SCENE V
M"" DE MORTILLIÈRE, U"" DE SOUSAY, M"" ROU- GEAU, LABBÉ.
ai"* ROUGEAU.
Monsieur 1 Abbé, je viens vous dire une bonne nouvelle.
Comment?
M"'^ ROUGEAU
Vous aurez des chevaux avant un quart d'heure.
l'abdé.
Vous voyez bien, mesdames, que je savais bien que je vous en ferais avoir.
M'"^ ROUGEAU
Oui, mais, monsieur l'Abbé, je ne sais pas si vous ferez bien de vous en servir.
l'abbé.
Pourquoi donc?
ni™e ROUGEAU.
C'est <[u' il est déjà tard, et la nutt....
l'abbé.
Oh, nous ne craignons rien.
W™" ROUGEAU
Si vous ne craignez rien, cela est différent.
l'abeé.
Comment, cela est différent? Est-ce qu'il y a de mauvais chemins?
LES VOYAGEURS. l65
Mi'e ROUGE AU.
Ce n'esl pas cela : le chemin est bon, mais la forêt.. ..
l'abpé.
La foret? Que voulez-vons dire?
W"^ ROUGEAU
Oh ricu; je ne veux pas faire peur à ces dames. Je ferai mettre les chevaux d'abord qu'ils seront arrives; on ne leur lera pas manger l'avoine, pour ne pas vous retarder.
M™« DE niORTILLlÈRE.
Dites donc, madame, qu'est-ce qu'il y a dans la foret?
jime ROUGEAU.
Oh, rien, rien.
M^e DE SOUSAY.
Nous voulons le savoir absolument.
M""* ROUGEAU
Eh bien, madame, je m'en vais le dire à M. l'Abbé.
L ABBÉ, inquiet.
Voyons : dites-moi ce que c'est.
Mme ROUGEAU, à l'Abbé, à part.
Est-ce que vous n'avez pas entendu parler de Bras-de-fer?
l'abeé.
Non, qu'est-ce que c'est que Bras-de-fer?
M™^ ROUGEAU
C'est un solitaire qvxi arrête toutes les voitures pour les voler.
l'abeé.
Cela est bien certain?
M"'^ ROUGEAU
Oui, monsieur l'Abbé.
M™« DE SOUSAY.
Madame, l'Abbé pâlit.
l'abbé.
Je pâlis?
M™e DE SOUSAY,
Oui, l'Abbé. ^
lC4 LES VOYAGEURS.
L ABBE, terasfuract.
Moi? poiul lia tout.
W"' DE MORTILLIÈRE.
Allons, nind.iiiic. dites-nous donc.