SCÈNE y
LE CHEVALIER
Qu'elle est éloignée crimaglner ce qu'elle va lire! Voyons ce qu elle peut me mander, (iiiit bas.) Est-il possible? ai-je bien lu! (II lit haut.) {( C'est avec la plus vive douleur, monsieur le che- » valier, que je vous écris ceci. Il ne faut plus nous voir : je » ne suis plus digne de vous. Je ne saurais vous tromper; il » ne sera plus de bonheur pour moi, vous seul me l'aviez ytfait concevoir, mon cœur s'y refuse , il n est plus sensible, >) j'y perds plus que vous; vous êtes vengé, et vous devez l'être; « c'est une satisfaction que je vous dois. Ménagez-vous , et M que votre désespoir ne me fasse pas repentir d'avoir été
» trop vraie. » Adieu. (TI tombe dans un fauteuil.)
Elle ne m'aime plus î Avec quelle froideur elle me Tannonce I Elle m'avait prévenu, et je craignais de lui décblrer le sein! L'ingrate I qui a pu me Taire perdre son cœur? Mais que dis-je']Non, elle ne m'a jamais aimé. Quelle affreuse pensée! Elle aurait pu me tromper î Dieu ! quelle borrible situation î
(Il s'appuie sur la table, la tête sur ses deux mains. La comtesse entre, et le voit dans Cette situation.)