L'ANNÉE ET LE CALENDRIER
Nous avons dit précédemment que le double mouvement de la Terre servait à déterminer les deux principales unités de la mesure du temps, le jour, pour les courtes périodes, et l’année, pour les périodes plus longues. 11 nous reste maintenant à parler de l’année, de ses différentes espèces
et de ses divisions.
L'on sait que la Terre, tout en tournant sur elle-même en 24 heures, exécute aussi un mouvement de révolution autour du Soleil dans un plan, appelé écliptique, qui ne coïncide pas avec celui de son équateur, mais qui fait avec ce dernier un angle de 23° 26. En d’autres termes, l'axe de rotation de la Terre n’est pas perpendiculaire sur le plan de son orbite ; pendant toute la durée
de la révolution, cet axe conserve la même incli-
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uaison par rapport au plan de l'écliptique et se dirige constamment, sauf de légères oscillations, vers le même point du ciel.
Il en résulte des changements profonds dans la température et dans les longueurs relatives des jours et des nuits, suivant les positions successivement occupées par la Terre sur son orbite. Tantôt l'hémisphère nord est inondé de lumière et de chaleur, tantôt, grâce à la grande obliquité des rayons solaires et à la faible durée du jour, le sol se refroidit et se couvre de neige et de glace, pendant que l'inverse se produit pour l'hémisphère austral.
Les variations extraordinaires de la température que l'on constate dans nos climats, variations qui ont tant d'influence sur l'aspect et les productions du sol, sur la vie sociale, industrielle et commerciale de l’homme, en un mot, les saisons, ne sont
dues qu’à une seule cause, extrêmement simple,
l’obliquité de l'écliptique sur le plan de l'équateur terrestre.
De plus, ces variations sont périodiques, c’està-dire se produisent toujours dans le même ordre, et correspondent à peu près aux mêmes positions
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relatives de la Terre et du Soleil. C’est cette période, si variée dans ses différentes parties et qui se renouvelle sans cesse, toujours sensiblement égale à elle-même, après le même intervalle de temps, que l’on appelle l’année.
Suivant les points qui servent d'origine, on distingue deux espèces d’années.
L'année sidérale est l'intervalle de temps qui s'écoule entre deux retours consécutifs du Soleil (mouvement apparent) à la même étoile : c’est la : durée d’une révolution complète de la Terre autour du Soleil et sa valeur est, en temps moyen, de 365 j. 6h. 9m. 9s.
L'on sait que, deux fois par année, l'intersection du plan de l’écliptique avec le plan de l'équateur passe par le centre du Soleil : c’est l’instant des équinoxes du printemps et de l’automne, où, pour toute la Terre, les jours sont égaux aux nuits. Si l’on prend comme origine de l’année l’équinoxe du printemps, on appelle année tropique ou astronomique, l'intervalle de temps qui s'écoule entre deux retours consécutifs du Soleil à l’équinoxe du printemps. Sa valeur, en jours solaires moyens, est de 365 j.5 h. 48 m. 458.
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L'année tropique est plus courte que l’année sidérale, parce que la ligne des équinoxes rétrograde de 50”.2 par année, de sorte que le Soleil revient à l’équinoxe du printemps avant d’avoir accompli une révolution entière.
C’est cette année qui devait nécessairement servir à la mesure du temps puisque celle-ci doit être basée sur la marche du Soleil. Toutefois, l’année astronomique offre l'inconvénient de ne pas contenir un nombre exact de jours, et c’est pour cela qu’il a fallu lui substituer l’année civile, composée d’un nombre exact de jours sans fraction, et qui devait coïncider le mieux possible avec l’année astronomique, de manière à établir les relations entre les divisions et subdivisions du temps civil et les phénomènes usuels qui dépendent de la marche du Soleil. Les conventions nécessaires
Pour arriver à ce but sont l'objet du calendrier.