‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 55 sur 206 · MADAME DE YERINANT, L'ABBÉ, LE CHEVALIER, UN LAQUAIS · texte numérisé non relu

MADAME DE YERINANT, L'ABBÉ, LE CHEVALIER, UN LAQUAIS

LE LAQUAIS

M. le chevalier des Glands.

l'abbé.

Je raeii vais.

jVixne DE VERNANT.

Oii allez-vous donc, Tabbé? est-ce le chevalier qui vous chasse 7

Non^ mais vous savez bien...

LE CHEVALIER

Eh bien, monsieur l'abbé, je romps un téte-à-téte? cela vous fâche; il est dangereux l'abbé, madame.

Mme D£ VERNANT.

Je vous dis , l'abbé , que je veux que vous restiez.

l'abbé.

Mais , j'ai affaire, en honneur.

LE CHEVALIER

Sans doute , il a quelque veuve à consoler , c'est le consolateur des veuves, madame; grand joueur de cavagnole; j'ai découvert cela, moi, tel que vous me \ojez.

j^Itne DE VERNANT.

Ali^ voilà pourquoi il ne veut pas souper ici.

LE CHEVALIER

Oui, et quand la partie est finie, il reste le dernier pour faire les comptes.

l'abbé.

Monsieur ie chevalier, je n'aime point ces plaisanlerles-lh , je vous prie.

L'APRÈS-DlNÉii. Qfj

LE CHEVALIER

Je ne plaisaiile point. Il fait le modeste , l'abbé ; fi doue I «;'est le plus mauvais ton du monde... Attendez^ comment est-ce cju elle se nomme? Madame de... Cest dans le Marais loujouis ; mais non , je crois que je me trompe ; la rue Cassette ^ c est au faubourg... Eh bien, il s en va réellement.

Mme DE VERNANT .

Adieu donc , l'abbé.

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