‹ Propos littérairesChapitre 86 sur 95 · LA POESIE DE LA MER · texte numérisé non relu

LA POESIE DE LA MER

La mer! Il n'est pas de spectacle qui donne plus à riiomtne l'idée de la grandeur, de l'infini, en lui montrant une puissance supérieure à la sienne. Il peut triompher de bien des obstacles sur la terre ; il peut plier la nature à ses lois, à ses caprices ; mais il se sent vaincu entre le ciel et les flots. Son orgueil chancelle en présence de celte immensité, et l'élément insoumis dont nul être humain n'arrête les fureurs n'obéit qu'au souverain maître de toutes choses. Il proclame l'existence de Dieu par ses voix sorties de l'abîme aux profondeurs mystérieuses. Quelle leçon plus éloquente et plus terrible que celle de la tempête, dont les mugissements ébranlent la terre, et pendant laquelle le frêle esquif est menacé de disparaître avec les vies qui lui sont confiées !

Si l'Océan en impose par la majesté de son

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