‹ Prosper Mérimée et la RussieChapitre 17 sur 29 · Lettres à une inconnue, II · texte numérisé non relu

Lettres à une inconnue, II

BIBLIOGRAPHIE

encore la seconde partie de Chmielnicki, dont j’ai corrigé les épreuves pendant que j’étais sur le dos Vous y verrez une grande quantité de Cosaques empalés et de juifs écorchés tout vifs. »

Le 6 janvier, c’était à Lebrun qu’il écrivait :

« Cannes, 6 janvier 1863.

« Mon cher confrère et collègue,

« Je vous la souhaite bonne et heureuse. Je suppose que vous aurez reçu de M. le Maréchal une petite drôlerie que je vous ai adressée l’année passée. J’en ai la suite à votre service, mais je pense que vous n’en êtes pas trop pressé et que vous pourriez attendre jusqu’au 20 de ce mois ; vous me verrez alors accourir pour la discussion de l’adresse, et j’apporterai en même temps cette affaire qui, à mon grand regret, ne sera pas la dernière complaisance que j’imposerai à la conférence. Si pourtant vous aviez un besoin urgent de copie, je vous en enverrais aussitôt que vous m’en demanderez par le canal du maréchal, à qui je vous prie d’offrir mes souhaits de bonne année.

« M. Cousin a été un peu malade ces jours passés et en outre très affligé de la mort de l’archevêque ^ A tout prendre, il se trouve très bien dans ce pays-ci.

« Je vois dans les journaux que notre confrère M. La-

prade a eng Augier en vers un peu durs... Mais

pourquoi M. Laprade

1. MgrMorlot, archevêque de Paris, Cf. lettre de V. Cousin à Lebrun, citée dans Noies sur P. M., 382.

2. Le 5 supprimé ici, a été publié dans les Notes sur P. M., 381.

BIBLIOGRAPHIE

« Adieu mon cher confrère et collègue, veuillez présenter mes hommages à Madame Lebrun, et agréer Texpression de tous mes sentiments dévoués,

« Mérimée.

« Ne prenez pas la peine de m’écrire si vous n’avez pas besoin de prose ^ »

Et quelques jours après :

« Cannes, 13 janvier.

« Mon cher confrère et collègue,

Cf Voici les épreuves corrigées. Je ne vous envoie pas le 3® article que j’apporterai bientôt; d’ailleurs vous avez de la copie dans la huche. Serez-vous assez bon pour me faire tirer quelques exemplaires à part, une douzaine, pas davantage.

cc M. Cousin était florissant hier, il a déjeuné avec moi. Pour moi je suis mort de rhume. Je compte cependant apparaître au Luxembourg vers le 20. Je suppose que c’est alors que vous commencerez la discussion de l’adresse.

cc Nous avons un temps magnifique; pas un nuage, soleil radieux, mais jamais je n’ai vu tant de neige sur les Alpes, voire sur les montagnes de Grasse.

cc Adieu, cher confrère et collègue, veuillez présenter mes hommages à Madame Lebrun, et agréer l’expression de tous mes sentiments bien dévoués,

cc Pr Mérimée » 2.

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