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sonne. Il ne sut pas se courber devant la |)uissance à laquelle nul n'osait résister.

Le cardinal de Richelieu ne se contentait pas d'être un graud homme d'Etat; il avait des prétentions littéraires et composait de mauvaises pièces de théâtre. Corneille blessa son amour- propre en corrigeant ses drames. Ce fut l'origine des rancunes du cardinal, et ce qui prouve combien les hommes les plus supérieurs sont accessibles aux petitesses d'esprit, c'est l'acharnement qu'il déploj/a contre le Cid, dont le succès blessait son orgueil. Richelieu, qui voulait gouverner la lépubHque des lettres comme il gouvernait le royaume de France, s'efforça de faire condamner ce chef-d'œuvre par l'Académie.

Placé entre la volonté impéralive de son fondateur et la justice dont elle ne voulait pas manquer envers Corneille, l'Académie publia ses Sentiments sur le Cid, où par quelques critiques elle apaisa le cardinal, en décernant toutefois de justes louanges à une des plus belles tragédies qui aient illustré la scène française. Elle rencontrait ainsi, dès ses premiers pas, le despotisme menaçant la liberté des lettres.

Fontenelle trace de Corneille un portrait qui nous fait connaître à la fois son aspect et sa physionomie morale. 11 était, dit-il, d'assez haute stature, t' Tair

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