenne d’autres plus fortes. Et si les flèches sont barbelées, que ses barbes soient appréhendées avec tenailles canulées. Si le bois est sorti de la douille, elle soit arrachée avec tarière renversée, mise dans la douille. Et si le bois est avec la douille, soit arrachée avec tarière droite. Et si autrement ne peuvent être arrachées, soit élargi (s’il est possible) le pertuis de la chair avec un rasoir, et de l’os avec des tarières droites, ou avec des trépans ®, et qu’on les arrache comme dit est. Et si cela n’y vaut rien, l’arbalête soit liée avec tenailles et le patient étant bien affermi, l’arbalête soit desserrée, et on l’arrachera. Mais si la sagette est enfoncée, et ne peut être retirée par l’endroit par où elle est entrée, soit poussée avec impulsoirs caves, ou sourds, à la part opposite ; et si se peut faire commodément, soit arrachée par ce côté-là : mais s’il n’est possible, qu’on la laisse jusques à tant que nature l’en sorte, ou la démontre*. Albucasis raconte de plusieurs èsquels les sagettes ont demeuré longuement cachées, qui ont vécu longtemps avec elles sans dommage : et à quelques-uns, aucunes ont été manifestées par nature, et rejetées (extractæ), et sont guéris. De ces enchantements (incantationibus) et conjurations de Nicodème que met Théodore et Gilbert, il ne m’en chaud (non euro).

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