partie du tout national, mais comme partie du tout
ouvrier, qu'il nie toute solidarité avec ses concitoyens des autres classés bourgeoises, qu'il proclame sa solida: rité avec ses camarades ouvriers par delà les frontières nationales. |
La lutte des classes prend ainsi l'aspect « d’un corps à corps entre le patronat et l’Etat d’un côté, et de l’autre la classe ouvrière groupée dans ses syndicats » (1). Patronat et Etat, c’est en effet une seule et même chose sous deux aspects différents : « l'Etat n’est que le patronat agrandi, concentré, porté à sa plus haute puissance » (2). « Les grèves partielles attaquent le patronat, pied à pied, atelier par atelier..….; la grève générale attaque l'Etat; c’est le corps à corps final, la grande bataille où classe ouvrière et classe bourgeoise opposant toutes leurs forces et faisant la concentration de toutes leurs
troupes décident de leur sort (3). »
révolutionnaires, voir Fages : Patriotisme démocratique et patriotisme capitaliste, Houv. Soc. 1905, 2e série, t. IV, p. 429. Pour les différences entre cet antipatriotisme et l'hervéisme de beaucoup de militants, voir nos conclusions, et les références indiquées en note.
(4) Berth, 28.
(2) Berth, 28.
(3) Berth, 29.