‹ Protocoles et acte finalChapitre 3 sur 83 · PRISES FAITBS DANS L*ARGHIPBL DU CAP-VERT BT DANS LA GUIN^B · texte numérisé non relu

PRISES FAITBS DANS L*ARGHIPBL DU CAP-VERT BT DANS LA GUIN^B

La goélette espagnole £«(6^r OU D. Maria II, prise à Bissao par le gouverneur général du Cap- Vert, Joaquiin Pereira Marinho , pour Tavoir trouvée sans ses papiers légaux et naviguant sous pavillon portugais. — Fut jugée une bonne prise. (Dépêche n* 3a dudit gouverneur, du 5 avril 1837.)

La goélette américaine Fany Buttler,

La goélette portugaise Roberia,

La goélette portugaise Consiituiçâo,

Ces trois goélettes, qui furent jugées de bonnes prises, furent capturées comme naviguant avec des papiers iilé- ^ox. (Dépêche du gouverneur général respectif, du 16 septembre 1837.)

La goélette portugaise Nova Constituiçâo , capturée, le 6 septembre i8do, par l'élève de marine de la goélette de guerre Boa Vista, Domingos Hilorio da Fonseca Ferreira, pour avoir été rencontrée ayant un équipage espagnol et on capitaine portugais avec de faux papiers écrits en espagnol et en italien. — Elle fut jugée une bonne prise. (Dépèche du gouverneur du a a septembre i84o. )

PRISES FAITES AUX iLBS SAINT-THOMAS ET DU PRINCE.

La goélette brésilienne D. Clara, prise par le commandant du brick Tejo, Francisco A. Gonçalves Cardoso; ce bâtiment était abandonné par le capitaine de Téquipage. (Dépèche du susdit officier du 18 décembre i83g.)

La goélette portugaise Aguia.

La goélette portugaise Nova Magdalena.

Capturées par le commandant du brick Tejo, F.- A. Gonçalves Cardoso. (Dépèche dudit officier du i3 mars i84o.]

La chaloupe anglaise Rèd Rover, prise par les autorités de la province. — Fut jugée une bonne prise le 18 arril 1844.

La goélette Nympha Catahna, prise par les autorités de la province. (Dépèche du gouverneur respectif des 1" et 3 juin.)

rftUBS PATRS A ASGOLÂ.

17 tman iSSg. — Le bcick porfogiis !!■»■ VirgiMim, pris par le comnMndmt dn brick de gnore Ftyal, Fnadae» d'AMs e SihnL L'éqoipige, qn Toolat se soidercr apfès U prise, fiitabsoat, mais le omre fiit jugé de

a8 meî iSSg. — Le goélette poringaîse Pmqmttte Portmjmez ( antérieorenieot Meris Fmetfcie] , prise à Ambrâ par le conuBeodaïade la oorretle Drmmm»

6 îèwntr t84o. -* Le brick portagûs Cmçmior, arrèlé par lecomaModant de lacorteUe S de JmMêo eo cooséqueoce du coup de canoa tiré âa oarire sur le canot eoudusant aa oScier aillais qm diait reoregistier. Le capîtaioe lot fflimené prisonnier k Lisbome.

3o joillel i84o. — La pataAe portngaise NemJm, prise parle commandant dn brick Tejo, PraiidsooA.Goncal¥es Cardoao, et jngée de bonne prise.

3 janrier i8ia. — La goélette brfewHenne Varimatm Marim AUîma, prise à Bengnella par le commandant de la eonreUe 8 de /e Ae.

37 avril 1843. -^ Le brick brésilien Aom, pris an monillage de Loenda avec nne cbalonpe contenant soixantebmt

Somaca brésBienne Aw^aade, ftiae à Bengnella par le commandant de la corvette 8 de Julho.

La godette portngaise Nymfka, prise près de Cbyda , par le commandant de ia corvette

Dramm, an moment on elle recevait deox cent i|natre-vingt-dooie esclaves. Elle fut jngée de bonne prise.

Somaca brésilienne Maria Bma, prise par le commandant Uendes de la goélette ComsMo.

Snmaca pMingaise Rio Tamega. Fnt prise, mais absente.

Bridk portugais 5. Mamod Aagasto. — Six chalonpes contenant des esdaves lurent prises par

le commandant en second de la corvette 8 de JuJko» an moment on le brick sMiait dn port de Bengnella.

18 mai 1844. — Une chaloope dn pays prise à Tendrait dit Bnraco.

37 mai i844- -— ' Le brick brésilien Caçador, pris avec un grand nombre d'esclaves a Tembonchnre dn flenve Dande, par l'élève de marine Liûs Donûngos, commandant la chaloupé n* 17.

a4 juin i84i> — Un brick-goélette sans nom, pris par le caponi JoAo Pedro de Freitas, commandant la dialoiq>e 34« à femboncbure du Dande.

1 1 septembre i844- — Le brick brésilien Japiier, incendié an lien dit Bnraco, lorsqu'il était poursuiri par nne chaloupe de la station navale. — Neaf chalonpes, nne embarcation dn pays, un canot et qnatre-ringt-qninze esclaves furent pris en cette occasion,

a 5 décembre i844- '■— Le brick brésilien Bom Saecesto, pris par une chaloupe de la station navale, à un endroit daritaiEement de noirs (jn*on avait établi près du cap Ledo (c6te de Guissama).

3 janrier i845. — Le brick-goâette brésilien DespUiae da Inneja, pris par la goélette Nympha à rembouchnre do Coanza*

a 1 janrier i845. ^- Une petite chaloupe appartenant à un traficpiant négrier de Bengnella nommé Jacomo Filipe Terres, qui était destinée à porter des lettres d'ordres de ce négrier à des aritaillements de noirs qu*il avait à Quicombo et à Rio Tapado ; cette chaloope fut prise par la corvette ReUtmpago et fut condamnée par la Commission mixte, le 13 mars.

3 1 janvier i845. — La patache brésilienne Canario, prise par une chidoupe de la corvette Relampago, à Quicombo ; elle fut jugée de bonne prise, le la mars.

à mai i845. — Une chaloupe non pontée, gréée en goélette (sans nom ni pavillon), prise entre les endroits de Sombrëiro et Bengnella Vdha avec qualre-vingt-douxe esclaves à son bord, par la goélette Nympha, commandant, renseigne de vaisseau Joâo Batista Garçâo ; elle fut jugée de bonne prise.

i5 mai 1845* -^ Deux narires négriers, les bricks brésiliens Constante Amizade et Lealdade furent pris par la corvette Relampago, sous le commandement du capitaine de corvette Rodovalho, à fembouchure du fleuve Quanxa et furent jugés de bonne prise.

a a mai i845. — Le brick-goélette brésilien Cacique, pris par la corvette Relampago dans la petite baie, au nord du cap Ledo, et qui fut jugé de bonne prise.

6 juin 1845. — La goélette Gago, prise sur le fleuve Quanxa par une chaloupe de la station navale.

8 jvSÊk 1845. — La Primavera, grand et remarquable trois-mâts-barqae brésilien , pris par la corvette Reïampago; la barque liit incendiée par les négriers, le lendemain matin, après être parvenue à débarqner les esclaves.

4 août 18AS. — Lapatache brésilienne Favorita, qui était mouillée dans un endroit caché appelé Loacho; elle fat incendiée pat les négriers pour ne pas se rendre à la corvette Reïampago.

27 octobre i845. ^— Le brick marchand anglais Lady Sale; il fut pris par la géolette de guerre Constituiçâo dans la rade d*Ambriz et fut condamné par la Commission mixte le a6 novembre de la même année.

1845. — Un brick brésilien (sans nom), pris par le trois-mâts-barqne Real Principe D. Pedro près

de Tembouchure du Qaanza,

1845. — Une chaloupe équipée en goélette (sans nom ni nationalité), prise par le trois-roâts-barque

Real Principe D, Pedro.

17 février i846. — Sumaca brésilienne Boa Dniâo, prise près d*Ambriz parla corvette Urania et jugée de bonne prise.

10 avril 1846. — Sumaca brésilienne Lealdade , ptîse par la corvette Reïampago, en face d*Ambrizette.

1 1 avril 1846. — La palache brésilienne Espirito Santo, prise par la corvette Reïampago, en face d*Ambrizet(e.

23 mai i846. — Lapatache brésilienne Felicidade, prise par la corvette Reïampago près d*Ambriz.

19 août et 19 septembre i846. — La goélette Nympha, sous le commandement du lieutenant] Roberto Theodorico da Costa e |Silva , étant en service de croisière dans la section de la côte comprise entre Ambriz et Mafùca , détruisit totalement un magnifique brick et un navire à deux mâts, qui , tous les. deux, faisaient la contrebande d*esclaves.

3o octobre i846. — Sumaca brésilienne Flor de Campot, prise par le brick-goélette Tamega k la sortie de Benguella , ayant à bord cent quatre-vingt-quinze esclaves.

8 juillet 1847. ~~ ^^"^ chaloupe portugaise (sans nom), prise près deMossulo par la chaloupe n* 5 de ta station narale.

27 juillet 1847. — Sumaca brésilienne Bomfim,, prise près de Bengudia Velha par la corvette Nympka.

8 août 1847* — Sumaca brésilienne paquebot Itagoahy, prise par [le lieutenant de vaisseau Filippe Auguste Escrivanis , commandant la corvette Reïampago , très près d* Ambriz.

i** septembre 1847. —Un brick de construction portugaise [nommé Porfneiiff avant d*èlre nationalisé brésilien et qui prit ensuite le nom de Carvalho, pris par Télève de marine Francisco Teixeira da Silva, commandant de la chaloupe Principe Real, entre Tembouchure du Dande et Mossulo.

17 septembre i847«~- Sumaca brésilienne iVova Trindade, prise par la chaloupe Principe Real avec la chaloupe i5 entre le Dande et Mossulo, au moment où ladite sumaca faisait la chasse à la goélette Constituiçâo,

ao décembre 1847* — ^^ patache Amor da Patria, poursuivie par la corvette Reïampago, à Ambriz, et qui fut brûlée parce que la corvette ne pouvait raccompagner.

a4 janvier i848. — Une goélette de construction américaine, qui disait se nommer Emilia; elle fut poursuivie par le brick de guerre Mondego, lorsqu'elle demandait la baie de Loacho, et le commandant du brick la fit ensuite brûler, son éqm'page s*étant enfui et la goélette s*étant échouée.

ao février i848. — Une chaloupe avec vingt esclaves, capturée par la goélette Nympha, au sud de Loanda.

a4 février i848. — La chaloupe portugaise Fortuna, prise à Benguella Velha par la goélette Nympha,

37 février i848. — La patache brésilienne Aarora, prise a Benguella Velha par la goélette Nympka.

6 avril 1848. — Le brick abandonné. Dois Amigos (sans pavillon), pris à Tembouchure du Gorimba par la cor- Tel te Reïampago.

16 mai 1848. — Un brick-goélette brésilien Voador, pris près de Novo Redondo par le yacht de guerre Quinze de Agosto.

a 1 mai 1849. — ^"® galère (dont on ne put obtenir ni le nom ni la nationalité) , prise par deux chaloupes de la goutte Nympha, cette goélette se trouvant dans limpossibilité d*aborder Benguella.

17 juin i85o. — Goélette en construction dans le Dande, nommée Rival; elle fut prise et amenée à Loanda, et escortée par le yacht Quinte de Agosto.

. . octobre i85o. — Destruction de sept baraques destinées au trafic, près de Benguella. (Dépèche n* a6du commandant de la corvette Oito de Julho, Manoel T. da Silva Cordeiro.)

i3 mars i853. — Une baraque servant à la traite des noirs, à la pointe deLandana au nord deCabinda, brûlée par les o£Bciers du brick Serr^ do Pïlar. (Dépèche n° 4a du ] 9 avril.)

ao novembre i854- — Un négrier pris à Eqaiinina el cent quatre-vingt-quatorze esclaves libérés. (Dépêche n*8a du commandant ( Joào M. da Silva Rodovalho).

. . février i856. -— Une chaloupe, nommé Rival, prise dans la baie Farta; on a su qu elle transportait des esclaves pour un point de la côte où ils embarquaient. (Dépèche n"" 1A7 du i5 février.)

18 février i856. — Un brick sans ses papiers, sous pavillon américain, pris à Bengueila Velha par le brick Serra do Pilar, sous le commandement de J. M. da Silva Rodovalho. (Dépèche n' i48.)

ao octobre i856. -^Une grande chaloupe, chargée de vivres, que Ton soupçonnait être pour quelque navire négrier, fut prise sur le fleuve Loge par le commandant de la goélette Conde to TojaL (Dépèche n° 196 du 5 novembre.)

18 juillet 1857. — Le trois-mâts-barque Velha Annita sous pavillon espagnol, mais sans ses papiers et présentant tous les agencements nécessaires pour être employé à la traite des noirs. Pris près de Bengueila Velha par la goélette Caho Verde, commandant Alvaro J. de Sousa S. de Andréa. — Le négrier José Pedro da Gunha, qui 8*occupait du chargement de ladite barque, fut pris aussi. (Dépèche du commandant de la corvette Goa, V. V. da Costa L. Pinho, n** a3 du aa juillet.)

PRISES rAITES À MOZAMBIQUE.

1 3 juillet i84o. — Le brick portugais /iiyM>rea<br, pris par la Direction de la douane de Mozambique, fut jugé de bonne prise.

27 juillet i84ô. — Une galère sous pavillon portugais, D. Maria IL, prise par la Direction [de la douane de Mozambique et jugée de bonne prise. Ce narire fut nommé, plus tard, Relampago et ensuite Real Principe D, Pedro,)

3i juillet 18Â0. — Une galère sous pavillon portugais, D. Maria da Gloria, prise parla Direction de la douane el jugée de bonne prise; elle fut remise au Gouvernement espagnol après qu il eut dé{)osé la moitié de la valeur du navire.

i4 novembre i84o. — Le brick portugais Fortuna de Ajrica, pris par Thomas José Neves, gouverneur de Quilimane; le brick fut condamné et vendu à Mozambique.

a 5 mars i84i. — Le brick D. Manuel de Portugal, pris àLourenço Marques par Frederico Bonifay, commandant du trois-mâts-barque Real Principe D. Pedro*

a 3 juin i84i. — La patache portugaise Po^ueto cb Madeira, prïie k Lourenço Marques par Frederico Bonifaj, commandant du trois-mâls-barque Real Principe D. Pedro.

a 8 mai i8da. — Boutre portugais Mossnmgario, pris par la douane de Mozambique.

17 juin i84a. — Polaque brésilienne Ignez, prise à Quilimane par le brick de guerre Gentil Lihertador.

i4 novembre i8iia. — Boutre portugais Nagar, pris par la douane de Mozambique.

. . août i8ii5. — Le brick Monie-Videu, sans pavilbn, mais que Ton croit être brésilien, pris par le brick D. Joùo de Castro, sous le commandement de f enseigne de vaisseau Joâo Francisco Regio de Lima; il fut pris dans des brisants qui défendent Tentrée de Tile Macaloé.

7 septembre i8ii5. — Quatre boutres pris par deux embarcations du brick Villa Flor dans la baie de Pemba.

1845. — Une galiote hollandaise (sans nom)^ prise par Tenseigne de vaisseau, Caeîano Roberto

da Silva , commandant le Irois-mâts-barque Andorinha, dans la baie de Fernâo Vcllozo.

a 3 novembre i845. — Les équipages d*une embarcation et d*une chaloupe appartenant au brick Villa Flor bràlèrcnt un boutre dans la baie de Pemba.

a 8 février i846. — Un brick sans nom et sans pavillon, pris dans le port de Lourenço Marques par le gouverneur.

3 mars i847- ~~ ^® brick américain Commerce of Providence pris par le brick D. Joâo de Castro, en venant de Quilimane à Mozambique.

a 4 mars 18^7. — La polaque sarde S. Francisco II, arrêtée el visitée comme suspecte par la goélette litanie D, HenriquB à Tembouchure du fleuve d*Angoche.

8 mai i848. — Le boutre arabe Rlexar, pris par le yacht Mador, entre Mozambique et le cap Ddgado (baie de Tungue).

7 juillet 1867. — Ua boutrc arabe ayant vingt esclaves à bord, pris dans le port de Chicoma par le yacht 19 de Maio. (Bulletin de Mozambique, n** ag, de 1867.)

3i décembre 1859. — Un boulre arabe Fatal Ker, capitaine Âbdala Munid, prispor Télève de marine Sebastiâo .losé Gonçalves; un autre boutrc auquel on faisait la chasse est parvenu à s*évader. (Dépèche du commandant de la station, n" 10.)

a5 février 1860. — Le boutre Ganima, pris à Chicoma par Télève de marine Sebastiâo José Gonçalves. (Idem, n* 23.)

i& août 1860. — Le boutre arabe Zajalle, pris dans la baie de Pemba; pour la prise de ce boutre et de deux autres qui purent s'échapper, les équipages des navires de guerre eurent à soutenir une lutte terrible avec le Sultan d'Angoche. (Idem, n*' 71 et 7a.)

. . janvier 186a. — Le boutre arabe Sabala, pris par le gouverneur d'ibo, ayant a bord neuf esclaves. Il a été condamné. (Dépèche du gouverneur général, n* ag.)

. . janvier i865. — Deux boulres brûlés dans la baie de Conduda par le commandant de la goélette Barâo de Lazdr/m, Antonio Duarte Pedroso. (Dépèche ,n*' 1 3.)

. . janvier i865. — Le boutre arabe Toba, pris avec cent soixante esclaves à bord par la chaloupe Andorbiha, Jugé de bonne prise. (Dépèche du gouverneur général n*" 33 , Ao et idg.)

17 janvier i865. — Un boutre ayant à bord soixante et un esclaves , dont sept étaient morts de soif, pris par le vapeur Maria- Anna, faisant route delà baie Simào au Cap de Bonne-Espérance pour Mozambique. (Dépêches du commandant de la station navale, n** 19, et du gouverneur général, n" 43.)

. . mars 1866. — Le commandant du vapeur Barâo de Lazarim, soutenant le feu avec les trafiquants, brûle deux boutres sur le fleuve de Santo Antonio. (Dépèche de la station navale, n* 16, et du gouverneur général , n'43.)

17 mars 1867. — Le commandant de la goélette Barâo de Lazarim, Antonio Duarte Pedroso, brûle trois boutres dans la baie de Mocambo. (Dépêche de la station navale, n** dg.)

. . décembre 1867. — Une chaloupe de la corvette Infante D. Joâo, commandant Joâo E. de Oliveira, prend sur la côte deux boutres n*ayant pas leurs papiers légaux et avec des marchandises en plus de ce qui était porté sur le manifeste. (Idem, n* laa.)

18 mars 187a. — Un boutre brûlé à Mocambo par le commandant du vapeur Maria- Anna, Joâo Theodoro de Oliveira. (Idem, n* 39.)

17 juillet 187a. — Un boutre brûlé sur le fleuve Monapo par le commandant du vapeur Maria-Anna. (Idem, n- 77.)

. . janvier 1876. — Le vapeur Tête, ayant été à Quivolane pour y vérifier une dénonciation faite à Tégard d*un embarquement d* esclaves, souiFrit des pertes de vies et de matériel qui robligèrent à retourner à Mozambique. Étant sorti de nouveau pour aller au même point, ce vapeur, accompagné par le Sena et par le yacht Inhamissengo , dont les équipages étaient renforcés de quatre-vingts hommes d*un régiment de chasseurs, huit grands boutres et deux chaloupes furent brûlés , et le village négrier détruit. L*enseigne de vaisseau Joâo Maria da Costa commandait en chef. (Dépêches du commandant du vapeur Qailimane Joâo C. Adriâo, n" 60, et du gouverneur général, n*"* 1 1 et 35.)

. • mars 1876. — Deux boutres pris. (Dépèche du gouverneur général, n* 66.)

. . avril i875. — Le boutre français Salamoty pris par le vapeur Sena dans la baie de Mocambo et jugé de bonne prise. (Dépèches du gouverneur général, n"*' 116 et 160.)

. • juin 1875. — Le boutre français Rosalie, pris près de Tile de Goa. (Dépèches du gouverneur général, n"* i56, et de la station navale, 11° 98.)

Conférence de Bruxelips. 7

. . juillet 1875. — Le bateau Dois Irniâos, pris parle vapeur Tête, (Dépèclie de la station navale, n* 11.)

. . septembre 1876. — Opérations combinées de la corvette anglaise la Thetis et du vapeur portugais Sena, La Thetis prend un boutre et un grand nombre d*esclaves, et le Sena emmène de Quissimajulo à Mozambique une embarcation que les Arabes avaient prise à un négrier et qu*ils destinaient à un chargement d'esclaves. (Dépêches du gouverneur général, n"* 2 5o, et de la station navale, n*4i>)

16 juin 1876. — Un boutre pris à Kissira Hondo par le vapeur 5&na, jugé de bonne prise. (Dépèches du gouverneur général, n"* 163 , et de la station navale, n"" 2 1 et a4*)

. . août 1876. — Pris à Mozambique divers hommes d'équipage d'un boutre dans lequel le Français Lablan, planteur à Nossi-Bé, embarquait des esclaves. (Dépèche du gouverneur général, n** ao8.)

. . juin 1877. — ^" boutre et une chaloupe pris sur le fleuve Quissimajulo par le commandant du vapeur Tête, Carlos A. de Magalhaes e Silva. (Dépèche de la station navale, n** 4i*)

. . décembre 1877. — ^" boutre, sans équipage, mais disposé pour embarquement d'esclaves, pris sur le fleuve Bruji par le commandant du vapeur Sena, (Idem, n* 97.)

. . avril 1878. — Une maison en paille fut brûlée sur les rives du Calajulo, el une chaloupe fut prise pour vérifier si la matricule n'en était pas viciée ; cette expédition fut faite par la station navale avec le concours de \e^ corvette anglais Vestal, dont le commiandant avait donné avis d'avoir reconnu que l'on préparait l'embarquement de deux cents esclaves sur ce point, individus qui ne pouvaient tenir dans la baraque incendiée. (Dépèche de la station navale, n* 34.)

i3 mai 1878. — Une femme noire et deux enfants sont remis à l'autorité; cette femme disait qu'ils avaient été vendus pour être exportés à Mozambique (Dépêche idem, n* 4a-)

• . décembre 1878. — Pris un boutre dans la Mojinquale, et un Maure qui faisait l'engagement d'esclaves et qui avait en son pouvoir deux enfants qu'il destinait, avec d'autres, au chargement de deux boutres. (Dépèche du gouverneur général, n*' 298 et 3o8.)

. . décembre 1878. — Le boutre Sakuna pris à Angoche. (Idem, n* 3oo.)

. . septembre 187g. — Un boutre sans les papiers ni pavillon, pris dans le port de Mozambique par les autorités et que l'équipage avait abandonné. (Dépèche du consul anglais à Mozambique à son Gouvernement, du la septembre 1879.)

. . mai 1880. — Un boutre et vingt et un Arabes pris au cap Ddgado. (Dépêche n* io5 et télégramme du i3 mai du gouverneur général.)

. . mai 1880. — Un négrier capturé à Chicoma et dans la maison duquel on trouva six noirs ayant les pieds

*dans des ceps; près de cette maison il y avait un dépôt de cent esclaves que les gardes avaient abandonnés:

quelques négriers , qui conduisaient à Infusse neuf noirs ayant la chaîne au cou , furent pris. — Pris aussi un autre

négrier ayant en son pouvoir trois on quatre esclaves. (Dépêche n° 1 15 et télégramme du gouverneur général des

i3 et 18 mai.)

. . niai 1880. — Mucusse Omar, trafiquant d'esclaves, fut pris et aussi trois boutres avec deux cents esclaves. (Télégramme du gouverneur général du 3 mai et dépèche n* i44.)

12 février 1882. — Un boutre qui, soupçonné de faire la traite des noirs, avait été pris par la chaloupe Affonso Henriques dans les environs de la pointe Bajona, et n'ayant ni pavillon ni papiers, fut condamné. (Dépêche du consul anglais à son Gouvernement du 12 février 1882.]

. . août 1882. — Les eflbrts employés pour capturer une barque de négrier qui était mouillée à Infusse échouèrent; la baleinière de la canonnière Mandom ayant chaviré, deux élèves de marine et cinq matelots furent victimes de cet événement. (Dépèche de la station navale, n** 74.)

. . janvier i885. — Un boutre qui était tout équipé pour la traite des noirs, dans l'estuaire du fleuve Moginquale, fut pris par l'enseigne de vaisseau Emygdio A. Caceres Fronteira, de l'équipage de la cannonière Qaanza. (Idem, n* i3.)

3i janvier i885. — Quelques paillottes du village de Fuco, sur le bord du fleuve Macube, où se trouvaient un grand nombre dHnstruments destinés à la traite des noirs, furent brûlées par ordre de l'enseigne de vaisseau Fronteira. (Idem, n"* as.)

. . octobre 1886. — Une expédition fut organisée pour aller explorer le fleuve Tejungo, où Ton assurait que, outre la contrebande de marchandises, on faisait la traite des noirs; non seulement le commandant de l'expédition, A Simeào de Oliveira disparut, ainsi que les hommes qui raccompagnaient, mais aussi le boutre portugais qui le transportait. (Dépêches du gouverneur général, n" 278 de 1886 et 2 de 1887.)

. . août 1888. — Une expédition fut orgarnisée sous le commandement de Tenseigne de vaisseau, Filippe Nunes, pour aller à Kinga et à Sangage, où Ton disait y avoir un boulrc faisant la traite des noirs. Il fut en eflet trouvé, mais déjà brûlé, et Ton sut depuis que les Arabes y avaient mis le feu, aussiôt qu'ils avaient soupçonné le débarquement. (Dépêche de la division navale, n" a 5 a.)

Etaient présents :

Pour rALLEMAGNE :

Son Excellence M. le Comte (I'Alvensleben.

Pour rAUïRICHE-HONGRIE :

Son Excellence M. \e Comte Khevenhlller-Metsch.

Pour la BELGIQUE :

M. le Baron Lambermont.

M. Emile Banning.

Pour le DANEMARK :

M. F.-G. ScHACK DE Brockdorff.

Pour l'ESPAGNE :

Son Excellence M. Gutierrez ce Aguèra.

Pour rÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO :

M. Van Eetvelde.

Pour les ÉTATS-UNIS D AMÉRIQUE :

Son Excellence M. E.-H.Terrell.

Pour la FRANCE :

Son Excellence M. Bouree.

M. COCORDAN.

Pour la GRANDE-BRETAGNE :

Son Excellence Lord Vivian.

Sir John Kirk.

Pour IITALIE :

Son B^xcellcnce M. le Baron de Renzis.

M. Catalani.

Pour les PAYS-BAS :

Son E^tcellence M. le Baron Gericke de Hervvynen.

Pour la PERSE :

Son Excellence le Général Nazare Aga.

Pour le PORTOGAL :

Son Excellence M. de Macedo.

Pour la RUSSIE :

Son Excellence M. le Prince Ouroissoff.

Son Excellence M. de Martens.

Pour la SUÈDE et NORVÈGE :

Son Excellence M. de Bcrenstam.

Pour la TURQUIE :

Son Excellence Carathéodory Efendi.

Lord Vivian demande la parole pour une question d'ordre :

« Monsieur ie Président, j'ai rhonneui' de signaler à votre attention un document distribué à la Conférence et intitulé « Liste des stations officielles que le Portugal possède en Afrique », lequel document préjuge des questions de droit territorial en contestation avec d'autres Puissances.

« Je vous demande. Monsieur le Président, s'il ne serait pas absolument en contradiction avec le principe bien reconnu que toute question de cette nature est en dehors des attributions de la Conférence, qu'un pareil document fut inscrit ou annexé au Protocole.

« Je crois, M. le Président, que votre décision bien pesée sur ce point important aura une grande influence sur le succès de nos délibérations. Car si, outre les difficultés déjà suffisamment grandes que nous avons à trancher, nous devions discuter des questions territoriales qui sont, à notre avis, entièrement en dehors de la compétence de la Conférence, je crains que la solution du problème de la suppression de la traite ne soit renvoyée aux calendes grecques. »

M. Van Ebtvelde s'associe aux observations faites par Lord Vivian.

M. DE Magedo remercie M. le Ministre de la Grande-Bretagne de l'avoir prévenu de la démarche qu'il comptait faire, et il lui sait même gré d'avoir appelé l'attention de la Conférence sur la liste des stations portugaises, le mettant ainsi à même d'expliquer tout de suite devant cette Assemblée ses intentions. En présentant ce document à la Commission, il n'avait pas l'intention de préjuger des questions de droit territorial, mais seulement celle créclaircir par des faits lé sens des propositions portugaises. Quand il affirme que des stations existent ou sont envoie déformation, il n'a pas voulu soulever des questions de droit à l'égard des territoires où ces stations sont placées. 11 n'a été cité que l.e fait, à savoir cjue des stations existent, qu'elles s'organisent ou qu'elles sont en voie de se former. Il déclare que non seulement il n'a pas soulevé la question de droit, mais aussi qu'il n'aurait même pas pu en admettre la discussion. Il rappelle, à ce propos, les réserves que le Gouvernement portugais lui-même a faites en répondant à l'invitation du Gouvernement belge , et il espère que ces ex|dîcations suffiront pour donner satisfaction à Lord Vivian et à M. Van Eetvelde.

M. LE Président, prévenu de l'incident qui allait se produire, a cru de son devoir de s^assurer de la pensée de son Gouvernement, et il s'exprime en ces termes:

c Messieurs, avant de répondre à la question qui se pose devant nous, il me paraît utile de rappeler un précédent.

« En 1 884, au début des délibérations de la Conférence réunie à Berlin, le Président de l'Assemblée a fait la déclaration suivante :

« Les membres da la Conférence auront l'occasion de se concerter entre eux sur les ques- « tions qui se rattachent à la délimitation des établissements coloniaux de leurs pays, ou au « traitement de leurs nationaux respectifs; il n'entre cependant pas dans les attributions de « l'Assemblée de décider de la validité des prises de possessions antérieures. »

« La Conférence de Beiiin s'est conformée à cette règle.

« L'invilalion adressée par le Gouvernement du Roi aux Puissances ici représentées assigne pour but à la réunion la recherche des moyens les plus propres à combattre la traite; elle ne vise pas les questions territoriales.

«En conséquence, la Conférence n'a pas à se prononcer sur les droits que pourraient avoir des Puissances sur tel ou tel territoire, ou sur la valeur des titres ou des faits qui pourraient êlre produits à l'appui de semblables revendications, l'appréciation de ces droits, de ces litres et de ces faits étant hors de sa compétence.

« Telle est la manière dont le Gouvernement du Roi a envisagé le mandat de l'Assemblée à laquelle, sur son invitation, les Puissances ont bien voulu se faire représenter.

« Le Gouvernement du Roi n'a aucune raison de douter que cette manière de définir notre mission ne soit admise par chacun de vous; il lui parait toutefois désirable, pour prévenir tout malentendu, que l'accord de la Conférence sur ce point soit bien constaté. Je vous prie donc. Messieurs, de vous prononcer à cet égard. »

La Conférence, à l'unanimité, adhère à la déclaration qui précède.

M. LE Président reprend :

« La question de principe est donc résolue.

« Il m'est dès lors facile de préciser la portée qu'il y a lieu d'attacher à des documents qui seraient communiqués à la Conférence et qui toucheraient de loin ou de près à des questions territoriales.

« Au précédent que j'ai déjà cité, je crois devoir ajouter une déclai^ation empruntée à la même source :

a La Conférence se composant de représentants d'États souverains, chacun de ses mem- « bres restera juge des communications qu'il croira devoir faire à ses collègues, au nom de « son Gouvernement; mais des propositions faites en dehors des limites tracées à nos délibé- « rations par le programme de l'invitation n'entraîneront pas pour l'Assemblée l'obligation de « les discuter. »

« Fidèle encore à cette règle, la Conférence de Berlin a laissé discuter, en dehors de son sein et directement entre les Gouvernements intéressés, les questions mettant en cause des droits territoriaux.

« Du rapprochement de ce mode de procéder et de la définition déjà donnée et acceptée de notre compétence, on doit conclure que la communication à l'Assemblée de documents ou de faits touchant aux questions territoriales n'entraîne de la part delà Conférence aucune approbation, aucune sanction. Tels peuvent être les droits respectifs des Puissances sur leurs possessions en Afrique, tels les laissera la Conférence. »

En présence des déclarations de M. le Président, déclarations confirmées par la Haute Assemblée, M. VanEctvelde croit pouvoir provisoirement s'abstenird^accentuer ses réserves. Il est donc bien entendu que les droits des Etats restent, après la Conférence, ce qu'ils étaient avant, quels que soient les faits qui aient pu lui être signalés et quelles que soient

les communications qui lui aient été faites et encore que les Plénipotentiaires n'y auraient rien objecté.

M. LE Président fait observer que, d'après les précédents de Berlin, la présentation d'un document quelconque ne lie aucunement la Conférence. Si, à un moment donné, le Portugal mettait la liste en discussion, la Conférence déciderait alors si elle admet ou non ime telle discussion. La Conférence garde à cet égard sa complète liberté.

Lord Vivian exprime de nouveau son grand regret que cette question ait été soulevée. Il semble à Son Excellence que la liste dont il s'agit n*aurait jamais dû être présentée. Maintenant que la Commission en a été saisie et qu'elle a sous ses yeux une liste de stations soi-disant officielles, présentée par M. le Ministre de Portugal, et préjugeant indubitablement des questions de droits territoriaux, il serait impossible de ne pas y voir une atteinte aux droits d' autrui. Son Excellence suggère qu'il y aurait moyen, en retirant ladite liste, d'éviter cette difficulté. •

M. DE Macedo n'a voulu faire surgir aucune question, l^a présentation au sein de la Commission de la liste des stations n'a pas été faite dans l'intention qu'on lui attribue. Il n'a eu en vue que de faire connaître à la Commission, dans un but qu'il croit utile à la discussion de celte proposition, une situation de fait, et il répète qu'il n'a eu ni l'intention ni le dc<ir d'amener la Conférence, ni même la Commission , à discuter à ce propos des questions de droit.

Il ne doit pas croire que l'intention de lord Vivian soit de lui faire retirer celte liste; c'est pourquoi il ne discute même pas cet ordre d'idées. Il est le premier à admettre que la Conférence et la Commission ne sont nullement obligées de discuter la liste dont il s'agit. II répète que la liste n'a pas été présentée sous le point de vue du droit, ce qui serait, il le sait très bien , interdit par la règle qui trace la compétence de l'Assemblée.

M. le Président, résumant la discussion, dit qu'il en résulte :

1** Que les faits exposés par M. de Macedo, en tant qu'ils touchent aux questions territoriales, sont en dehors de la compétence de la Conférence;

2® Que la Conférence ne s'engage pas à les discuter. /

Il fait remarquer que, jusquà ce moment, la Commission n'a pas décidé quelle discuterait la liste portugaise ou la ferait figuref dans son rapport, et, quant à la Conférence, que celle-ci restera également libre de ne pas reproduire ladite liste dans ses Protocoles.

Il ajoute que, d'après le programme de la première Commission, la création de postes ou de stations pourra être regardée comme l'un des moyens d'arriver à la suppression de la traite; mais qu'il sera du devoir de la Conférence de résoudre cette question sans blesser les droits de personne et au plus grand avantage du but quelle poursuit, l'abolition du commerce des esclaves.

En terminant, M. le Président exprime l'avis que M. le Ministre d'Angleterre, au cas où Son Excellence ne se croirait pas en mesiu*e de donner une réponse immédiate, reste nécessairement libre d'en référer à son Gouvernement.

Lord Vivian, tout en étant animé du plus sincère désir de conciliation, ne peut pas admettre que les explications données par M. le Ministre de Portugal soient satisfaisantes, cl il préfère réserver sa réponse finale afin d'en référer à son Gouvernement.

M. LE BARON DE Renzis porte à la connaissance de TAsseniblée :

i'' Que le Gouvernement de Sa Majesté le Roi d'Italie, par un traité entre l'Italie et l'Ethiopie, signé le 2 mai 1889, ^ stipulé à l'article i4 que : «la traite des esclaves étant contraire aux principes de la religion chrétienne, Sa Majesté le Roi des Rois d'Ethiopie s'engage à l'empêcher par tous les moyens qui sont en son pouvoir, de sorte qu'aucune caravane d'esclaves ne puisse traverser ses Etats »;

Et 2° que le Ministère Royal, par un traité du 9 décembre 1888, conclu avec le Sullan de Aussa, chef de tous les Danachils, a stipulé à l'article 7 que ce dernier ne permettra pas le commerce des esclaves dans ses territoires et dépendances.

Lord Vivian, avec l'assentiment de son collègue d'Italie, commimique à la Conférence le texte du traité conclu entre la Grande-Bretagne et l'Italie, le i4 septembre 1889, relativement à la répression de la traite des esclaves sur mer. Des exemplaires de ce traité seront mis incessamment à la disposition des membres de la Conférence.

Lord Vivian ajoute que cette convention n'entrera en vigueur, en ce qui concerne la Grande-Bretagne, qu'après sa promulgation par le conseil privé de la Reine.

Carathéodory Efendi prend la parole en ces termes :

«Dans notre dernière séance plénière, j'ai pris la liberté de faire des réserves formelles, que la lecture du discours de Son Excellence M. Je premier Plénipotentiaire d'Angleterre m'avait suggérées, en demandant la permission de les formuler aussitôt que le texte des paroles prononcées par Lord Vivian nous aurait été distribué.

«Les questions complexes et si épineuses, inhérentes à nos débats, seront toujours traitées, j'en suis persuadé, par cette Assemblée dans im esprit de haute impartialité, de modération et d'équité.

« En nous en donnant l'assurance dans son discours d'inauguration de nos travaux, notre éminent Président reflétait, sans aucun doute, la pensée qui nous est commune. Laissezmoi espérer, Messieurs, que toute question irritante, de nature k rendre plus diflicile, à compromettre peut-être l'unanimité qui doit être le but constant de nos efforts, sera soigneusement écartée de nos délibérations.

« Nous sommes réunis dans cette enceinte pour conférer uniquement, dans un esprit de déférence réciproque et animés tous des sentiments les plus amicaux les uns envers les autres, sur les moyens les plus propres pour arriver, sinon à la suppression immédiate, qui est irréalisable, du moins à la répression efficace de la traite des esclaves en Afrique.

«Aucun désaccord, je me hâte de le dire, ne pourrait exister sur le but à poursuivre en commun.

« En s'empressant de se rendre à l'appel amical qui lui a été adressé par le Gouvernement de Sa Majesté le Roi des Belges, d'accord avec celui de Sa Majesté Britannique, la Sublime Porte a donné une preuve manifeste de son désir de coopérer sincèrement à cette œuvre éminemment philanthropique, dans les limites de l'invitation qui lui a été faite.

« Les idées du Gouvernement que j'ai l'honneur de représenter, sur l'abominable trafic africain qui fait l'objet de nos délibérations, ne sont pas de fraîche date et, je dois l'ajouter, n'ont jamais varié depuis le jour où feu le Sultan Abd-ul-Medjid, de glorieuse mémoire, dans un élan spontané de son cœur généreux et de sa propre initiative, presque immédiatement après son arrivée au pouvoir suprême, décrétait la fermeture des marchés d'esclaves dans l'empire ottoman.

« La preuve de ce que j'avance serait des plus aisées; je me borne, pour le moment, à constater simplement le fait. Dans le cours de nos délibérations, l'occasion me sera sans doute offerte de toucher à certains malentendus et à certaines erreurs manifestes qui persistent, malgré Tévidence, à avoir toujours coiu's, tant sur Timportance de la part de responsabilité qui reviendrait aux institutions des pays orientaux, même d'après Son Excellence M. le premier Plénipotentiaire de la Grande-Bretagne, quant aux causes de la traite africaine, que sur la condition faite aux noirs en pays musulmans.

« L'œuvre bienfaisante de l'auguste père du souverain actuellement régnant reçut sa consécration solennelle, notamment dans les Firmans impériaux de 1273 (iSôy) et de 1294 (i 878), adressés au Khédive d'Egypte comme la ferme expression de la volonté souveraine, et communiqués également, à titre d'instructions, aux Gouverneurs généraux de Bagdad, de THedjaz, du Yémen et de Tripoli d'Afrique. Us forment avec d'autres Firmans impériaux, des circulaires et de nombreux ordres envoyés pour des cas spéciaux, et toujours dans le sens antiesclavagiste, aux valis des provinces africaines de l'Empire et de TArabie, un ensemble de législation dont je me bornerai à faire une simple mention.

« Ce n'est certainement pas devant cette illustre Assemblée que j'aurai b.esoin de constater la place éminente que l'Empereur Abd-ul-Hamid II occupe dans la haute estime et le respect du monde civilisé, des souverains comme des Gouvernements.

« Continuateur infatigable de l'œuvre de civilisation et de progrès qu'il a entreprise depuis son avènement au trône, il ne pom'suit qu'un seul but, celui d'élargir encore et de compléter les hautes pensées réformatrices qui lui ont été léguées par son auguste père; et les intentions qui font la gloire de son règne trouvent leurs fidèles interprètes dans les Ministres éclairés auxquels Sa Majesté impériale accorde sa confiance.

« Quil me su£Gise de rappeler à cet effet, sans autre commentaire, la convention même signée en 1880 avec le Gouvernement de Sa Majesté Britannique.

«La Sublime Porte , consciente de la tâche qui lui incombe, remplit scrupuleusement et en tous points, je tiens à le déclarer de la manière la plus formelle, dans la mesure de ses pouvoirs, les obligations internationales contractées.

■ Je prendrai la liberté de rappeler à Son Excellence Lord Vivian que le Gouvernement de Sa Majesté Britannique lui-même a reconnu , à diverses reprises, dans des notes officielles, les efforts faits dans ce but par le Gouvernement et les autorités impériales.

« Si, malgré tout, l'on se trouve quelquefois devant des cas isolés d'infraction aux règlements, que la surveillance la plus active, telle qu'elle est toujours exercée, serait impuissante à empêcher, j'ai à peine besoin d'ajouter que le Gouvernement Impérial sera toujours le premier, après avoir constaté le bien-fondé et l'exactitude des faits qui lui seraient signalés, à réprimer et à punir, ainsi qu'il a toujours agi dans de semblables circonstances, des actes délictueux qu'il réprouve hautement, avec toute la rigueur que la loi met à sa disposition. »

Lord Vivian rend hommage aux sentiments élevés qui ont dicté à son honorable collègue les paroles qu'il vient de prononcer.

Tout en maintenant la parfaite exactittide de ses affirmations en ce qui concerne l'existence sur ime grande échelle de la traite dans la mer Rouge, M. le Ministre d'Angleterre ajoute qu'il n'a nullement eu l'intention d'imputer à la Sublime Porte aucune tolérance, aucune connaissance même de ces actes. Tout au contraire, il s'empresse de déclarer que, chaque fois que le Gouvernement de la Reine a appelé son attention sur des infractions au traité de 1880, la Sublime Porte a loyalement et scrupuleusement rempli les devoirs imposés par le traité. Tout récemment encore, le Gouvernement britannique a eu

Confèrence de Bruxelles. S

l'occasion de remercier cordialement le Gouvernement ottoman » *a suite de la libération spontanée de 2 25 esclaves qui avaient été capturés à la Mecque et dans d'autres parties de THedjaz. Lord Vivian est heureux de pouvoir affirmer combien le Gouvernement de la Reine apprécie les sentiments généreux et magnanimes que Sa Hautesse le Sultan a toujours manifestés au sujet de la traite. En sanctionnant le traité de 1880 et en se faisant représenter à cette Conférence^ Sa Majesté a donné une preuve éclatante de ces sentiments.

Carathéodory Efendi remercie Lord Vivian de l'hommage rendu à son auguste Souverain et à la Sublime Porte au nom du Gouvernement de la Reine.

M. le premier Plénipotentiaire d'Angleterre a des raisons de croire que la traite se fait sur une grande échelle dans la mer Rouge. L'appréciation de Son Excellence ne pourrait être basée que sur les documents des Blae Books, déposés sur le bureau de la Conférence, ou sur des rapports que son Gouvernement aurait pu recevoir, ainsi que sur ceux présentés par MM. les Plénipotentiaires belges et sur lesquels M. le Ministre de Turquie ne saurait formider d'opinion avant d'avoir pu se rendre compte de tout ce qu'ils contiennent; mais il croit devoir réitérer ses réserves les plus expresses, faites déjà en Commission, relatives à toutes ces publications et au caractère qui doit leur être attribué.

Quant aux documents anglais auxquels il fait plus particulièrement allusion, il estime que le Gouvernement britannique lui-même ne peut les considérer comme ayant un caractère officiel pour d'autres. Pour qu'Us l'eussent, il faudrait que l'autre partie les acceptât également comme tels , après une enquête contradictoire sur chacun des faits qui s'y trouvent relevés.

La situation reste donc intacte de part et d'autre.

Le Gouvernement ottoman est convaincu qu'il observe scrupideusement le traité de 1 880 ; M. le Ministre de Turquie a été très heureux d'en trouver aussi le témoignage précieux dans les paroles amicales et si cordiales de Lord Vivian. Son Excellence termine en réitérant l'assurance que le Gouvernement Impérial n'a rien de plus à cœur que de coopérer, de son mieux, à la réussite de l'œuvre hiunanitaire entreprise par la Conférence.

M. LE PaismENT dit que les déclarations qui viennent d'être échangées seront actées au Protocole. Il ajoute que, dans l'exposé des efforts faits par les diverses puissances en vue de réprimer la traite , il est juste de mentionner ceux du Gouvernement ottoman.

Si, grâce à un bon vouloir qui n'est pas mis en doute, de notables résultats ont déjà été obtenus, la réunion même de cette Conférence témoigne qu'il reste encore quelque chose à faire.

De cet échange de vues, M. le Président retient avec satisfaction l'assurance des dispositions bienveillantes qui favoriseront le succès de l'œuvre commune.

M. LE Président soumet à la Conférence la question de savoir s'il y a lieu d'instituer une seconde Commission et de lui remettre l'examen de tout ce qui concerne la traite maritime.

A la suite d'un échange d'observations auquel prennent part MM. de Macedo, de Renzis, Khevenhûiler, de Martens et Carathéodory Efendi, la création de cette Commission est décidée. Elle fixera l'ordre de ses travaux et instituera, si cela lui parait utile, une Sous- Commission chargée de l'étude de certaines questions techniques et composée des Plénipotentiaires et des Délégués ayant des connaissances spéciales.

Sont désignés pour faire partie de la Commission : MM. les Plénipotentiaires

de l'Allemagne,

de la France ,

de la Grande-Bretagne ,

de l'Italie ,

de la Perse ,

du Portugal,

de la Russie

et de la Turquie.

L'Assemblée exprime unanimement le désir que les Plénipotentiaires de la Belgique en fassent également partie.

Les autres membres de la Conférence pourront, quand ils le jugeront à propos, assister aux réunions de la Commission.

MM. les Plénipotentiaires seront accompagnés de ceux de leurs Délégués dont ils jugeraient le concours nécessaire.

La première séance est fixée au lundi 25 novembre, à 2 heures.

M. LE Président entretient ses collègues des relations avec la presse. Pour donner, dans la mesure de ce qui est possible, satisfaction à certaines réclamations qui se sont produites, il propose :

De communiquer à la presse un court résumé du plan des travaux de la Conférence et de mentionner dans le compte rendu sommaire de la séance de ce jour que la Conférence a adopté une déclaration en vertu de laquelle les questions territoriales sont en dehors de sa compétence :

De communiquer également le fascicide déposé par les Plénipotentiaires belges et contenant les actes internationaux et les docmnents relatifs à la législation des pays d'Orient.

Ces propositions sont adoptées.

M. DE Macedo annonce qu'à la prochaine réunion de la Conférence , il demandera l'autorisation de faire publier le mémoire du Gouvernement portugais, qui forme annexe au Ptotocole de la seconde séance.

La séance est levée.

Alvensleben, R. Khevenhûller, Lâmbermont, E. Banning, Schack de Brockdorff, J.-G. DE Aguêra, Edm.VAN Eetvelde, Edwin H. Terrell, A. Bourse, G. Co- GORDAN, Vivian, John Kirk, F. de Renzis, T. Catalani, L. Gericke, Nazarè Aga , H. DE Mage DO , L. Ouroussoff, de Martens , Burenstam , Et. Carathéodort.

Certifié conforme à l'original :

L. Arendt, Martin Gosselin, Comte Pierre van der Straten Ponthoz,

Ch. Seeger , Comte André de Robiano.

Etaient présents :

Pour TALLEMAGNE :

Son Excellence M. le Comte d Alvensleben. M. le docteur Arendt.

Pour 1 AUTRICHE-HONGRIE :

Son Excellence M. le Comte Khevenhuller-Mbtsch.

Pour la BELGIQUE :

M. le Baron Lambermont.

M. Emile Banning.

Pour rESPAGNE :

Son Excellence M. Gutibrrez de Aguera.

Pour rÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO :

M. PlRMEZ.

M. Van Eetvelde.

Pour les ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE :

Son Excellence M. E.-H. Tebrell.

Pour la FRANCE :

Son Excellence M. Bodrée.

M. COGORDAN.

Pour la GRANDE-BRETAGNE :

Son Excellence Lord Vivian.

Sir John Kirk.

Pour ITTALIE :

Son Excellence M. le Baron de Renzis.

Pour les PAYS-BAS :

Son Excellence M. le Baron Gericke de Herwynen.

Pour la PERSE :

Son Excellence le Général Nazare Aga.

Son Excellence M. de Macedo.

Pour la RUSSIE :

Son Excellence M. le Prince Ouroossoff.

Son Excellence M. de Martens.

Pour la SUÈDE et NORVÈGE :

Son Excellence M. de Bdrenstam.

Pour la TURQUIE :

Son Excellence Carathéodory Efen^di.

M. LE Président annonce à la Conférence que Sa Majesté le Roi d'Italie a nommé » en qualité de délégué de son Gouvernement, M. le Baron de Brochettî, capitaine de vaisseau. Il se propose de présenter dès le lendemain le nouveau délégué à la Commission maritime , afin qu'elle puisse le désigner pour faire partie du Comité technique. Dans Thypothèse où la Commission ne se réunirait pas, M. le Président demande à la Conférence d'autoriser, dès à présent, M. le Baron de Brocchetti à prendre part aux travaux du Comité.

L'Assemblée donne son assentiment à cette proposition.

M. LE PR]isu)ENT dît cusuitc que si Tarairal Humann se proposait de présenter au Comité technique des amendements au projet anglais dont ce Comité est saisi, rien ne mettrait obstacle à ce que ces amendements fussent discutés directement par le Comité, dès le lendemain. Mais s'ils avaient le caractère d'un contre-projet, il serait nécessaire que la Commission maritime en reçût d'abord la communication , afin que tous les Plénipotentiaires fussent en mesure de le porter immédiatement à la connaissance de leurs Gouvernements, ainsi que cela s'est pratiqué pour le projet anglais. ^

M. DE Martens exprime l'avis que le Comité est compétent pour discuter toutes les propositions et contre-propositions qui lui seraient présentées sur les matières dont l'examen lui a été confié, pourvu qu'elles ne constituent pas un contre-projet. Une procédure différente entraverait la marche des travaux du Comité.

M. LE D' Arendt pense qu'aussitôt qu'il s'agit d'une proposition qui n'est pas un simple amendement, il est nécessaire de la renvoyer à la Commission maritime, qui doit en être saisie avant que le Comité technique puisse la discuter. Le Comité, suivant lui, ne tient ses pouvoirs que de la Commission et ne peut recevoir des communications revêtues d'un caractère officiel que de la bouche des Plénipotentiaires, autorisés à cet effet par leur Gouvernement.

Résumant le débat , M. le PnÉsmENT estime que cette règle ne doit s^appliquer qu'aux propositions qui entraîneraient une modification essentielle aux principes sur lesquels se base le projet anglais. Pour le reste, il faut laisser aux membres du Comité technique une certaine latitude dans l'accomplissement de leur tâche.

L'Assemblée se rallie à cette manière de voir.

LoBD Vivian prie ses collègues de vouloir bien permettre à la British and Foreign Anti- Slavery Society de leur présenter un recueil de documents relatifs à la traite des nègres et dont elle désire faire hommage à la Conférence.

Cette même Société, dit Son Excellence, met à la disposition de l'Assemblée les résultats de ses études et de sa longue expérience. Fondée il y a plus de cinquante ans, elle a

toujours été à la tète du mouvement antiesclavagiste , en poursuivant sans relâche une lutte souvent difficile contre la traite des nègres. Elle est placée sous le patronage de S. A. R. le Prince de Galles et compte parmi ses membres des hommes émments, qui ont consacré leur existence à l'œuvre que l'entente des Gouvernements , on peut l'espérer, permettra de rédiser. Le grand âge du vénérable président de la Société, M. Sturge, l'a seul empêché de se rendre à Bruxelles pour saluer la Conférence , dont la réunion a réalisé la pensée de sa vie.

M. le Ministre de la Grande-Bretagne se fait l'organe d'un message semblable adressé à la Conférence par la Société fondée, sous la présidence du duc de Westminster, en vue d^empêcher la démoralisation des races indigènes résultant du trafic des liqueurs fortes, ainsi que par la Société qui a pour but la protection des races aborigènes , dont Sa Majesté le Roi des Belges est membre honoraire, et dont l'un des membres a publié récemment' une étude approfondie sur les meilleurs moyens de combattre la traite.

Ces diverses sociétés travaillent avec un entier dévouement aux progrès des races africaines et elles désireraient vivement pouvoir être de quelque utilité à la Conférence.

La conununication de Lord Vivian est accueillie avec intérêt par l'Assemblée.

M. LE Plénipotentuire de la Grande-Bretagne ne manquera pas d'en informer les délégués de ces associations; il va de soi, ajoute-t-il, que celles-ci porteront la responsabilité de tous les documents qu'elles jugeront convenable de présenter à la Conférence. Ces communications conserveront un caractère entièrement personnel.

Répondant à une observation de M. de Macedo, M. le PRisroENT constate, avec Son Excellence, que les affirmations contenues dans les documents dont il s'agit ne peuvent engager ni le Gouvernement britannique, ni la Conférence qui les aura reçus.

Il donne connaissance à TAssemblée d'un télégramme exprimant. des félicitations et des vœux, qui lui a été adressé par le Président d'une réunion antiesclavagiçte allemande, tenue à C ologne , le 2 5 novembre dernier.

La séance est levée à 2 heures 1/2 .

Alvensleben, D*" Arendt, R. Khevenhuller , Lambermont, E. Banning, J.-G. de Aguèra, E, Pirmez, Edm. Van Eetvelde, Edwin H. Terrell, A. Bourse, G. CoGORDAN, Vivian, John Kirk, F. de Renzis, L. Gerickle, Nazare Aga, H. DE Macedo, L. Ouroussoff, de Martens, Burenstam, Et. Caratbuéodory.

Certifié conforme à l'original :

L. Arendt, Martin Gosselin, Comte Pierre van der Sraten Ponthoz, Ch. Seegek,

Comte André de Robiano.

Étaient présents :

Pour TALLEMAGNE :

Son Excellence M. le Comte d'ALVENSLEBEN. M. le D' Aremdt.

Pour rAUTRICHE-HONGRJE :

Son Excellence M. le Comte Kheyenhuller-Metsgh.

Pom- la BELGIQUE :

M. le Baron Labibermomt.

M. Emile Bamning.

Pour le DANEMARK :

M. F.- G. SCHAGK DE BrOCKOORFF.

Pour TESPAGNE :

Son Excellence M. Gdtierrez de Aguera :

Pour rÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO :

M. PiRMEZ.

M. Van Eetvelde.

Pour les ÉTATS-UNIS D AMÉRIQUE :

Son Elxcellence M. E.-H. Terrell.

M.-H. S. Sanford.

Pour la FRANCE :

Son Excellence M. Bourse.

M. COGORDAN.

Pour la GRANDE-BRETAGNE :

Son Excellence Lord Vivian.

Sir John Kirk.

PourlTTALIE:

Son Excellence M. le Baron de Renzis.

M. Catalami.

Son Excellence M. le Baron Gerigke de Herwymen.

Pour la PERSE :

Son Excellence le Général Nazare Aga.

Pour le PORTUGAL :

Son Excellence M. de Macedo.

Pour la RUSSIE :

Son Excellence M. le Prince Ouroossofp.

Son Ebccellence M. de Martens.

Pour la SUÈDE et la NORVÈGE :

Son Excellence M. de Bubenstam.

Pour la TURQUIE :

Son Excellence Carathéodory Efendi.

M, LE Président prend la parole :

« Messieurs, Taltention du monde entier est aujourd'hui fixée sur deux personnalités qui, à des titres divers, méritent et justifient cet intérêt universel. Je veux parler de Stanley et d'Emin Pacha.

« Aucun de nous n'ignore dans quelles conditions , au milieu de quels dangers et au prix de quels efibrts s'est accompli le mémorable voyage qui vient de se terminer à Zanzibar. Des démonstrations de sympathie et d'admiration partent les unes des trônes mêmes, les autres de tous les organes de l'opinion publique.

c La Conférence est appelée à examiner si elle se renfermera dans le silence et dans une abstention qui pourrait paraître voisine de l'indifFérence , ou si elle s'associera par une démarche directe au mouvement qui se prononce de toutes paii:s.

t Ni Stanley, ni Emin Pacha n'ont d attaches officielles avec la Conférence. Il est néanmoins vrai que, parmi les grands explorateurs africains, nul n'a plus contribué que Stanley à faire connaître le théâtre même sur lequel se produisent les faits qui sont l'objet de nos préoccupations et de nos travaux.

«Quant à Emin Pacha, il a pendant treize ans défendu le dernier boulevard de la civilisation dans les contrées du Haut-Nil, et il n'a cédé que réduit à l'impuissance par l'abandon et la révolte de ses troupes.

• Il y a donc certains points de contact entre les événements qui viennent de s'accomplir et la mission dont nous sommes chargés. Je crois devoir demander à la Conférence s'il y a lieu ou non d'envoyer une adresse de félicitations à Slanley, en y associant Emin Pacha.

«J'ai préparé, pour le cas où votre décision serait affirmative, un projet de télégramme conçu dans les termes suivants :

«La Conférence de Bruxelles, justement émue des souffrances et des périls que vous avez bravés avec vos compagnons et admirant l'énergie que vous avez déployée dans l'accomplissement d'une noble mission, vous adresse ses sincères félicitations; elle connaît et apprécie les nouveaux et grands services que vous avez rendus à la science el à l'humanité; elle vous prie d'exprimer ses sympathies à Emin Pacha qui, fidèle au devoir, a si longtemps gardé un poste dangereux, et de lui faire part des vœux qu'elle forme pour son complet rétablissement. »

M. DE Macedo prend la parole pour déclarer qu'il adhère à la proposition de M. le Prési-

dent. Le Portugal a des raisons très sérieuses de se plaindre d'appréciations profondément injustes de la part d'une des personnes auxquelles se rapporte le télégramme proposé. Toutefois les autorités portugaises ont toujours répondu à ces procédés par des services rendus en maintes circonstances à M. Stanley. Il se permettra de rappeler ici à ce propos un seul fait, le plus récent. Lorsque l'explorateur est arrivé au Congo pour entreprendre son dernier voyage, c'est roflre d'une cannonnière portugaise; le Massabi, mise à la disposition de M. Stanley avec le consentement de M. de Macedo lui-même, alors Ministre des colonies, qui a permis le transport sur une partie du Zaïre du matériel et du personnel de l'expédition , dépourvue, en ce moment-là, de tous les moyens de poursuivre sa route. L'Assemblée pourra dès lors se rendre compte de l'ordre d'idées et des sentiments qui poussent le représentant du Portugal à accéder i la proposition de M. le Président, qu'il interprète d'ailleurs comme signiGant seulement la constatation publique des grands services rendus à la cause de l'humanité et de la science par Emin et par Stanley.

M. LE PRÉsmENT, tout en donnant acte à M. de Macedo de sa déclaration, estime que la Conférence n'a pas à discuter des griefs dont elle ne saurait être juge. Sous cette réserve et en présence de l'adhésion unanime de l'Assemblée, le télégramme signé par le Président au nom de la Conférence sera envoyé à sa destination.

M. Terrell présente à l'Assemblée M. Sanford, son collègue, dont l'arrivée a déjà été notifiée aux membres de la Conférence.

La séance est levée à 3 heures.

Alvensleben, D' Arendt, R. Khevenhuller, Lambermont, E. Banning, Schagk de Brogkdorff, J.-G. de Aguera, E. Pirmez, Edm. Van Eetyelde, Edwin H. Terrell, H. -S. Sanford, A. Bourée, G. Cogordan, Vivian, John Kirk, F. de Renzis, t. Catalani, L. Gericke, Nazare Aga, H. de Macedo, L. Ooroussoff, DE Martens, Borenstam, Et. Carathéodory.

Certifié conforme à roriginal :

L. Arendt, Martin Gosselin, Comte Pierre van der Straten Ponthoz,

Ch. Seeger, Comte André de Robiano.

Conférence de Bruxelles. 9

ftfp -'

8ÉANCE DU 19 DÉCEMBBE I8»9.

ifA^mA préf^rnUi :

Poiii rAOTHICllRHONOniE:

.Son \fà%vA\^%\m M. le Comte Khevehhîjlleii'Metscii.

Pour 1m nKI/;iQllK :

M. tt) Hiiroti Immiikamont.

M* Ktnila lUiifiiNo.

INiiir In DANKMAItK :

M. K.-(jt. SoHACk DIS Baockdoapp.

Pour TKSPACJNK :

8oii Kncolloiia) M« (iutikiiiiez de Aguëra.

Pdur if/rAT INDIÎPENDANT DU CONGO :

M. PlUMKft.

M. Van KErvELim.

Pour \t% iVrATS-UNIS D'AM|J:RIQIJE :

Son Excella noo M. E.4I. Trkrkll.

M. II.hS, SANroRu,

Pour lu KIWNCK :

Sou KAcollt^noo M, Hoiiu^k.

W («OOORDAN.

Pour U (UIANDK UUKTAC.NE :

Si>u Kxrt^llouot* léOitl Vivian.

Sir %lohu KiRK«

Pour nTAIJK i

Pour les PAYS-BAS :

Son Excellence M. le Baron Gbricke de Herwynen.

Pour la PERSE :

Son Excellence le Général Nazarb Aga.

Pour le PORTUGAL :

Son Excellence M. de Magedo.

Pour la RUSSIE :

Son Excellence M. le Prince Ourodssopf.

Pour la SUÈDE ET NORVÈGE

Son Excellence M. de Bdrenstam.

Pour la TURQUIE :

Son Excellence Garathéodory Efendi.

Pour le ZANZIBAR :

8(r John KiRK.

Page 1