SCENE X ET DERNIÈRE
M. DE MOINTRICHARD, GENEVIÈVE, LA MÈRE BABO- LEIN, M. DE MALINVAL, LA FORÊT, BLUTEAU.
M. DE MONTPJCHARD.
Bonjour, lamèrç Babolein; je suis bien aise que vous mariez Geneviève, j'aimais fort son père, Pierre Baboleinj il étalt bon jardinier, et honnête homme.
LA MÈRE BABOLEIN
Monsieur a bien de la bonté; mais ce qu'il dit là de notre homme est bien vrai. Vois-tu, Geneviève, c'est toujours par où il faut commencer, par être honnêtes gens 5 je te le disais tantôt.
GENEVIÈVE
J'ai toujours dit comme vous, ma mère.
LA MÈRE BABOLEIN
Monsieur, comme je vous regardons toujours comme notre ancien maîlre, je n'ons pas voulu marier celte enfant sans vot' permission, parce que c est notre devoir.
M. DE MONTRICHARD
Eh bien, j'y consens; Malinval et moi nous aurons soin de leurs affaires . Bluteau est un bon garçon, et s'il veut travailler....
BLUTEAU
Abl monsieur, et travaillerons le jour et la nuit.
LA MÈRE BABOLEIN
Blutean convient bien à ma fille, il me convient bien à moij mais écoulez donc la raison de ça.
M. DE MONTRICHARD
Je vous devine, vous avez peur de rester toute seulej ils n'ont qu'à vous prendre avec eux.
M. DE MALINVAL.
Oui, mais, Montricbard , lu leur donneras quelque chose pour la nourrir?
M. DE MONTRICHARD
Sans doute, et puis ils pourront louer la maison que j'avais donnée à la mère Babolein.
Allons, mes enfants, vous devez cire tous contents.
BLUTEAU
Ahl pour cela oui, je le sommes j n'est-ce pas, Geneviève?
GENFVTÈVE.
Oui, Bluteau; mais je voudrais bien que ma mère le fût autant que nous.
M. DE MALINVAL.
Qu'avez- vous donc, bonne femme?
LA MÈRE BABOLEIN
Ah! monsieur, c'est que ce mariage-là n'est pas encore fait.
M. DE MONTRICHARD
Pourquoi n'est-il pas fait?
LA MÈRE BABOLEIN
C'est que vous ne savez pas tout, monsieur.
M. DE MONTRICHARD
Qu'est-ce qu'il y a encore?
LA MÈRE BABOLEIN
Ah! monsieur, il ne cl( pend que de vous qu'il soit faitj parce que je n'avons pas tant de bien qu'on le croit.