LE COMTE; M^^ THOMAS
3^me THOMAS entrant la premiè-e, et fermant la fenêtre.
Monsieur le Comte, voilà votre chambre.
LE COMTE
Elle n'est pas trop boiinej mais une nuit est bientôt passée.
nimn THOMAS.
Monsieur, c'est la meilleure de la maison, et personne n'a encore couché dans ce lit-là depuis qne les matelas ont été rebattus.
Voulez-vous bien mettre cela quelque part? (iiiui donne son
chapeau, son épée et sa canne, et il s'assied.) Ah çà, madame ThomaS,
qu est-de que vous me donnerez à souper?
3jme THOMAS. •
Tout ce que vous voudrez, monsieur le Comte.
LE COMTE
Mais encore?
Mme THOMAS.
Vous n'avez qu'à dire.
LE COMTE
Qu'est-ce que vous avez?
Mme THOMAS.
Je ne sais pas bien- mais si vous Aa>ulcz, je m'en vais iairo monter M. Téouyer?
LE COMTE
Ahl oui, je serai fort aise de causer avec M. Fécuver.
i86 l'enbagé.
3Xme THOMAS, criant.
Marianne, dites à M. Téoujer de monter.
LE COMTE
Avez-vous bien du monde dans ce temps-ci, madame Thomas?
^me THOfllAS.
Monsiem',pas beaucoup, depuis qu'on a fait passer la grande route par... chose...
LE COÎMTF.
Je passerai toujours par ici, moij je suis bien aise de tous voir, madame Thomas.
j^jme THOMAS.
Ah, monsieur! je sais bien votre servante, et vous avez bien de la bonté.
LE COMTE
Il y a long-temps que nous nous connaissons.
M™e THOMAS.
Monsieur m'a vue bien petite.
LE COMTE
Et vous m'avez toujours vu grand, vous : c'est bien différent.