SCÈNE III
LE CHEVALIER, M. ROSSBOCH, M. WASSBRUCH, PITERMANN. ^
PITERMANN.
Was7
LE CHEVALIER
Qu'est-ce que nous boirions bien?
PITERMANN.
Voulez-vous wasser Dantzick?
LE CHEVALIER
Oui , apportez-en. (il regarde Pitermann qui choisit une bouteille.)
PITERMANN.
Vous allez avoir du bon.
M. ROSSBOCH , bas à M. Wassbruch.
Fais avec moi , ce que je dis et je ferai. »
M. WASSBRUCH.
Ya , ya.
PITERMANN.
Je tiens un bouteille qui est plus que cinq ans dans la maison.
LE CHEVALIER
Apporte ici.
M. ROSSBOCH.
Je connais, il est bon.
PITERMANN.
Tenez, c'est pour du meillem\ Voilà des verres, (ii verse.)
LE CHEVALIER, présentant l'eau de Dantzick.
Allons, messieurs.
M. WASSBRUCH.
Monsieur Cheval, je prends jamais avant vous.
Vous vous moquez j je fais les honneurs j allons , sans façon.
M. WASSBRUCH.
Je prends donc.
M. ROSSBOCH.
C'est pour boire à votre santé, monsieur Cheval Saint-Glair.
M. WASSBRUCH.
Je bois aussi tout de même , je me fais ce plaisir-là.
LE CHEVALIER
Messieurs , vous me faites bien de l'honneur 3 c'est de tout
mon cœur, (ils trinquent tous les trois.)
M. WASSBRUCH.
Cette ratafiat il est fort pon.
M. ROSSBOCH.
Ohl je savebien, il est de mou connaissance.
LE CHEVALIER
Je voudrais avoir quelque chose de meilleur pour cimenter un peu noire amitié j mais il me viendra un de ces jours du ratafiat de^ Bologne.
M. ROSSBOCH. ^
Vous avez en France tout le commodité pour avoir.
LE CHEVALIER
Mais, comme ici.
M. WASSBRUCH.
Oh , non , le France il est plus meilleur pour cela.
M. ROSSBOCH.
Pardi , il me vient un pon pensée.
LE CHEVALIER
Qu'est-ce que c'est?
M. ROSSBOCH.
Il faut qne nous buvions au santé du roi de France.
LE CHEVALIER
De tout mon cœur.
M. WASSBRUCH.
Je boive aussi moi avec un grand plaisir.
M. ROSSBOCH.
Mais il faut faire plus pour son santé avec.
M. WASSBRUCH.
J'ai veux bien.
LE CHEVALIER
Quoi donc? *
M. ROSSBOCH.
On casse le verre dans cette pays , quand on boit une grande santé après.
Eh bien, nous les casserons. Allons , buvons.
M. ROSSBOCH.
Non, non. Wart, wart. Moi, je déchire mon manchette pour son santé.
M. WASSBRUCH.
Je fais aussi .
(Ils déchirent tons les deux leurs manchettes qui sont de batiste.) LE CHEVALIER.
Allons , messieurs , je fais de même que vous, (ii déchire les
siennes qui «ont de dentelle.) BuvonS , meSsicurS , buVOnS . (Ils trinquent
et boivent.) (A part.) Lcs coquins me le paieront .
M. ROSSBOCH.
C'est un fort bon avisement. Trouve-vous pas, monsieur cheval Saint-Glair ?
LE CHEVALIER
Sans doute. On ne pouvait pas faire moins.
55o LA DENT.