SCENE VIL
M™ DE L'AIGUILLE, Mu« JEANNETON.
MIle JEANNETON, appelant sa mère.
Ma chère mère , ma chère mère?
Mme DE L'AIGUILLE.
Eh bien , qu'est-ce que tu veux?
Mlle JEANNETON.
Il n'y est plus.
Mme DE L'AIGUILLE.
Apparemment qu'il est allé à ses affaires.
M1Ie JEANNETON.
C'est que si ce qu'on m'a dit est vrai
Ah , si tu vas me tourmenter comme cela ! — Ne veux-la pas que je le garde dans ma poche? Je crains que tu ne sois jalouse.
Mlle JEANNETON.
Jalouse , non , mais quand on aime bien
Mme DE L'AIGUILLE.
Tiens, ma fille, ce serait tant pis pour toi , les hommes ne se mènent pas comme cela .
M1,e JEANNETON.
On voit bien que vous n'avez jamais aimé.
Mme DE L'AIGUILLE.
Jamais? va , va , j'ai aimé plus que toi et plus que tu n aimeras de ta vie; en tout bien et tout honneur dà. D'abord il ne faut pas se plaindre sans raison. Tiens, écoute-moi. Un jour que
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