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l'intelligence d’un auteur dont les productions ont uu sens constant, harmonieux et pratique.
Dans l'oeuvre de Goethe, le drame occupe la première place.
Ce qui domine en lui, c'est l'unité grecque qui confond les genres puisqu'elle unit les facultés. Son ‘‘moi’’ n’est pas un moi qui s’exhale en gémissant ou qui s’exhalte pour une idée ou un sentiment, mais plutôt un moi éloigné, dont les manifestations sont indirectes comme celles que Goethe lui même attribue à la divinité ! C’est pourquoi il a choisila forme impersonnelle du drame.
Le Goethe qui écrit est le secrétaire de Goethe qui vit.
Les mots, dit-il, ne peuvent élucider ce qu’il y a de vraiment supérieur.
Aussi au lieu de “chercher à exprimer les nuances de sa pensée, il se contente de pratiquer l’art d'écrire, de peindre et d’harmouiser.
C’est par l’art qu'il veut s'élever et vivre.
Mieux qu'aucun Européen, il a prouvé que l’artiste est au-dessus des nations.
Sa puissante expansion assimilatrice lui faisait un devoir de première nécessité de s'émanciper de ses goûts individuels autant que des préférences nationales.