‹ Proudhonisme et Syndicalisme RévolutionnaireChapitre 29 sur 43 · I. — La critique du Rationalisme · texte numérisé non relu

I. — La critique du Rationalisme

À) La science. — M. Sorel,en maints endroits de son

(1) Sur le pragmatisme des syndicalistes, cf. Brouilhet, Le conflit des doctrines, pp. 272-3.

DIVERGENCES D'ORDRE PHILOSOBHIQUE 291

œuvre (2), s’est attaqué à la conception bourgeoise de la Science ; il lui adresse deux critiques fondamentales qu’il faut examiner séparément : 4° En premier lieu M. Sorel reproche à à la science, telle que la bourgeoisie l’a comprise, son formalisme et son abstraction. Les penseurs en sont arrivés parfois à croire « qu’une science était d’ autant plus ‘parfaite qu'elle renfermait plus d’abstractions et de syllogismes, d'autant plus noble qu’elle semblait moins ténir aux sources de la vie matérielle et à la nature » (2). Gette superstition de la science abstraite a été poussée par les positivistes « jusqu'aux limites de la niaiserie », et M. Sorel s’accorde avec Brunetière et Renan pour railler les prétentions du positivisme « tout imprégné de formules » et qui veut « reconstruire le monde au moyen d’abstractions ramassées dans une étude sommaire de l'histoire ».

Cette tentative de réduction à des formules nettes, claires, abstraites, de tous les ordres de connaissances devait conduire à des résultats désastreux dont le plus remarquable fut une « formidable illusion de puissance,

une sorte d'ivresse intellectuelle » (3).

On crut que la science allait remplacer la religion et

(4) Science dans l'éducation, Devenir social, 1896, pp. 110, 208, 339, 425. Etude sur Vico, idem, 185, 906, 1043. Réf. sur la violence, pp. 112, 124. Evol. créatrice, Mouv. socialiste, janvier 1908, p. 43 et ssq. Cahiers de la quinzaine, 16e de la 8e série, etc.

(2) Science dans l'éducation, p. 129.

(3) Berth, Anarchisme individualiste.…., Mouv. socialiste, mai 1903, p. 13.

faire disparaître la métaphysique, que par les progrès de la culture scientifique, l'obscurité laisserait petit à petit ‘en tous les domaines la place à la clarté. C'était là une erreur et l’on commence aujourd’hui à s'en apercevoir. Ni la métaphysique ni la religion ne sont mortes et vraisemblablement elles subsisteront toujours.

La métaphysique en ces derniers temps s’est réveillée avec éclat grâce à Bergson « qui, loin de vouloir tout ramener à la science, a revendiqué pour le philosophe Je droit de procéder d'une manière toute opposée à celle qu’emploie le savant » (1). Si le protestantisme libéral -agonise c’est « qu'il a voulu à tout prix rabattre la théologie chrétienne sur le plan des expositions parfaitement claires et rationalistes ».

.: Quant au catholicisme, il a repris au cours du siècle une vigueur extraordinaire parce qu'il a « renforcé ses mystères ». M. Sorel n’est pas de ceux qui croient à une disparition prochaine de l'esprit religieux. Sans doute il estime que dans la lutte actuelle entre l'Eglise et l'Etat, l'Eglise sera vaincue et délogée de tout rôle politique, de toute prétention sur la philosophie et la science, mais il pense qu'ainsi resserrée l'Eglise subsistera, et que même l'avenir verra une renaissance des ordres monastiques et une recrudescence de foi. L'Eglise transformée perdra peut-être une grande quantité de ses adeptes; elle s’adres-

sera seulement à ceux « qu’une certaine culture d'esprit

(1) Refl., p. 445.

dépassant le niveau moyen, rend accessibles à l'expérience,

religieuse » (4).

En somme l’idée maîtresse de la pensée de M. Sorel

est qu’en toute chose un peu complexe il y a une région claire et une région obscure. Ne nous figurons pas que

la région obscure soit destinée à s’éclairer progressive-

ment à mesure que la science se développera. Cette région obscure, qui souvent est la plus importante, échappe à l’investigation scientifique et doit être étudiée avec des

méthodes propres et sans le ridicule souci de dissiper.

une obscurité qui est inhérente à certains problèmes.

En quelques pages très suggestives M. Sorel faisant appli-

cation de cette théorie nous montre comment les relations sexuelles en morale — la constitution de la famille en législation, — l’organisation de la production en économie, sont les parties à la fois fondamentales et obscures qui s'opposent aux parties claires et faciles à exposer, telles que les rapports équitables des hommes entre eux — le code des obligations — les problèmes que soulève la circulation des richesses.

La distinction ainsi établie en économie entre la production et l'échange, joue dans l’œuvre de M. Sorel un rôle capital : nous la retrouverons à propos de l’appréciation qu’il formule sur le socialisme de l'échange proudhonien. Pour le moment il faut noter qu’en conséquence de l'obscurité, du mystère qui plane sur les questions de

(1) La religion d'aujourd'hui, Revue de Métap. et de Morale, mai 4909, p. 447.

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production, il est impossible à son avis d’apporter à ces questions une solution claire et scientifique, de faire du socialisme qui prétend les résoudre une science sans tomber dans l’utopie.

Selon M. Sorel il y a un lien direct entre la conception bourgeoise, abstraite, formelle de la science et la forma tion des utopies. C’est parce que les hommes s’habituent à concevoir la science comme un ensemble de proposi-. tions très claires, très distinctes, très bien liées par la logique, et qu’ils comparent au réel cet « ensemble de relevés », qu'ils en arrivent à considérer comme possible l'élimination de tout ce qui dans la société vivante est obscur, imparfait, inintelligible. Et il résume sa pensée en cette formule très nette : « L'utopie peut être conçue comme un double mouvement théorétique et pratique: dans le premier les choses sont remplacées par des symboles ayant perdu le lien qui les réunit au réel et ayant acquis pour nous une véritable autonomie parce que nous sommes habitués à les employer dans leur état de nudité complète; — et dans le second nous revenons au monde pour le juger et le refaire en conformité avec nos constructions subjectives » (1).

Conséquence directe de l'illusion scientiste, le socialisme utopique est donc vicié en son principe. Le socialisme n’est pas une science sociale, ni la révolution une œuvre scientifique (2);.et nous verrons plus loin quels

(4) Sc. dans l’éduc., 220.

(2) G.Sorel, La crise dusocialisme, Aev. pol. etrarl.,1898,t.18,p:597.

enseignements le syndicalisme tire de cette idée quant à la pratique révolutionnaire.

2° Abstraite et formelle, et par là même animée d’une

excessive ambition, la science entendue au sens bourgeois présente un second vice fondamental: son caractère utilitaire, et nous sommes ici en présence d’une déformation qui est une conséquence directe du régime capitaliste.

. Pour le marchand, le capitaliste, l'industriel, les théories n'ont de valeur qu’en raison de l'importance industrielle de leurs applications (1). Il ne s’agit pas de trouver des solutions qui soient en conformité avec le réel, mais simplement « d'imaginer un système de ruses destiné à mesurer indirectement ce que nous ne pouvons mesurer directement ».

Dès lors la science ne cherchera pasà connaître le réel, mais à produire des utilités; on n’envisagera plus les choses dans leur nature et leurs relations propres, mais « dans les conséquences qu’elles peuvent entraîner d’une manière médiate sur la vie économique, pour la production de ce que les capitalistes considèrent comme un bien » (2).

On objectera sans doute qu'il n’y a là rien de propre à l’âge capitaliste. À toutes les époques, à côté des savants

qui se livrent à l'analyse scientifique des phénomènes et

(1) Science dans l'éducation, p. 138.

(2) Science dans l’éduc., p. 134,

à la recherche des causes, il y a eu des praticiens qui sans s’embarrasser de ces études longues et minutieuses, obligés par la vie courante de donner à tout prix des solutions aux problèmes les plus complexes, se sont contentés de formules approximatives et empiriques.

“Mais, répond M. Sorel, ce qui caractérise et condamne là - conception bourgeoise, c’est qu'elle méconnaît cette distinction nécessaire du praticien et du savant, qu’elle en arrive à proscrire toute spéculation proprement scientifique, à prendre pour de la science, pour la seule science possible, ce qui n’est qu’une pratique et qu’une routine.

Ce reproche d’utilitarisme peut paraître contradictoire avec le reproche d’abstraction que M. Sorel adressait précédemment à la science telle que les bourgeois l'entendent. En réalité, loin de s'opposer, les deux griefs se renforcent, parce qu'ils mettent à nu tous deux une même erreur de cette conception : /a séparation de lu science d'avec le réel. C'est parce qu'il ne subsiste plus aucun lien entre la science ainsi comprise et la nature, qu'a pu se produire ce phénomène au premier abord incompréhensible : alors que jamais en aucun temps la science ne fut plus développée et plus féconde, jamais non plus il n’y eut tant de sceptiques, tant de gens à nier la possibilité d'une connaissance du réel, à proposer des difficultés sur le principe de la connaissance.

M. Sorel ne croit pas que le réel soit insusceptible

d'aucune science exacte. Sans doute il n’ignore pas qu'on

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doit distinguer le milieu cosmique et le milieu artificiel ; il admet que «les relations scientifiques appartiennent au milieu artificiel et sont œuvre humaine en un certain sens ». Quand nous faisons une expérience — et l’expérience est la condition même de toute science, Cir avec la seule observation on n'arrive à rien de certain — nous n'imitons pas la nature ; nous employons des combinaisons. des outils qui sont bien les nôtres, nous cherchons à produire des mouvements qui ne se réalisent jamais dans le milieu cosmique.

C'est donc le milieu artificiel, et lui seul, qui est objet de la science ; « sur le milieu cosmique nous ne pouvons avoir que des opinions, former que des hypothèses invérifiables » (1). Mais ceci posé, M. Sorel n’en tire pas des conclusions subjectivistes, car il affirme aussitôt avec énergie « l'identité rationnelle des deux milieux, identité qui forme le postulat de toute expérimentation » (2),etil montre que «si la loi cherchée ne pouvait être découverte que par l'observation des phénomènes cosmiques, on ne trouverait généralement que des formules empiriques — et que si le milieu -artificiel déformait la raison suprême des choses, il serait absurde de faire reposer sur l'expérimentation toute recherche scientifique ». 0

On saisit maintenant quelle est la position précise de

M. Sorel dans ce débat sur la valeur de la science. Il

(1) Étude sur Vico, Dev. social, 1896, pp. 816 847. (2) Sc. dans l'éduc., 166.

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n’adopte pas la thèse pragmatiste, et nous voyons pour quelles raisons il s’en sépare : il croit que l’investigation scientifique tout en portant sur un monde artificiel est capable de nous faire connaître les lois du monde réel, sur lequel ce monde artificiel est modelé, dont il est l'image fidèle. Mais d'autre part la science ainsi réhabilitée ne lui apparaît pas comme le seul mode de connaissance que nous ayons à notre disposition, et par là il s'oppose irréductiblement au positivisme, s’il est vrai que le positivisme implique une sorte de religion de la science, une croyance à la possibilité pour la science, quand elle sera suffisamment développée, de répondre aux questions qu'essayaient en vain d’élucider les cosmogonies religieuses et les systèmes métaphysiques. Il s’oppose en tout cas à l’intellectualisme, puisque l'intellectualisme est, selon la définition de M. Bouglé, « la foi dans la raison organisatrice du monde et ordonnant le chaos à coup d'idées claires et distinctes » (1).

La philosophie rationaliste est l'expression d’une époque qu'on peut faire commencer en 1850 et qui achève aujourd’hui de mourir, « époque caractérisée par une transposition de l'instinct religieux sur le terrain de la science et quesymbolisèrent éminemment par exemple des noms comme Renan — le Renan de | « Avenir de la science » — Taine, A. Comte. »

À cette philosophie désuète s’en substitue actuellement

(1) Bouglé, Synd. et Bergsoniens, Revue du Mois, p. 405-6, avril

une toute différente, et «dans la hiérarchie des valeurs

qûe cette nouvelle philosophie institue, ce n’est: plus la

science qui occupe la place souveraine, mais l’action » (1).

C'est de ce courant nouveau que le syndicalisme révolu-

tionnaire se réclame. C’est de lui qu’il tient le désir de

retrouver, par dessous la couche énorme des superfétations et des apparences; la réalité et la vie, pour en avoir une vision etun sentiment originaux (2). C'est à lui qu'il emprunte la croyance que la réalité humaine ne pourra jamais être complètement enfermée dans les étroites limites que lui imposerait le cadre rigide de l’entendement (3), et que l’image inerte et abstraite sera toujours

inférieure à la réalité vivante et complexe. C’est avec

lui enfin qu'il répète le mot de Goethe: «la théorie est

grise, mais l'arbre de la vie est vert » (4).

B) Le Progrès. —M. Sorel a consacré tout un livre (5) à l'étude de la notion de progrès, telle qu’elle se présente dans l'idéologie moderne; livre complexe et confus, d’une lecture aride, dont il est difficile de dégager les idées

maîtresses et lés thèses principales. « La notion bour-

1) Berth, Mouv: Soc, mai 1903.

(2) Berth, Classiques ou Modernes, 671. (3) G. Sorel, Econ. et agriculture, ÆRevue Socialiste 1901, {er se-

mestre, p. 294.

(4) Berth, De l'Utopie à la Science, Revue Soc. 1901, fer sem, p. 420. : (8). Les illusions du progrès. Articles du Mouvement socialiste, 1906, 2e série, tome 6, p. 289 ; tome 7, pp. 65, 219, 314. Ces articles ont été réunis en un volume, Rivière 1908. Nos références renvoient au Mouvement Socialiste.

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geoise du progrès, dit M. Sorel, est moins un concept obscur et profond qu'une construction compliquée artificiellement et superficielle. » La seule manière d’en élucider le sens consiste à étudier sa formation historique, à voir comment la doctrine du progrès n’a pas été une grande découverte de la science moderne, mais «une suite d’apologies du temps présent, faites au hasard des circonstances » (1).

1° A l’origine, la doctrine du progrès est une petite philosophie de gens du monde qui prétendent jouir joyeusement de leurs richesses, sont fiers des conditions faciles d'existence de la société nouvelle et «s’enthousiasment en pensant aux belles choses qui naissent spontanément ponr assurer un bonheur de plus en plus grand aux hommes ».

La querelle des Anciens et des Modernes s’est terminée par la victoire des Modernes ; l’état d’esprit janséniste, la terreur du péché, la chasteté et le pessimisme disparaissent devant l'état d’âme optimiste et la croyance à la bonté de l'homme... Le monde est à la joie de vivre.

Toutefois cette société du xvur° siècle, qui a reçu des siècles précédents l'habitude de beaucoup raisonner, ne s'abandonne pas au bonheur sans chercher à justifier sa conduite, et la doctrine du progrès qui établit doctoralement qu'on a raison de s'amuser sans souci des conséquences devait tout naturellement éclore à ce moment et jouir d’un succès énorme.

(1) Tome VI, p. 290.

La doctrine du progrès correspond en effet parfaitement aux aspirations de la classe bourgeoise conquéranteet optimiste d’alors. L’oligarchie bourgeoise sent que l'heure de sa dictature est proche ; il en résulte de sa part une témérité très grande. La science a revêtu la forme d'une construction encyclopédique, et considère comme des principes ce qui n’est que bavardages vagues. Le renouvellement de l’agriculture et l’état de prospérité économique contribuent encore à accentuer l’optimisme du Tiers-Etat. Si l'on ajoute enfin que, à cette époque, fait à peu près complètement défaut l'esprit historique, on comprend que l’on en soit arrivé à croire très généralement à une marche incessante et rapide dans la voie de la perfectibilité. Rien n'apparaît à l'humanité impossible ni trop présomptueux, pourvu qu'on se laisse simplement guider par les instincts de la nature humaine.

2° Au xix° siècle la doctrine du progrès subsiste, mais elle se transforme complètement. A la légèreté du siècle des lumières a succédé le sérieux des nouvelles écoles (4) préoccupées d’études scientifiques sur l'histoire.

La marche ascensionnelle vers le progrès apparaît sous la forme d’une évolution lente, réqulière, nécessaire. « La Démocratie en Amérique » de Tocqueville, les « Gontradictions Economiques » de Proudhon se rattachent à cette variété nouvelle dela doctrine du progrès ;

la société semble entraînée nécessairement vers la réalisa-

(4) Tome VII, p. 334.

tion progressive de l'idéal démocratique et égalitaire. C’est au temps de la bourgeoisie libérale que cette philosophie de l’histoire prend sa forme définitive et atteint soi apogée. FSI NN

3° Aujourd’hui elle est bien abandonnée. La démocratie, croyant son triomphe certain, n’éprouve plus le besoin de justifier son droit au pouvoir par la philosophie de l’histoire. Le terme de. progrès subsiste sans doute dans le vocabulaire démocratique, mais il ne se présente plus sous un aspect théorique et scientifique; on ne le trouve plus que dans les discours des orateurs démocratiques, au miliéu des «balivernes qui servent de boniments électoraux », ou, sil’on rencontre encore de nos jours quelquefois des essais de théorie du progrès, ils sont l’œuvre des esprits honnêtes qui cherchent à masquer la vile réalité sous un décor philosophique, mais qui parviennent à peine à se tromper eux-mêmes, et le voile sous lequel ils tentent de dissimuler l'horreur de la politique est toujours facile à déchirer.

Ainsi quand on cherche à analyser cette construction d'apparence unitaire et majestueuse qu'est la doctrine du progrès, quand on fait le départ des apports complexes et contradictoires que les diverses époques lui ont fournis, on voit la notion même se dissoudre, s’évanouir. Il n’en reste plus qu'un échafaudage de mensonges conventionnels, une mixture étrange et cocasse d'idées et de concepts hétérogènes.

Ce n’est pas à dire d’ailleurs que les socialistes doivent

laisser complètement du côté le terme de progrès, mais le sens dans lequel ils l'emploieront sera très particulier ettrès restreint. L'objectif poursuivi par eux étant la révolution sociale, sera considéré comme progrès « tout ce qui fait avancer le monde sur la voie de la préparation à cette révolution : développement automatique du capitalisme, création spontanée d'institutions prolétariennes, et formation d’une conscience juridique née de Îla réflexion opérée sur les conflits économiques, qui met mieux en lumière la lutte des classes » (1).

ILest clair qu'il ne subsiste aucun rapportentre le progrès ainsi compris et la doctrine élaborée au xvin° et au xi\° siècle par la bourgeoisie et les théoriciens de

la démocratie (2).

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