‹ Proverbes dramatiques de CarmontelleChapitre 164 sur 255 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE CHEVALIER, M. ROSSBOCH, M. WASSBRUCH, PITERMANN. ^

PITERMANN.

Was7

LE CHEVALIER

Qu'est-ce que nous boirions bien?

PITERMANN.

Voulez-vous wasser Dantzick?

LE CHEVALIER

Oui , apportez-en. (il regarde Pitermann qui choisit une bouteille.)

PITERMANN.

Vous allez avoir du bon.

M. ROSSBOCH , bas à M. Wassbruch.

Fais avec moi , ce que je dis et je ferai. »

M. WASSBRUCH.

Ya , ya.

PITERMANN.

Je tiens un bouteille qui est plus que cinq ans dans la maison.

LE CHEVALIER

Apporte ici.

M. ROSSBOCH.

Je connais, il est bon.

PITERMANN.

Tenez, c'est pour du meillem\ Voilà des verres, (ii verse.)

LE CHEVALIER, présentant l'eau de Dantzick.

Allons, messieurs.

M. WASSBRUCH.

Monsieur Cheval, je prends jamais avant vous.

Vous vous moquez j je fais les honneurs j allons , sans façon.

M. WASSBRUCH.

Je prends donc.

M. ROSSBOCH.

C'est pour boire à votre santé, monsieur Cheval Saint-Glair.

M. WASSBRUCH.

Je bois aussi tout de même , je me fais ce plaisir-là.

LE CHEVALIER

Messieurs , vous me faites bien de l'honneur 3 c'est de tout

mon cœur, (ils trinquent tous les trois.)

M. WASSBRUCH.

Cette ratafiat il est fort pon.

M. ROSSBOCH.

Ohl je savebien, il est de mou connaissance.

LE CHEVALIER

Je voudrais avoir quelque chose de meilleur pour cimenter un peu noire amitié j mais il me viendra un de ces jours du ratafiat de^ Bologne.

M. ROSSBOCH. ^

Vous avez en France tout le commodité pour avoir.

LE CHEVALIER

Mais, comme ici.

M. WASSBRUCH.

Oh , non , le France il est plus meilleur pour cela.

M. ROSSBOCH.

Pardi , il me vient un pon pensée.

LE CHEVALIER

Qu'est-ce que c'est?

M. ROSSBOCH.

Il faut qne nous buvions au santé du roi de France.

LE CHEVALIER

De tout mon cœur.

M. WASSBRUCH.

Je boive aussi moi avec un grand plaisir.

M. ROSSBOCH.

Mais il faut faire plus pour son santé avec.

M. WASSBRUCH.

J'ai veux bien.

LE CHEVALIER

Quoi donc? *

M. ROSSBOCH.

On casse le verre dans cette pays , quand on boit une grande santé après.

Eh bien, nous les casserons. Allons , buvons.

M. ROSSBOCH.

Non, non. Wart, wart. Moi, je déchire mon manchette pour son santé.

M. WASSBRUCH.

Je fais aussi .

(Ils déchirent tons les deux leurs manchettes qui sont de batiste.) LE CHEVALIER.

Allons , messieurs , je fais de même que vous, (ii déchire les

siennes qui «ont de dentelle.) BuvonS , meSsicurS , buVOnS . (Ils trinquent

et boivent.) (A part.) Lcs coquins me le paieront .

M. ROSSBOCH.

C'est un fort bon avisement. Trouve-vous pas, monsieur cheval Saint-Glair ?

LE CHEVALIER

Sans doute. On ne pouvait pas faire moins.

55o LA DENT.

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