‹ Prosper Mérimée et la RussieChapitre 9 sur 29 · DES TRAVAUX DE MÉRIMÉE SUR LA RUSSIE · texte numérisé non relu

DES TRAVAUX DE MÉRIMÉE SUR LA RUSSIE

II a paru intéressant de faire une bibliographie raisonnée des articles et ouvrages que Mérimée a consacrés à l’histoire et à la littérature russes. Ce travail n’a encore jamais été tenté : sa nouveauté fera pardonner les lacunes qu’il contient peut-être ^

I. La Dame de Pique, nouvelle tirée de Pouchkine, dans \2i Revue des Deux Mondes du 15 juillet 1849, p. 185- 20é.

I . L’on a consulté pour cette bibliographie deux bibliographies récentes sur Mérimée : l’une de M. de Spoelberch de Lovenjoul, dans Bibliographie et Littérature. Trouvailles d’un bibliophile (Paris, Daragon, 1903, in-12, p. 35-64) [reproduction corrigée et augmentée de celle qui se trouve à la suite de Mérimée et ses amis de M. A. Filon], l’autre de M. Georges Vicaire, dans son Manuel de V Amateur de Livres du XIX^ siècle (V. col. 699-762); mais tous les numéros en ont été vus par moi. La plupart des traductions russes ne sont pas signalées dans ces deux ouvrages, non plus que les particularités que nous indiquons. Cf. aussi le chapitre que M. A. Filon a consacré à la littérature russe {Mérimée et ses amis, 294-305).

BIBLIOGRAPHIE

Elle fut annoncée par la note suivante du Directeur : « La littérature russe est peu connue parmi nous, et dans cette Revue même, — où à diverses reprises, notamment dans le n® du octobre 1847, le grand poète Pouchkine et les écrivains modernes de la Russie ont été l’objet d’une étude développée, — le mouvement littéraire de ce pays n’a pas été suivi avec toute l’attention qu’il mérite. C’est que la langue russe est à peu prés complètement ignorée en France ; les interprètes et les critiques compétens manquent. Un écrivain connu par des œuvres qu’on lira encore, quand les gros romans de ces dernières années seront dans l’oubli, fait une heureuse exception, car on ne sait peut-être pas que l’auteur de Colomba tourne vers le russe la même curiosité pénétrante qu’il a portée vers le zingali, lorsqu’il composait Carmen. C’est à lui que nous devons d’avoir fait passer dans notre langue le récit qu’on va lire, et on reconnaîtra dans la Dame de Pique une de ces trop rares tentatives où un esprit éminent sait donner à la traduction même un cachet d’originalité. Pouchkine, assurément, ne pouvait trouver un meilleur introducteur dans la littérature française. «

X. Doudan écrivait à d’Haussonville, à propos de cette nouvelle, le 24 juillet 1849 : « Qu’avez-vous dit de la Dame de Pique de M. Mérimée ? Est-ce tout à fait de M. Pouchkine, ou M. Mérimée y a-t-il mis un peu du sien ? Cela est d’une simplicité chirurgicale qui ressemble plus au traducteur qu’à ce qu’on racontait de l’auteur » K

Elle fut reproduite dans les Nouvelles, publ. en mai

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