SCÈNE VIII. * M. DE GERCOURT, IRAEL, HENRIETTE
IKAEL.
Monsieur, je suis pien pour servir à fous.
M. DE GERCOURT
Qu'est-ce que c'est? quoi, un Juif! Pourquoi laisse-t-on entrer ces gens-là ici?
HENRIETTE
Monsieur , c'est moi qu'il a demandée -, c'est l'homme au bon marché dont. je vous parlais.
M. DE GERCOURT, écrivant.
Je n'en ai que faire , allons.
IKAEL.
Si monsieur il foulait regarter seulement ste tiamant.
M. DE GERCOURT, écrivant.
Je te dis que non.
Moasleur, consitérez que je l'apporte ici de préférence, et que ste tiamant quil vale touze mille francs partout , on la tonne pour six mille.
M. DE GERCOURT, écrivant.
S'il valait douze mille francs , on ne le donnerait pas pour moitié.
IKAEL.
Non , cela il est frai , comme il tit monsieur ; mais c'est la pesoin t'argent sur la moment, qui fait cette marché pon.
M. DE GERCOURT, écrivant.
Laisse-moi en repos.
HENRIETTE
Mais, monsieur, voyez-le.
M. DE GERCOURT, regardant le diamant.
Voyons donc. Oui , il est fort beau \ mais je n'en veux point.
IKAEL.
Eh pien , complen monsieur il feut tonner 7
M. DE GERCOURT, remettant le diamant sur la table et écrivant.
Rien.
IKAEL.
Oh , rien , c'est un patinage , et monsieur il n'est pas capable , s'il ne regarte pas j mais je puis encore temauter moins , si il veut examiner : je tonne pour deux cents louis.
Ah, monsieur, deux cents louis I c'est pour rien.
M. DE GERCOURT, écrivant.
Que veux-tu que j'en fasse?
HENRIETTE
Mais^ monsieur, pour madame j c'est bientôt sa fête.
M. DE GERCOURTj écrivant.
Bon! elle en a assez.
HENRIETTE
Elle nVn a pas un comme cela .
IKAEL, préseutantle diamant.
Oui, monsieur, regorte encore.
M. DE GERCOURT
Je vois bien. Allons j pour me débarrasser, je t'en donnerai cent louis.
IKAEL.
Ah, monsieur, ste tiamant-là pour cent louis; j ai pas volé, je puis pien tire.
M. DE GERCOURT
C'est tout ce que j'en puis donner. Allons, laisse-moi donc en repos.
IKAEL.
Eh pien, mettre cent cinquante?
Non.
IKAEL. •
Fous ne foulez pas?
M. DE GERCOURT
Je te dis que non.
IKAEL.
Eh pien, monsieur, prentre ton pour cent louis; mais je puis pien assurer que je fends jamais encore pour cette prix-là.
M. DE GERCOURT
Ils disent toujours cela.
HENRIETTE
Je crois qu'il a raison. Quel plaisir cela va faire à madame!
M. DE GERCOURT
Oh, oui! tu verras, il faudra que je lui aie encore obligation de le prendre peut-être. (li écrit un billet.)
HENRIETTE
En vérité, monsieur, vous ne connaissez pas la bonté de son cœur.
M. DE GERCOURT, écrivaut.
La bonté de son cœur .'...Voilà un billet pour les cent louis : tu n'as qu'à attendre que le caissier soit revenu.
22zi LE DIAMANT.
Monsieur, s'il y a encore t'autres sortes pour la service , je tiens sur la moment.
M. DE GERCOURT , écrivaut.
Non , non , je ne veux plus te voir.
IKAEL .
Monsieur , je suis fort obligé, (il sort avec Henriette.)