SCENE VIL HENRIETTE, M. DE VALBON
M. DE VALBON.
Ah .' vous voilà , Henriette? votre père vous a-l-il parlé?
HENRIETTE
Oui , monsieur.
M. DE VALBON.
Vous devez bien m'en vouloir?
HENRIETTE
Pourquoi donc, monsieur?
M. DE VALBON.
C'est que j'aurais pu vous éviter bien des inquiétudes, bien des peines, et que je ne l'ai pas fait.
HENRIETTE
Ali ! monsieur, vous clés trop bon !
M. DE VALBON.
Si j'avais su qui vous aimiez , il y a long- temps que vou> seriez mariée.
Quoi , monsieur, vous auriez consenti
M. DE VALBON.
K'en douiez pas.
HENRIETTE
Que je suis fâchée que mon père ne soit pas ici, et qu'il ne TOUS entende pas î
M. DE VALBON.
Pourquoi donc?
HENRIETTE
Je n'aurais plus rien à craindre.
M. DE VALBON.
Comment, qui peut vous affliger?
HENRIETTE
Mon père croit que vous vous opposerez à mon bonheur.
M. DE VALBON.
Votre père croit cela? c'est très-mal fait à lui, et je n'entends point....
HENRIETTE
Monsieur, il va venir, dites-le lui donc vous-même, et assurez le bien
M. DE VALBON.
Mais qu'est-ce que cela veut dire? il ne compte pas davantage sur moi, oh. je vais lui parler. Apparemment qu'il a d autres desseins que les miens; je ne souffrirai pas qu'il le? exécute. Le voici : laissez-moi faire, je vous ferai épouser celui que vous aimez.