‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 88 sur 339 · M"'» DE BESAN · texte numérisé non relu

M"'» DE BESAN

Dites-nous le mot du proverbe.

L'ABrÉ.

A bon entendeur salut. Je crois qu'il est eliarmaul le mot; lieui, qu eu dites -vous?

LE CHrv'ALîER.

Sans doute, charmant.' Oii peut l'aire beaucoup de choses là-dessus.

l'aeee.

Ah.' pas tant.

01""= DE RESAX.

Dites donc, l'Abbé? vous êtes odieux.'

l'abbé.

Ne vous fâchez pas. La coquette est à sa toilette.

Bl"'« DE CLAIRAS, *

L'Abbc, comment faudra-t-il que je sois habillée?

l'abbé.

Mais, comme on est a sa toilette.

M'"« DE CLAIRAS.

Attendez, il faut savoir si j'ai mon peignoir de gaze.

l'abbé.

Cela est égal.

M"'* DE CLAIRAS.

Et non, non, cela n'est pas égal. Chevalier, sounez un peu,qu'on me fasse venir mademoiselle Julie. l'abbé.

Après que j'aurai Gui, madame, ^"il vous plaît. Vous êtes donc à voire toilette.

DE LA CAAirAGISE. 187

M'=e DE CLAIRAS.

Pourra!s-je avoir uu chapeau à l'anglaise? je les aime à la folie.

L ABBÉ

Mais, madame, c'est que....

M™" DE CLAIRAS.

Alil je vous en prie, l'Abbé, qu'est-ce que cela vous fait?

l'abbé.

Mais tout. Vous mettez vos diamants.

Les vôtres sont mieux, meutes que les mieus, vous me les prétere/, madame.

M™" DE RESAN.

Sans doute.

jime DP CLAIRAS.

Allons, l'Abbé, je mettrai doue ce chapeau que j'avais avanthier.

l'abbé.

La marquise de Roquentin arrive, et raconte une histoire, qui est précisément la vôtre.

M"!^ DE RESAN.

J'aurai un collet rnonlé, l'Abbé, celui avec lequel j'ai joué la gouvernante dans le Magnitique?

l'abbé.

Mais non, madame, ouest habillé à la française.

T^ime J3E BESAN.

Oli , pardonnez-moi , je mettrai même une petite pointe noire, cela coiire à merveilles.

l'abbé.

Mais ce n'est pas là le costume.

j|me DE RESAN.

Je ne jouerai pas le rôle Sans cela, d'abord.

LE CHEVALIER

Mais, mesdames, vous ne saurez jamais le proverbe, si vous l'arrêlcz toujours.

l88 LES EKNUIS

C'est qu'il est nécessaire de savoir comment nous nous habillerons. Allons , finissez donc , l'Abbé. l'abbé.

Ob , mais vous ne savez encore rien. La coquette , qui ne se reconnaît pas d'abord , à ce que lui dit la bavarde , passe toutes les femmes de Paris en revue; vous sentez que vous aurez là de quoi faire des portraits charmants !

W"* DE CLAIRAS.

Madame, si je mettais cette robe que vous savez?

M"'* DE HESAN.

Oui , sous un peignoir, le couleur de rose sera à merveilles. Moi, je mettrai ma robe capucine rajée de vert.

M™'' DE CLAIRAS.

Elle aura l'air couleur de rose et vert à la lumière.

W^e DE RF.SAN.

Vous avez raison j je pense que j eu ai une autre qui sera très- bien.

l'abbé.

Mesdames , si vous voulez m'arrcter à chaque instant, je ne peux pas vous expliquer. . . .

jjme jjE CLAIRAS.

Nous vous entendons , continuez toujours.

LE CHEVALIER

Attendez, l'Abbé, voici Clairas.

l'apbé.

C'est bon. Si nous pouvions {ivoir le Baron à présent.

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