DE NORAH CLARY
«■» tAsto. t. I. 19
LÀ BOHRB IDiB
DE NORAH CLART.
— Noos ferions peut-être aussi bien de n'y plus penser, Morris Donovan, car, voyez-vous, il serait plus aisé de tordre le cou à la grande montagne de Howth que de faire accorder mon père et ma mère sur quelque chose que ce soit. Ils ont observé la règle du contraire pendant vingt ans , et il nY a pas d'apparence qu'ils s'avisent de changer maintenant.
— C'est pourtant bien dur , si cela est , ré* pliqua le beau Morris, que les gens mariés ne puissent pas marcher d'accord ; Norrah , ma mignotine , qu'il n'en irait pas ainsi avec
nous! Sûrement nous ne ferions qn*an cœur et qu'une âme; nous serions un exemple d'amour, et....
— Folie ! interrompit la jeune fille en riant. Morris , Morris , nous nous sommes déjà querellés plus de vingt fois ; et , à mon ayis , un petit bout d'orage de temps en temps fait la vie plus amusante. Parlerai-je de la joyeuse gigue que j'ai dansée avec Phil-Kennedy ? ou vous répéterai -je ce que Mark Doolen a dit de moi à Mary Grey?... Hein, Morris?... Les longues paupières noires qui ombrageaient les brillants yeux bruns de Norah Clary , touchaient presque ses sourcils un peu bas , mais délicatement dessinés, tandis qu'elle jetait sur son amant un regard en dessous , accompagné d'un sourire moitié badin , moitié malicieux.
Mais ce regard fut bientôt baissé et les joues de la jeune fille brillèrent d'une vive et élor quente rougeur quand le jeune homme passa un bras autour de sa taille , et, soulevant de l'autre main les boucles nombreuses qui re* tombaient sur son front , attacha sur elle un tendre mais triste regard.
— Cessez de plaisanter maintenant , Norry ; Dieu seul sait combien je vous aime , ditnil
d'une Teix ëtouCTée et tremblante d'émotion : je suis votre égal tant que l'argent le peut faire , et il n'y a pas un jeune fermier dans tout le pays qui puisse mettre sous le soc un meilleur fonds que le mien. Cependant je ne prétends pas vous mériter pour cela; seulement je ne peux pas m'empècher de le dire : quand nous nous aimons tous deux ( n'allez pas me contredire maintenant , Norry , après me l'avoir avoué , ou autant vaut , tant et tant de fois ) , quand cela convient à votre père et que tout s'accorde si bien , de penser que votre mère , par je ne sais quelle diablerie, viendrait se mettre entre nous , sans aucune raison que de contrarier son légitime mari , c'est ce qui me ferait devenir fou, et ce qui montre qn'^e n'est bonne que pour...
— Arrêtez, monsieur Morris! s'écria Norah en lui mettant la main sur la bouche , de manière à empêcher un son de s'échapper ; c'est de ma mère que vous parlez, et il faudrait être mal né aussi bien que mal élevé pour entendre un mot contre ses parents. Est-ce là un échantillon de votre civilité, monsieur ? ou m'avez-vous jamais vue tourner ma langue contre un de ceux qui vous appartiennent?
— Je TOUS demande pardon , ma Norah !
rëpliqua-t-il d'un ton doux et soumis; pour l'amour de l'agneau , nous ménagerons la brebis, pourquoi pas ? Je n'ai pas tant de penchant à contredire que Yotre mère , moi.
— Le tort dont on parle le moins est le plus tôt réparé, interrompit de noureau l'impatiente fille. Bonsoir, Morris, et que Dieu tous bénisse ; on pourrait me demander là-dedans, et ma mère ne doit pas savoir où je suis.
^ — Norah! en dépit de toutes les filles qui tiennent une aiguille ou un trousseau de clefs, je TOUS ai fidèlement aimée. Nous avons grandi ensemble , et depuis le temps où vous étiez de la hauteur de ce rosier, vous m'avez été plus chère qu'aucune chose sur la terre. Pensez, Norah, au nom de l'amour de nos jeunes cœurs, pensez bien s'il n'y a aucun moyen de gagner votre mère ! Si vous m'aviez pris sans sa permission, assurément je me soucierais peu de perdre les mille livres sterling que vous devez avoir. Mais, très-chère Norah, puisque tous ne voulez rien faire sans son consentement , pensez-y sérieusement, et pour cette fois ne riez pas!...
C'était un fait connu et accrédité dans la bonne baronniede Bargy, que Morris Donovan
possédait réellement on cœur honnête , sincère et affectionné ; qu'il avait le courage d'un lion et la douceur d'une colombe. De plus il était neveu du prêtre, il entendait le latin aussi bien que le prêtre lui-même, et, mieuxque tout cela, c'était la fleur et le coq de la paroisse , un beau garçon bien tourné, de qui, depuis la jolie nièce de la femme de charge anglaise de lord Gort, jusqu'à Bess Mortican, la petite couturière sourde et boiteuse, toutes les filles étaient régur lièrement et désespérément amoureuses. Je dois cependant avouer ( tant il est vrai que la perfection ne saurait être le partage de l'homme) que Morris était. . . fort peu, si vous voulez, aussi peu que possible, mais enfin quelque peu... stupide. Peut-être même n'était-il pas positivement stupide ; mais seulement il avait la conception lente. 11 se serait frayé un chemin de force à travers mille obstacles, mais il n'aurait su se débarrasser d'aucun paisiblement. Il n'y avait donc rien d'étonnant, le combat étant hors de la question qui l'embarrassait, à ce qu'il eût recours pour la résoudre à l'esprit toujours présent de la joyeuse Norah. Il n'était pas non plus très-extraordinaire qu'il aimât cette charmante créature^ la plus jolie, la plus gaie de toutes les filles irlandaises, dont le
cœur, les pieds, les yeux étaient toujours en mouvement. Tantôt pleurant comme un enfant sur la mort d'un poulet, ou renlèyement d'un nid, tantôt dansant sur le faite d'une meule de foin à la seule musique de sa voix joyeuse 9 quelquefois elle cajolait sa pétulante mère, puis l'instant d'après , reconfortait son bonhomme de père, que sa femme menait par le nez. Que mes respectables lecteurs ne s'imaginent pas que M. et madame Glary étaient de méprisables coureurs de marais (bog^trottera) irlandais, n'ayant qu'un morceau de mauvaise terre, un cochon et une cabane composée d'une seule chambre. — Loin de là, ils avaient à bail cent bons acres de fertiles prairies, et leur ferme commode, quoiqu'un peu sale, annonçait à la fois l'abondance cM'économie. Norah était leur unique enfant , et, sans l'humeur orageuse de mistress Clary, leur famille se serait trouvée la plus heureuse, comme la plus riche du canton* — Je n'ai pas envie de rire , Morris, reprit enfin la petite après un long silence ; cette fois j'ai une idée, une bonne idée en tête. Sa révé<rence votre oncle, dites-vous, a parlé à mon père, et doit parler à ma mère là-dessus?..* Je m'étonne que lui qui est prêtre n'ait pas eu plus de sens. Assurément ici , c'est ma mère qui est
Yhamme. — Mais j'ai une bonne idée. - Bonne nnit, Morris, bonne nuit.
La fillette sautalëgèrement par-dessus la haie de son jardin et laissa de l'autre côté son amant éperdu et ne pouvant s'imaginer ce que pouvait être sa bonne idée.
Quand Norah entra dans la cuisine, les choses allaient à l'ordinaire ; sa mère était grondeuse comme de coutume, et aussi mauvaise (murmurait son mari) qu'une nichée de belettes.
— Vous êtes une paire de fainéantes coquines ! criait-elle à deux grosses servantes aux bras rouges et aux pieds nus. Avez-vous compté que je vous nourrirais à rien faire? Vraiment , si ce n'était le sel, il y aurait peut-être de l'économie , pour l'ouvrage que vous faites ! Un fil qui casse dix fois à la douzaine! et du si beau lin encore !... Barney Leary, sale pares* seux ! bon à rien ! ne pouvez-vous trouver une meilleure occupation en cette bienheureuse nuit, que de jeter à coups de pied les cendres du feu au nez du chat ? Oh ! vous ferez de la pâture pour les cochons, c'est toujours une consolation. Jack Glary (s'adressant à son mari qui, assis tranquillement dans le coin de la cheminée, fumait sa pipe), il est heureux que vous ayez une femme qui sait se retourner; Dieu
sait si un mari m'a été bon à rien autre chose qu'à me donner son nom ! êtes-vous sûr que Nell-la-Noire soit dans l'étable? L'époux fit un signe de tête... — La vache et le veau ont-ils eu de la paille fraîche? Autre signe. — Que le malin vous happe, maudit homme ! ne pouvezvous user de votre langue pour répondre à une question civile? continua la dame.
— Assurément , ma chère, dit enfin le mari, vous parlez assez pour dix.
Cette trop juste observation parut , comme beaucoup de vérités, si désagréable, qu'un rude orage s'en serait suivi, si Norah, se rapprochant de son père, n'eût murmuré à son oreille : Je ne crois pas que la porte de l'étable soit fermée. — Mistress Clary entendit ce mot, et, en termes qui n'étaient rien moins que doux, elle ordonna à son mari de pourvoir à la sûreté de Nell-la-Noire... — J'irai avec mon père et j'y veillerai moi-même, dit Norah. — Celle-là est bien mon enfant, toujours soigneuse, pensa la mère comme le père et la fille sortaient de la chambre.
— Cher père, commença Norah quand ils furent dehors , ce n'est pas tout à fait à cause de rétable que j'ai besoin de vous... mais... mais... Le prêtre vous a dit aujourd'hui quel-
que chose qui regarde... Morris DonoTan?
— Oai, mignonne, et qui vous regarde anssi, ma donce Norry.
— Avez-yous parle de cela à la mère?...
— JNon, mignonne, elle a été trop reyôche tout le jour. Dieu sait pourtant que j'irais au bout du monde pour l'amour de la paix et de la tranquillité! Si j'étais comme les autres hommes, si j'allais boire et me ruiner, elle pourrait avoir quelque raison. Mais elle n'a rien de pareil à me reprocher. Quant à Morris, elle a été coiffée de ce garçon jusqu'à ce qu'elle se fut aperçue qu'il me revenait... alors , mon bijou , elle a tourné à l'aigre , comme le lait, dans la même minute. J'ai même grand'peur que le prêtre n'en puisse rien obtenir de bon.
— Père ! cher père, dit Norah, supposons que vous ne disiez rien à ce sujet, ni en bien, ni en mal; que vous ayez au contraire l'air de prendre une soudaine aversion pour Morris et que voua laissiez le prêtre lui parler à elle ; vous verriez qu'elle y viendrait.
— Pour me contredire, n'est-ce pas?...
— Précisément...
— Et alors elle en aurait tout l'honneur ! Ce serait de la lâcheté, répliqua le fermier en se redressant; je n'entends pas cela.
— Mais, cher père, tous ne oomprenesi pas? dit la msëe jeune fille. Assurément vous êtes pour Morris, et quand nous serons, je veux dire, si nous sommes. ... Je suppose , père , que vous savez bien ce que j'entends ?... (Elle continua , et heureusement le crépuscule cacha sa rougeur.) Si cela a lieu enfin, c'est vous qui aurez fait votre volonté.
— C'est ma foi vrai , Norry , ma fille ; c'est ma foi vrai , je ne pensais pas à cela d'abord ! Et tout réjoui de l'idée d'attraper sa femme , le bonhomme en sauta réellement de joie. Mais attendez un peu , attendez , reprit-il , comment faut-il s'y prendre? Sûrement le prêtre luimême sera ici demain matin de bonne heure; il est absent maintenant , ainsi point de moyen de lui parler , point de voie assez prompte , et eependant l'affaire est manquée s'il vient ici de but en blanc sans avoir été prévenu...
— Laissez-moi faire, cher père, je me charge de tout , s'écria la pétulante fille , ayet seulement bon courage, et si le nom de Morris est prononcé , dites bien du mal de lui ; mais non du fond du cœur , père ; des lèvres , vous entendez ?
Quand ils rentrèrent , les pommes de terre bouillies exhalaient une chaude vapeur qui
^élevait en tourbillon jusqu'aux solives de la haute cuisine. Elles étaient entassées dans une (prande corbeille d'osier , et au sommet de la pile reposait une assiette de gros sel blanc. Des jattes pleines de lait de beurre étaient sur le buffet, et , sur une petite table ronde courerte d'une nappe , quelques assiettes de faïence attendaient le repas plus délicat que la fénmie da fermier préparait pour elle-même.
— Qu'y a-t-il pour souper, mère? demanda Norab en tirant deyant elle son rouet , auquel son petit pied imprima bientôt un mouvement rapide.
— De mauvaises bécassines , répondit celle» ci , ce gibier de marais pour lequel vous avei toujours eu fantaisie : Bame j Leary les a tuées lui-même.
— A votre service , dit Barney en ricanant.
Il faut dire aussi que ce bâton à crochet de Morris Donovan est bien la meilleure chose du monde pour les abattre !
— Si le bâton de Morris Donovan les a touchées , elles ne viendront pas ici , dit le fermier en frappant sur la pauvre petite table un tel coup de son poing fermé qu'elle en tressaillit et niistress Clary en même temps.
— Et pourquoi, s'il vous plaît ? demanda la dame avec aigreur.
— Parce que rien de ce qui appartient à Morris Donovan, pas plus que Morris lui-même, n'entrera dans la maison, répondit €lary; il ne me convient d'aucune manière, et sa fréquentation ici ne vaut rien , puisqu'il n'en doit rien résulter.
— Le seigneur ait pitié de nous ! s'écria mîstress Glary en posant sur la table les bécassines rôties : voyez un peu ce qui prend à cet homme I
Et , sans tenir compte de la résolution qu'il avait annoncée , elle allait procéder à la distribution des savoureux oiseaux, quand, à son grand étonnement , son timide et débonnaire mari jeta le plat et son contenu dans le feu. La bonne femme demeura un moment absolument pétrifiée. Le calme toutefois ne fut pas de longue durée , elle se remit bientôt ; et , avec un visage enflammé et une langue furieuse , elle commença ainsi les hostilités :
— Comment osez-vous, brute que vous êtes, jeter aucun des biens de Dieu de cette façon, et devant moi encore ?... qu'est-ce que cela signifie , dis-je ?
— Gela signifie que rien de ce qu'aura tou->
chë Morris Donovan n'entrera sooa ce toit ; et si j'attrape cette petite fille à regarder le côté dn chemin où il passe, par tons les saints! je lui arracherai les yeux de la tête et je l'enverrai an courent.
— Vous ? TOUS feriez cela à mon enfant? et TOUS osez me le dire en face ? vous ? C'est ce que nous Terrons, mon garçon. En attendant , tout ce que j'ai à tous dire , c'est que si eela me plaît , Morris DonoTan Tiendra dans cette maieon, et de plus qu'il sera le maître de cette maison , comme jamais encore TOUS n'aTCz eu le cœur de l'être, tous qui parlez. En disant ceci, mistress Glary s'effor« çait de sauTer du feu, où elles flambaient en sifflant , le reste de ses bécassines brûlées. Norah fit mine de Touloir aider sa mère ; mais Glary l'enlcTant à peu près à la manière d'un aigle qui emporte un roitelet dans ses serres , la mit hors de la cuisine en un tour de main. Ce fut le signal de nouTcUés hostilités; mistress Glary trépigna et tempêta en Tain ; maître Glary persista à injurier, non-seulément Morris, mais l'oncle de Morris , le père DonoTan, jusqu'à la finladignie moitié du fermier ^'iira, oui, en Térité , et rondement encore , jura donc par la croix et les saints , qu'aTant le prochain cou-
cher da sdml, Norah Gary serait Norah Donovan.
Que n'ayez-YOUs pu Toirla joie du triomphe pétiller dans l'œil que Norah appliquait alors au trou de la serrure! Il eût effacé le plus riche diamant de la couronne d'un roi , ëtincelant comme il Tétait d'espérance et d'amour.
Le matin suirant se leya clair et froid ; de longs et minces glaçons pendaient aux branches du houx et de l'aubépine sauvage , et sous les pas légers de Norah les brins d'herbe gelés craquaient comme des aigrettes de Terre. Le ruisseau de la montagne murmurait sous la couTcrture de glace qui l'emprisonnait ; et les pauvres moutons dans leurs chaudes toisons regardaient tristement le paysage , tout beau qu'il était à la salutaire lumière du matin , car ni la colline , ni le vallon ne leur offrait une touffe de gazon à brouter. La froide bise de décembre frappait, sans qu'elle y Ht attention, les joues brillantes de Norah Clary, car sa bonne idée avait prospéré , et elle courait en hâte vers le taillis où , par hasard, matin et soir elle rencontrait d'ordinaire Morris Donovan. Je ne sais comment il se feut que du moment où une passion suit son cours paisi* blement et sans obstacles elle devient fort en-
nayeuse , excepté poar les parties intéressëes. Ainsi tout ce qu'il me reste a dire , c'est que la jeane fille , après avoir pendant un temps convenable désolé et tantaliêé son amant (pratique que je recommande en passant, comme la meilleure manière de découvrir l'humeUr et le caractère du personnage) , la jeune fille , dis* je , avoua enfin à son prétendu le plan qu'elle avait conçu et ses résultats. Et l'amant , porté sur les ailes de l'amour , qui, je prie mes lec* teurs de le croire, sont plus rapides et plus fortes en Irlande que partout ailleurs , courut instruire le prêtre de l'arrangement. 11 savait que sa révérence aimait trop son neveu et celle qui devait être sa nièce , indépendamment du souper de noces et des profits qui devaient lui en revenir , pour ne pas se prêter à leur joyeux complot.
Ce que furent le bruit , les préparatifs , les festins, les danses qui occupèrent tous les gens du pays pendant la durée des bienheureuses fêtes de Noël , c'est ce dont je ne saurais maintenant donner aucune idée. La jolie fiancée avait un air d'innocence moutonne convenable à la circonstance. Le fiancé..... Mais fi!., un fiancé a-t-il jamais rien d'intéressant?... Un fait cependant est digne de mé-
moire ; au moment où le père Donovan termina la cérémonie, et avant le baiser des époux, le fermier Clary , sans ancune raison que sa femme pût découyrir , fit en dépit du décorum , un saut très-inconyenant , et , saisissant un bâton de chêne noueux , il le fit rapidement tourner autour de sa tête , en criant : « Nous Favons emporté ! par les saints , elle est prise , la journée est à nous ! — La vieille Irlande pour toujours !... Victoire , enfants , elle est prise ! elle est prise !
Le prêtre aussi semblait extraordinairement réjoui de cette soudaine effusion ; et la mariée elle-même rit plus que de raison. Si la bonne femme découvrit ou non le tour dont elle avait été dupe, c'est ce que je ne saurais dire, mais ce qu'on peut tenir pour certain, c'est que Norah n'eut jamais lieu de se repentir de sa bonne idée.
EiquiêS0 irlandait9, (Miis Hau.)