‹ Prospectus de l'École d'agriculture de Ste. Thérèse [microforme]Chapitre 6 sur 8 · IA · texte numérisé non relu

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tairement de l’agriculture. Puis vinrent d’autres auteurs d'essais à l'usage des écoles, et d'autres journaux populaires sur cet art gi nécessaire, M. Labonté, M. le Docteur Paquin, un membre du clergé canadien, mirent la main à ces utiles essais. Quant aux journaux agricoles, ils ont pu, malgré la routine et l’apathie, maintenir leur existence jusqu’à ce jour. C'est alors que commença aussi dans le récent collège de Terrebonne, l'introduction de l’enseignement agricole. Dès la seconde classe du Cours général, cet enseignement avait lieu sur le même pied et sous les mêmes conditions de rigueur que tous Îles autres enseignements, On Commençait en Mars ou avril, afin d'unir. dans la belle saison, les enseigiements théoriques des classes aux lecons pratiques des champs.

Et, chose remarquable, les enfants de tout âge et de tonte famille, même ceux des villes, même les fils de Seigneur et d'autres étages, se prè-

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taient à ces travaux et à ces leçons avec un entrain admirable, Il y avait rivalité entre les classes. C'était à qui d’entre elles serait appelée la première à ce genre de labeur. Malheureusement, le collège n'avait point les moyens financiers de mettre à profit tant de zèle et de bonne volonté. Impossible alors à cette jeune institution de monter une ferme d'hommes ,d’instruments et d'animaux tel qu’il aurait fallu. Mais tout cela, aujourd’hui peut et doit s'effectuer là comme ailleurs. Le pays le veut, le Gouvernement le comprend plus que jamais, le Clergé y prête son concours tout-puissant, les écoles agricoles se fondent et sont accueillies, les journaux du genre se multiplient, la routine et la non-science commencent à battre en retraite, le travail pratique de. la colonisation ouvre les chemins, abat les forêts, crée partout de nouveanx défrichements et de nouvelles paroisses ; enfin, un ordre religieux, les

. Therese, Comte de Terrebonne,

Révérends Pères Trappistes, sont venus sanctifier et se montrer comme modèles et exemple à toute épreuve de ce qu’on peut faire pour l’humanité par le moyen de l'agriculture, Allons donc tous, en si bonne compagnie, et fortifiés de tant de motifs, vers un but si louable, si digne de tous les efforts, de toute bonne volonté.”

Par une singulière coincidence, la marche de l’enseignement agricole aux Etats-Unis a suivie absolument les mêmes étappes que celle de l'enseignement au Canada. Des documents d’une haute importance que nous avons reçus du Collége Agricole de l'Etat de Pennsylvanie, nous en donnent l'historique complet, dans chaque Etat de l'Union, et dans un prochain numéro nous ajouterons encore aux faits que nous publicns aujourd’hui au sujet du Collége agricole de l'Etat du Michigan.

Aux Etats-Unis il y a 12 ans, on a commen-

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cé à donner une éducation agricole tout à fait élémentaire, comprenant l'écriture, la grammaire et l’arithmétique. Enfin on donnait l'éducation que reçoivent à peu près aujourd'hui les élèves de l'Ecole d'Agriculure de Ste, Anne. Ce programe élémentaire fut bientôt reconnu insuffisant et peu à peu on ajouta l'étude des sciences naturelles appliquées à l'agriculture. La phylosophie, léconomie politique, la littérature, entrent dans le cadre de l’enseignement, enfin on est arrivé insensiblement après dix ans au programme que nous publions dans ce numéro, sous un autre titre et qui comprend un cours complet de quatre an-

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