LE VISAGE DE LA FRANCE
Nous autres qui savions à peine lire quand se leva l'aube de l'Année maudite, nous n'avions jamais vu s'éclairer le visage de la France. Aussi loin que remontent nos souvenirs, il nous était toujours apparu à travers un voile de deuil, et, les rares fois qu'il nous avait souri, oh î que ce sourire était triste î
Mais maintenant les yeux, les lèvres, le front auguste de notre mère sont inondés de lumière et son visage est tout pareil à celui des déesses, dont le temps n'altère point la fière et impeccable beauté ; et ce sont nos yeux à nous qui se remplissent de larmes,, de larmes de joie et d'orgueil,