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CHAPITRE II

Etude des indices des fibres musculaires par la méthode d'immersion

La seconde méthode à laquelle on peut s'adresser pour les mesures d'indices est la méthode d'immersion, couramment employée par les minéralogistes pour la détermination de l'indice des petits fragments de minéraux. Elle consiste à passer l’objet dans une série de liquides d'indices croissants, et à déterminer l'instant où il y a égalité entre l'indice moyen de l'objet et l'indice du liquide ; cette détermination repose sur le fait que les ondes lumineuses franchissent à ce moment sans perturbation la limite de contact entre l'objet et le liquide, le système total passant alors, si l’on peut dire, par un maximum d’homogénéité optique. Divers procédés que nous étudierons plus loin, permettent de reconnaître avec précision ce stade d'égalité.

Cette méthode a des avantages et des inconvénients ; son immense avantage est d'admettre une dissociation des éléments du muscle et de permettre d'étudier des détails intimes de la fibre absolument hors de portée du réfractomètre Abbe (1).

Son emploi cependant soulève un certain nombre de difficultés principalement dans la constitution des séries des liquides ; pour les minéraux, il suffit que ces liquides n’aient pas d’action dissolvante ni chimique sur l’objet. Pour les tissus organisés s'imposent de nouvelles conditions beaucoup plus délicates ; il faut que les liquides soient des solutions aqueuses sensiblement isotoniques au tissu, et, si l'on veut opérer sur un objet vivant, qu’elles n'offrent à son égard qu'une médiocre

1. L’objection que l'indice obtenu peut être uniquement celui de la couche superficielle de l'organe (sarcolemme, etc.) est facile à écarter. 1 suffit de taillader l'organe au scalpel ou au rasoir pour mettre à nu les couches profondes qu'il est facile alors d'étudier directement,

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