fiene mundata
3. . Et figura apta. • — Tenant la partie dans une situation convenable. (Ming.)
s’il est de mauvais ulcère Ic’est-à-dire cacochyme), premièrement il sentira douleur, et après en la partie y aura battement et inflammation. Car en toute partie charnue y a des nerfs et veines qui préparent à tels accidents mauvais. Pomf ce disait Hippocrate au premier des Prognostics, que des meilleures choses est user de prévoyance.
De la phlébotomie. Quant à la phlébotomie, les sages Razès et Albucasis conseillent, que si de la plaie n’est sorti du sang à suffisance, qu’elle soit faite du côté opposite. Car la purgation par révulsion {antispasin) a fort plu à Hippocrate, dit Galien au quatrième de la Thérapeutique.
Du ventre. Du ventre s’il est constipé, qu’on fasse des suppositoires ou clystères : ou qu’on lui baille {administretur) quelque lénitif de casse fistule ou de manne.
Des potions vulnéraires. Touchant les breuvages qu’on donne coutumièrement aux blessés, je dis que je n’ai accoutumé donner aucun breuvage en plaies récentes, d’autant qu’ils sont chauds .et apéritifs, émeuvent le sang, et disposent la plaie à aposteme, et à flux. Mais en ulcères vieux, fistuleux et achancris comme aussi quand le sang est congelé au dedans, et pour la sanie assemblée dans la poitrine, et pour les glandes internes, et grevures je les ai permis quelquefois, comme il sera dit en leurs chapitres. Toutefois les anciens (comme Roger, et les quatre Maîtres) ordonnaient indifféremment en toutes plaies et fractures, des breuvages composés de garance en plus grande quantité ; et des consoudes, de plantains, tanesie, chanvre, choux rouges, herbe Robert, pied colombin, herbe benoîte, langue de chien, pimpinelle, piloselle, et semblables. Ils en tiraient le suc, ou les cuisaient en eau, vin et miel : et en donnaient chaque matin un demi quarteron : et mettant par dessus la plaie une feuille de choux rouge à l’envers, matin et soir la bandaient. Et affirment tels empiriques que si on vomit le breuvage, c’est mauvais signe : mais si on le retient est bon, surtout s’il sort par la plaie tel qu’on l’a pris : ainsi Dieu leur aide. Il est bien pis de Théodoric et de Henri, qui commandent donner de très fort cleré ® surtout à ceux qui sont fraîchement blessés en la tête, et en la poitrine. Je ne sais d’où vient cette folie. Je sais bien que Galien ne le commande pas.
De la diète des blessés. La manière de vivre (diæta) de tous blessés et désunis, depuis le commencement jusqu’à sept jours (dans lesquels communément ils sont assurés de fièvre et apostème), doit être subtile, froide et sèche : surtout si le patient est replet, et jeune, et l’air chaud. Qu’on lui ôte donc le vin, principalement pur : et les chairs grossières, gros poissons, pain sans levain, et mal cuit, le fromage, et les fruits, ails, oignons, moutarde, et toutes épices fortes, toutes choses salées, et aigres {acetosæ). Qu’il use de poulets, perdrix, et petits oiseaux, assaisonnés (alteratis) avec eau rose. Qu’il use aussi d’avenat, orge mondé, amande.
1. . Et canceratis », et chancreux. — Ms. Montp. : « et en chancres ».